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Message d'alerte

Biologie Médicale une profession tout entière contre un projet de Loi (Illustration)En dépit des protestations de la profession et de la grève de la faim menée durant trois semaines par Patrick LEPREUX, Président du Syndicat des Biologistes Praticiens BIOPRAT, afin d'alerter le grand public sur les risques sanitaires et sociaux de la réforme de la Biologie médicale, le gouvernement a lui décider de maintenir le calendrier en présentant actuellement le projet de loi en procédure accélérée à l'Assemblée nationale.

L'opposition d'une profession...

Depuis la signature de l'ordonnance de janvier 2010, définissant les contours ultra-libéraux d'un projet de réforme qui provoque un rejet massif de la profession, comme l'atteste un sondage réalisé, en 2011 par l'institut CSA, les biologistes n'ont cessé de se mobiliser pour demander une véritable concertation en tenant compte de l'avis de l'ensemble des acteurs du secteur. Des biologistes qui n'ont eu de cesse d'alerté la gauche à l'époque dans l'opposition affirmant soutenir la nécessité d'une réécriture totale. . Pourtant, le gouvernement actuel se prépare à ratifier un projet qui reprend les grandes lignes du modèle initial signé par Nicolas Sarkozy.

Un rejet qui date aujourd'hui de la signature de l'ordonnance de janvier 2010, définissant les contours ultra-libéraux d'un projet de réforme qui provoque un rejet massif de la profession. Une position majoritaire comme l'atteste un sondage réalisé, en 2011 par l'institut CSA. Une les biologistes n'ont cessé de se mobiliser pour demander une véritable concertation en tenant compte de l'avis de l'ensemble des acteurs du secteur.

L'ouverture d'une consultation

Le Syndicat des Biologistes Praticiens BIOPRAT souhaite alerter l'opinion sur les risques qu'il juge inquiétants, à la fois économiques et sanitaires dénonçant le comportement du Gouvernement Ayrault, au risque de démanteler des structures de proximités indépendantes génératrices de qualité de service et d'emplois. Ces derniers qu'il estime directement et indirectement menacés par cette réforme, sans compter la dégradation des conditions de travail liée à pression de la rentabilité dans les structures industrielles aux mains de financiers ainsi que les dangers que le texte fait peser sur la santé publique.

Des professionnels et le Syndicat qui demande solennellement au gouvernement d'engager une véritable consultation afin d'aboutir à un projet renégocié, conformément aux engagements qui étaient les siens lorsqu'il était dans l'opposition, pour le respect du patient et de la profession.

Une réforme à haut risque

Dans les faits, le texte actuellement à l'étude à l'Assemblée transforme radicalement les règles de fonctionnement des laboratoires d'analyses, imposant des normes industrielles inadaptées et lourdement facturées par un organisme privé, le COFRAC.

Des contraintes dont le montant selon les syndicats qui serait évalué à 175 000 € par laboratoire, et par an ne laissent d'autres choix aux biologistes que de vendre leurs laboratoires aux groupes financiers. Ces derniers grâce à leur lobbying durant la rédaction du texte sont désormais autorisés à réduire les laboratoires à un simple rôle de centre de prélèvement, débouchant sur le licenciement de la plus grande partie du personnel et sur un effacement de la présence sur site des biologistes. Des sites qui continueront pourtant de s'appeler "laboratoire", entretenant la confusion dans l'esprit du grand public.

Tous les prélèvements seront destinés à être transportés dans des glacières par des livreurs perdus dans le froid, la canicule et les embouteillages, pour être traités dans des usines à analyses parfois très éloignées. L'état dans lequel ces prélèvements parviendront sur le lieu d'analyse ainsi que la réelle valeur des résultats pose des questions graves quant à l'efficacité sanitaire d'un tel dispositif. Par ailleurs, l'incapacité technique de faire face à des demandes d'analyses urgentes mettra fatalement la santé du patient en danger.

Pour rappel, « les laboratoires d'analyses n'ont jamais posé le moindre problème sanitaire majeur et constituent la profession en qui les Français ont le plus confiance après les pompiers », conclut le syndicat des biologistes.

Stéphane LAGOUTIERE

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