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Message d'alerte

prison-et-handicapÀ l’occasion de la remise du rapport sur l’encellulement individuel, ce mardi à la Garde des Sceaux Christiane Taubira, le Député de Loire-Atlantique, Dominique Raimbourg a évoqué, entre autre, les conditions de détention des personnes en situation de handicap. Même s’il existe encore des barrières, le gouvernement essaie tant bien que mal de trouver une solution. Un droit inscrit dans la loi depuis 1875, dont le principe «un détenu, une cellule» est piétiné depuis plus d'un siècle par les gouvernements de droite comme de gauche. Il aura fallu attendre l'an 2000 pour que la garde des Sceaux Elisabeth Guigou, rappelle les pouvoirs publics à leurs engagements.

La situation doit changer. Alors qu’il vient de remettre un rapport à la Garde des Sceaux, Christiane Taubira, sur la surpopulation carcérale, on ne peut s’inquiéter que du laxisme des divers gouvernements concernant les handicapés en établissement pénitentiaire. « On ne peut pas faire vivre des personnes handicapées trop longtemps dans de telles conditions surtout dans des cellules inadaptées. La prison n’est pas facile pour une personne valide, elle l’est encore plus pour un prisonnier en situation de handicap », a indiqué le Député de Loire-Atlantique, Dominjique Raimbourg.

329 détenus en situation de handicap présents en prison

Preuve en est puisqu’une personne handicapée avait connu des conditions exécrables durant son incarcération en 2009 à la maison d’arrêt d’Amiens. L’État avait alors été condamné à lui cellule de maison darret sur occupeeverser 10 000 €de dommages et intérêts. On pouvait alors pensé à une prise de conscience. Malheureusement, cela n’a pas été le cas.

Le 23 juillet dernier, l’État a été condamné à verser 100 000 € à la famille d’Aliou Thiam. Ce dernier avait succombé à un arrêt cardiaque après trois crises d’épilepsie. Il faut encore regretter qu’au XXIe siècle, rien ne soit mis en place pour les 329 détenus en situation de handicap présents dans les établissements pénitentiaires. L’Observatoire internationale des prisons n’a pas arrêté d’alerter les pouvoirs publics pour trouver une solution.

Dans la prochaine restructuration des prisons, 3% des places pour personnes à mobilité réduite sont prévues. Il y a urgence car en l’état actuel des choses et pour des raisons techniques et de personnel, la sécurité des détenus handicapés ne peut-être assurée efficacement. Tout reste encore à faire.

Romain BEAUVAIS


Pour information : Avis publié le 23 Avril 2014 au JO du Controleur Général des lieux de privation de liberté
 

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