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Message d'alerte

Un homme_en_fauteuil_au_pied_d_un_distributeur_pour_l_AAHC'est une victoire pour les associations de personnes handicapées. Ce mercredi, elles ont exprimé leur satisfaction après le retrait du projet contesté de modification du calcul de l'Allocation adulte handicapé (AAH), tout en promettant de rester vigilantes sur la mission confiée à un député.Pour rappel, l'APF a lancé il y a une semaine une alerte forte pour dénoncer une mesure indécente du PLF 2016 a travers une pétition.

C'est donc un soulagement pour les associations de personnes handicapées. Alors que Bercy avait annoncé une mesure scandaleuse concernant le calcul de l'Allocation adulte handicapé (AAH) pour les personnes en situation de handicap dans le cadre du projet de loi de finances 2016, la secrétaire d'Etat aux personnes handicapées, Ségolène NEUVILLE, a annoncé mardi soir à l'Assemblée nationale que le gouvernement renonçait à prendre en compte dans le calcul de l'AAH les intérêts non imposables des comptes d'épargne, tels que le livret A.

Elle a précisé que « dans le cadre de la mission qui lui a été confiée sur les minimas sociaux par le Premier ministre », le député PS Christophe SIRUGUE devrait faire « des propositions sur la simplification des minimas sociaux dans leur globalité ».

L'association qui précise tout de même dans son communiqué, accusé Bercy d'avoir engagé cette mesure d'économie injuste et injustifiable, qui a fortement inquiété les personnes en situation de handicap et leur famille en incitant déjà certaines à fermer leur compte sur livret !

« une mesure vexatoire », « une grave erreur », « un racket ». Pour le président du groupe les Républicains Christian JACOB, celui-ci denonce cet archement sur les plus fragiles la veille a l'assemblée nationale (v.article), « je trouve cela particulierement choquant nous avons toujours mis un point d'honneur d'augumenter cette allocation et la fiscalisé aujourd'hui prouve que nous somme encore dans la fiscalisation a outrance ». Certains n'hesitent plus a parler, après celles des veuves, de mesurette et demandent une veritable réforme fiscale. Quel avenir pour cette mesure ?...

Véronique BUSTREEL : « on est encore dans l'expectative, parce qu'on s'interroge sur la mission confiée à Christophe SIRUGUE, dont on ne connait pas le périmètre »

Véronique BUSTREEL, en charge du dossier à l'Association des paralysés de France (APF), s'est félicitée du retrait, tout en regrettant que l'APF « ait dû faire l'étude d'impact qui aurait dû être faite par le gouvernement. Cela a conduit à un mois d'atermoiements alors qu'il était très facile de se rendre compte des conséquences », a-t-elle souligné auprès de l'AFP.

Par ailleurs, « on est encore dans l'expectative, parce qu'on s'interroge sur la mission confiée à Christophe SIRUGUE, dont on ne connait pas le périmètre », a ajouté Mme BUSTREEL

L'APF milite pour une AAH nominative et non calculée en fonction des ressources du foyer

« On voudrait que la spécificité de l'AAH par rapport aux autres minimas sociaux soit reconnue », a-t-elle dit, soulignant que les personnes qui touchent l'AAH (807 euros par mois maximum) « resteront toute leur vie en situation de handicap ».

Elle a souhaité que cette mission « permette de réfléchir à un revenu d'existence satisfaisant ». L'une des revendications de l'APF est que l'AAH soit « nominative, et non calculée en fonction des ressources du foyer ». De son côté, la Fnath (accidentés de la vie) s'est elle aussi félicitée dans un communiqué que le gouvernement « renonce à ces économies de bout de chandelle », mais a promis de rester « vigilante » sur les travaux de la mission SIRUGUE, « pour que les personnes handicapées n'en ressortent pas lésées ».

Depuis des années, l'association appelle fortement à engager une politique pour la création d'un revenu d'existence personnel pour l'ensemble des personnes en situation de handicap (AAH, pensions d'invalidité, rentes accident du travail...) ne pouvant pas ou plus travailler du fait de leur handicap ou de leur maladie invalidante. Une demande à laquelle les gouvernements successifs sont restés sourds jusqu'à présent. Qu'en sera-t-il de celle-ci ?

Un budget sans progression....

Les Députés qui avait voté la veille, 3 novembre 2015, le budget 2016 dédié à la solidarité, l'insertion et l'égalité des chances, après l'annonce faite par le gouvernement du retrait de sa mesure contestée sur les ressources des personnes handicapées. Des crédits dont le montant consacrés au handicap et à la dépendance atteignent un total de 11,6 Mds€ sont stables par rapport à 2015. Un budget qui dans l'ensemble de la mission « solidarité, insertion et égalité des chances » s'élèvera à 18 Mds€ pour 2016, ce qui marque que « le gouvernement fait de la solidarité une priorité » selon la secrétaire d'Etat, Ségolène NEUVILLE

Un vote auquel les socialistes, radicaux de gauche et écologistes ont voté pour, tandis que les élus du Front de gauche ont voté contre un « budget d'austérité » selon eux. Les députés UDI et Les Républicains n'ont pas non plus voté ce budget tout comme les deux députés du Front National.

La Rédaction 

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