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Marisol TOURAINE_assemblee_nationale_sur_les_bancs_des_ministresLa ministre de la Santé Marisol TOURAINE a demandé lundi aux députés d'en rester au « point d'équilibre » trouvé à l'Assemblée autour de la proposition de loi PS-Les Républicains sur la fin de vie, jugeant que cela marque « une étape considérable » pour les droits des malades. Un sujet qui fait toujours autant débat, avec près de 400 amendements déposés, pour cette deuxième lecture du texte d'Alain CLAEYS (PS) et Jean LEONETTI (LR), prévue jusqu'à mardi. Le texte que le Sénat avait rejeté en juin dernier.

A l'ouverture de la deuxième lecture de ce texte dans l'hémicycle, Mme TOURAINE a rappelé que le président de la République a souhaité « un consensus le plus large possible pour proposer une étape législative nouvelle ».

Le texte d'Alain CLAEYS (Parti socialiste) et Jean LEONETTI (Les Républicains) doit permettre des « avancées importantes », avec le renforcement de l'accès aux soins palliatifs, la meilleure prise en compte de la « volonté du patient » et le « droit concret » à « une sédation profonde et continue jusqu'au décès » dans certains cas, a rappelé la ministre.

Une majorité des socialistes, des élus Les Républicains, UDI et Front de gauche, devraient de nouveau approuver la proposition de loi.

« Certains considèrent ce texte insuffisant », d'autres « souhaiteraient en rester au cadre juridique » actuel, a-t-elle relevé, demandant aux députés, notamment « par attention aux équilibres de notre société, de ne pas bouleverser l'architecture du texte ». « Le débat reste ouvert » pour « une étape supplémentaire » ultérieurement, a-t-elle ajouté.

Une majorité des socialistes, des élus Les Républicains, UDI et Front de gauche, devraient de nouveau approuver la proposition de loi. En première lecture en mars, l'Assemblée l'avait adoptée par 436 voix contre 34, et 83 abstentions.

Marion Maréchal LE PEN (FN) a dénoncé une euthanasie « maquillée »

Mais le Sénat l'avait rejetée en juin, après l'avoir vidée de sa substance. Les députés ont déjà rétabli en commission la semaine dernière leur version du texte. Mais près de 400 amendements doivent être examinés en séance jusqu'à mardi.

Certains députés LR, souvent membres de « l'Entente parlementaire pour la famille », veulent empêcher des « dérives » vers l'euthanasie. Marion Maréchal LE PEN (FN) a dénoncé une euthanasie « maquillée ».

Olivier FALOMI a regretté « un rendez-vous manqué »

Des députés socialistes, radicaux de gauche et écologistes réclament, eux, une assistance médicalisée active à mourir. Elle serait "décidée conjointement par le malade lui-même et un collège médical", a expliqué Jean-Louis Touraine, auteur d'un amendement cosigné par 122 collègues socialistes.

L'écologiste Véronique MASSONNEAU a indiqué qu'elle ne défendrait pas comme dans le passé la légalisation de l'euthanasie, privilégiant « un débat apaisé ». Au nom du groupe des radicaux de gauche, qui ne votera pas le texte en l'état, Olivier FALOMI a regretté « un rendez-vous manqué ». Il a fait état de la récente « dégradation du siège du PRG par des opposants à la fin de vie dans la dignité ».

Une égalité devant la mort

A l'appel du collectif anti-euthanasie « Soulager mais pas tuer », des centaines de militants ont manifesté samedi devant des préfectures. A l'opposé, des militants de l'Association pour le droit de mourir (ADMD) se sont rassemblés lundi près de l'Assemblée.

A la tribune, M. LEONETTI a jugé le texte débattu « en continuité avec la loi de 2005 » dont il fut l'auteur, refusant tout « déséquilibre en poussant le curseur d'un côté ou de l'autre ». M. CLAEYS a estimé qu'il « offre de nouveaux droits et n'en retire aucun ». Il a cependant plaidé pour un « préalable », l'amélioration des politiques de soins palliatifs, afin de parvenir à « une égalité devant la mort ». La ministre doit préciser prochainement le plan triennal de développement des soins palliatifs, annoncé en décembre 2014 par François HOLLANDE..

La Rédaction / Avec AFP

 

 

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