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MDPH de la Meuse a Bar-le-Duc (Illustration)l'AFM comme beaucoup d'association n'a eu de cesse depuis plusieurs mois de s'inquiéter de l'évolution de la mise sur l'avant projet de loi dont la dernière version devrait être transmis fin février au Conseil d'État. Alors que la loi du 11 février 2005 fête aujourd'hui son huitième anniversaire, l'association tient à exprimer ses plus vives inquiétudes sur les dispositions prévues et ceux notamment sur la gestion de MDPH.

Des inquiétudes pour lequel celle-ci demande au gouvernement d'entendre la condamnation unanime de ce texte par les associations représentatives des personnes en situation de handicap. Un avant projet de loi qui prévoit notamment le transfert des Maisons Départementales des Personnes Handicapées (MDPH) sous la seule responsabilité des Conseils Généraux. Le maintien de cette proposition remettrait en cause les principes d'égalité et de participation inscrits dans la loi de 2005.

Dans une lettre adressée aux parlementaires, l'association exprimée en effet ses craintes est fondée de voir se créer alors fortement les inégalités de traitement, déjà criantes, d'un département à l'autre. Avec le risque également de voir la suppression de la participation des citoyens en situation de handicap aux décisions sur l'organisation des dispositifs publics les concernant. Elle supprimerait l'indépendance de l'évaluation pluridisciplinaire amenant un retour à la conception de l'évaluation en fonction des choix financiers des Conseils généraux et non des besoins des personnes. Enfin, elle augmenterait le risque du désengagement de l'État dans le financement de la compensation du handicap sans prévoir d'alternatives équitables pour l'ensemble des départements.

L'AFM exprimant ses inquiétudes aux parlementaires de voir les avancées de la loi de 2005 « sont le fruit d'un long combat pour la citoyenneté des personnes en situation de handicap, cet avant-projet de loi traduit un incontestable recul démocratique et marque un véritable retour en arrière. Pour les six millions de Français concernés, c'est clairement inacceptable ».

La Rédaction

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