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Un homme présent des ballons ou il écrit "Don de RTT" entre salariés (Dessins) Alors que le Sénat discutera demain le projet de loi adapté par l'Assemblée nationale le 24 janvier 2012, dont l'article L3153-4 indique « visant à permettre aux salariés de faire don d'heures de réduction de temps de travail ou de récupération à un parent d'un enfant gravement malade », prenant exemple sur l'initiative de l'entreprise Casino.

Le CIAAF est défavorable à ce projet de loi car il souhaite que le législateur se saisisse réellement de cette question majeure de la conciliation vie familiale et vie professionnelle des aidants familiaux qui sont plus de quatre millions en activité.

Ce dernier appelle le législateur à intervenir sur l'absence d'aide publique qui a conduit les salariés à devoir aider leurs collègues « aidants » en difficultés, et non à créer des inégalités en généralisant une initiative privée.

Dénaturer la solidarité privée et de créer des inégalités

Le Collectif interassociatif des aidants familiaux (CIAAF) qui craint que ce projet de loi puisse créer des inégalités entre aidants et s'interroge sur la nécessité sur le besoin de légiférer sur la solidarité privée entre collègues au risque de la dénaturer ?

Le collectif qui estime notamment que celui-ci ne s'appliquera qu'aux salariés. Qu'en est-il alors des indépendants, des professions libérales, des agriculteurs ? Mais également de favoriser les grandes entreprises, qu'en est-il des PMI et PME ?

Le CIAAF qui dit ne pas comprendre que seuls les aidants qui s'occupent d'un enfant de moins de vingt ans sont pris en compte. Pourquoi ne pas prendre en compte les salariés qui s'occupent de leurs parents âgés, ou de leur conjoint en situation de handicap ou atteint d'une maladie grave ?

Conciliation entre familles/travail des aidants familiaux

Alors que 47 % des aidants occupent un emploi ou sont en apprentissage soit près de 4 millions d'aidants, le collectif interassociatif que si l'initiative de Casino met en lumière un véritable besoin, le législateur doit le prendre en compte en adoptant de véritables mesures pour tous les aidants.

Une solution loin d'être acquis selon elle déclarant dans un communiqué « qu'une une partie significative d'entre eux rencontre d'importantes difficultés à concilier vie familiale et vie professionnelle : aider un proche peut avoir des conséquences importantes sur la carrière, et peut se solder parfois par un renoncement à l'activité professionnelle faute de dispositifs adaptés (aménagement du temps de travail, congés, management...) ».

Ainsi, le CIAAF revendique sur la question de la conciliation famille/travail à la fois le droit pour tout membre de la famille de pouvoir accompagner un proche atteint d'une maladie, d'un handicap ou victime d'un accident rendant indispensable une présence soutenue et des soins contraignants, et ce, quel que soit son âge. Mais également l'évolution des dispositifs légaux existants en les rendant plus accessibles et mieux indemnisés (congé de présence parentale, congé de soutien familial, congé de solidarité familiale...).

Sans un réel soutien aux aidants familiaux, il est vain de prôner le maintien à domicile des personnes âgées, de croire à la désinstitutionnalisation dans le champ du handicap, ou de développer l'hospitalisation à domicile. Les aidants sont la condition sine qua non de la réussite de ces politiques.

Le CIAAF appelle le législateur à intervenir sur l'absence d'aide publique qui a conduit les salariés à devoir aider leurs collègues « aidants » en difficultés, et non à créer des inégalités en généralisant une initiative privée.

Une loi qui a nemaoins la faveur de nombreux députés et senateur et qui devrait etre voté définitivement a la mi-mai.

La Rédaction

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