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Manuel VALLS Tribune Assemblee Nationale debat fin de vieDébattu aujourd’hui à l’Assemblée nationale, après deux ans de consultation voulue par le président de la République, le sujet de la fin de vie débarque finalement à l'Assemblée nationale. Un texte loin de satisfaire les pros-euthanasies comme Jean-Luc ROMERO, président de l’ADMD, qu’il juge timide. Une ouverture des discussions sans vote pendant près de trois heures dans un hémicycle quasi vide ou le premier ministre, Manuel VALLS qui n’assistera qu’a la deuxième partie du débat lui-même rapporteur en 2009 d’un texte prévoyant une « aide active à mourir », jugeant la loi de 2005 « inégal, imparfait et fragile dans son application ».

Le 1er ministre soulignant que « le vrai, le seul danger, c’est de continuer en l’état ». Un débat qui comme d’autre sera l’objet de division et qui pourrait se révéler extrêmement dangereux pour un gouverne qui appel a l’unité nationale…

Une discussion qui aura également mobilisé les associations antieuthanasie comme la Fondation Jérome LEJEUNE ou Alliance Vita, réunie sous le sigle « Soulager, mais pas tuer », comme à Nantes et 40 à Bordeaux ou a Lilles, formant une chaine humaine ainsi qu’environ 250 personnes devant le palais Bourbon pour dénoncer un projet d'« euthanasie masquée ».

Question secondaire ou de société ?

Contrairement au grand débat annoncé par François HOLLANDE lui-même, qui avait fait d’une évolution de la législation dans son engagement 21 lors de la campagne de 2012, mais ou le Manifestant anti-euthanasie a Lillesmot d’euthanasie brillait déjà par son absence, le débat a pris les allures d’une timide répétition générale avant l’examen au printemps de la proposition de loi des députés Alain CLAEYS (PS, Vienne) et Jean LEONETTI (UMP, Alpes-Maritimes).

Ce sont au final moins d’une vingtaine de députés de la majorité et de l’opposition on exposé leurs craintes et leurs attentes sur cette question. Si certaines interventions ont pu apporter une forme de productivité au débat, celle-ci est restée sans véritable conviction. Beaucoup de députés tous rangs confondus estimant que cette question est loin d’être une priorité pour les Français face aux questions d’emploi, logement, santé ou sécuritaires

Une analyse que réfute l’association pour le droit de mourir dans la dignité et dont le baromètre publié en décembre 2014 ou celle de l'espace éthique de Picardie démontrant l’intérêt des Français sur la question de leur fin de vie pour eux-mêmes, pour leurs proches ou en se mettant dans la posture du soignant.

À la tribune, il ou il fut donc beaucoup question des deux propositions remises le 12 décembre au président de la République par MM. CLAEYS et LEONETTI. D’une part, la mise en place d’un droit à une « sédation profonde et continue » pour les malades en phase terminale, ce que Jean LEONETTI appelle « le droit de dormir avant de mourir pour ne pas souffrir ».

Un texte pour lequel l’UMP semble convenir au patron du groupe Christian Jacob reste que d’autres comme plusieurs parlementaires aux positions divergentes dont Jean-Frédéric POISSON et Bernard DEBRÉ, a la tribune. Des craintes exprimées également par Hervé MARITON. Après avoir salué un travail «sincère», ce dernier a évoqué «une marge, une interrogation, une inquiétude d'ambiguïté». Et de s’interrogé «Est-ce une étape ? Vers où ? Pour quel chemin ? Est-elle indispensable, où nous mène-t-elle ?». Plus virulente, Marion Maréchal Le Pen (FN) a enfin dénoncé «une légalisation de l'euthanasie qui ne dit pas son nom».

Propositions « insuffisantes »

Un gouvernement qui trouvera à gauche ses plus virulents détracteurs qui s’agisse des écologistes ou des radicaux de gauches. Un choix qui selon le gouvernement est destiné a évité « les doubles fractures », avec une partie de la gauche d'un côté et une partie de la droite de l'autre.

Une autre proposition, rejetée par la commission à l’Assemblée ce mercredi, sera tout de même présentée par la députée écologiste Véronique MASSONNEAU, qui préconise la légalisation totale de l'euthanasie et du suicide assisté, sera étudiée le 29 janvier prochain.

Le groupe écologiste les verts, ayant suscité des « interrogations » dans tous les rangs, certains estimant qu’elles vont trop loin et d’autres pas assez. C’est le cas des écologistes qui, par la voix de leur président de groupe François de RUGY, ont jugé qu’elles « permettent incontestablement d’améliorer la situation actuelle » mais qu’elles ne suffisent pas. Véronique Massonneau, a appelé à être « à la hauteur de l'enjeu, des attentes » et à ne pas « se contenter d'un consensus mou qui ne satisfait personne ».

Un avis que partagent les radicaux de gauche. Leur président Roger-Gérard Schwartzenberg a défendu un « impératif » : « respecter le droit des patients à disposer d’eux-mêmes ».

Droit de vivre ou de mourir ?

Une question que posera avec détermination le député Olivier FALORNI (Divers gauches) dans son intervention le droit a liberté mise a mal, mais aussi le droit au courage rappelant celui en son de temps face a des huées fanatiques qui nie des tabous séculaires et des conservatismes de comme Simone Veil il y a 40 ans pour le droit a l’avortement. Le député qui regrettera le peu de temps accordé dans cet hémicycle pour une question de société.

Une liberté celle de la conscience auquel chaque parlementaire pourra répondre individuellement comme la rappelé le porte-parole des députés socialistes, Annick LEPETIT, que si « le groupe socialiste la soutient, sur un sujet aussi personnel il paraît évident que chaque député puisse avoir la liberté de conscience ».

Un choix soutenu par les présidents des groupes UDI et du Front de gauche ont assuré la même liberté de vote à leurs députés. Mais pour lequel Claude Bartolone (PS), partisan de la légalisation du suicide assisté a lui affirmé aujourd’hui à France Info, « J'espère qu'on pourra faire évoluer le texte », a- en souhaitant que les débats soient « marqués par l'esprit du 11 janvier de rassemblement ».

Un texte pour lequel l’UMP semble convenir au patron du groupe Christian Jacob reste que d’autres comme plusieurs parlementaires aux positions divergentes dont Jean-Frédéric POISSON et Bernard DEBRÉ, a la tribune.

Stéphane LAGOUTIÉRE

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