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La Secrétaire d'État Sophie CLUZEL ici a gauche avec les responsables de la plate forme du RSE lors de la remise du rapportCertains vous diront que toutes les bonnes propositions sont utiles ! Et c’est certainement, sauf que cela fait maintenant plus de 25 ans que cela dure depuis 1975. Néanmoins dans le cadre de simplifications de l’emploi des personnes handicapées annoncé en février, la secrétaire d'État chargée du handicap Sophie CLUZEL, a reçu 23 avril les conclusions et 15 de recommandations de la plate-forme RSE (Responsabilité sociétale des entreprises). Objectif « encourager les entreprises à prendre des initiatives en faveur de l'embauche et du maintien dans l'emploi des travailleurs handicapés ».

Un rapport réalisé a la demande le 31 janvier 2018, de Sophie Cluzel, secrétaire d’État auprès du premier ministre chargé des personnes handicapées, qui avait sollicité la Plate-forme RSE afin d’identifier les leviers les plus efficaces pour encourager les entreprises à prendre des initiatives volontaires en faveur de l’embauche et du maintien dans l’emploi en milieu ordinaire des travailleurs handicapés. la Plate-forme RSE qui pour élaborer ses recommandations, a constitué un groupe de travail, dressé un état des lieux, rencontré une trentaine d’acteurs et organisé quatre auditions.

Un état des lieux connus…
Avec quelques 5.7 millions de personnes en âgé de travailler ayant un handicap, parmi elles, 2,7 millions bénéficient de la reconnaissance administrative d’un handicap, ce qui représente 6,6 % de la population en âge de travailler. Et ceux malgré l'instauration d'une obligation d'emploi de 6 % de travailleurs handicapés, en 1987 dans les entreprises privées puis en 2005 dans la fonction publique. Ils ont ainsi trois fois moins de chances d’être en emploi que les personnes non handicapées ayant les mêmes caractéristiques et deux fois plus de chances d’être au chômage.

Parmi les raisons évoquées par la plate-forme RSE dans son rapport pouvant être un frein a cette insertion professionnelle, celui l’image du handicap en entreprise ou « le coût et l’investissement ressentis » du handicap, notamment par les PME, mais aussi celui de la formation, et plus précisément son inadéquation avec les compétences recherchées par les entreprises. Sachant près de 78 % ont un un niveau de formation inférieur ou égal au CAP/BEP.

La création d’un label… ?
Le RSE qui estime la nécessité de la mise en place de « bonnes pratiques recensées » dont les objectifs aurait pour but de favoriser l’accès a l’emploi aux travailleurs handicapés dans la formation notamment, mais aussi pour mieux accueillir les collaborateurs handicapés, à valoriser les entreprises en s'appuyant par exemple sur la norme française Handi-accueillantes (chartes d’engagement volontaire, trophées, classements, labels…).

Si ont peut comprendre cette proposition pour des populations dont le risque de discriminations existe vis-à-vis de l’origine ethnique ou encore parfois de lieu d’habitation ou de l’âge chez les seniors, la plate-forme rappel cependant que « alors que plus de 80 % des situations de handicap sont invisibles, l'image commune reste celle d'une personne en fauteuil roulant », la nécessité de « renforcer la sensibilisation et la communication » auprès des dirigeants d'entreprises demeure essentiel. La publication d’un guide relatif aux nouvelles dispositions sur le reporting RSE.

La nécessité de partenariats
La formation et l’orientation des travailleurs handicapés est plus que jamais le véritable moteur de l’accès cela est une certitude. La plate forme RSE propose pour cela de renforcer l’accès des jeunes handicapés aux dispositifs assurant une bonne transition des études vers l’emploi (stages, alternance, parrainage). Tout comme le développement des partenariats au niveau territorial entre les organisations professionnelles, les écoles, les universités et les entreprises, mieux cibler l’action des organismes chargés de la formation et de l’insertion des travailleurs handicapés. Estimant aussi la nécessité de la création « identifier un interlocuteur unique pour les entreprises au niveau des bassins d’emploi ».

Une meilleure interconnexion entre PME et grandes Entreprises…
Afin de favorisé notamment la formation et l’embauche de travailleurs handicapés, recommande dans la quinze de propositions formulées la mise en œuvre d’un plus nombre grand nombre de collaborations entre les PME, les grandes entreprises et les autres acteurs d’un même territoire pour favoriser le maintien dans l’emploi comme celui du secteur du travail adapté ou protégé ou entre les entreprises et le monde associatif..

La plate-forme soulignant que contrairement aux grandes entreprises qui ont des obligations légales, peuvent mettre en oeuvre des politiques spécifiques de lutte contre les discriminations liées au handicap, « les petites entreprises souffrent-elles d'un manque de ressources humaines et financières pour mettre en place ces types de politique spécifique ».

Stéphane LAGOUTIÉRE

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