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Assurance maladie siege securite socialeAlors que le projet de loi de Financement de la sécurité sociale pour 2017 et actuellement en discussion, l’Unapei qui par la voix de sa présidente, Christel PRADO, affirme une fois de plus que les promesses du gouvernement et du président de la République ne seront pas tenus. Un projet de loi qui « ne permet toujours pas de répondre aux attentes et à l'accompagnement des personnes handicapées sans solution d'accompagnement adapté ». L’Unapei qui appelle a une réaction des députés affirmant que dans le cas contraire ils « resteront une fois encore en marge de notre République ! » Un cri de colère a la veille de la traditionnelle opération brioche qui aura lieu du 3 au 9 octobre 2016.

Une situation inacceptable...
Un choix et décision que l’Unapei affirme ne pas comprendre, alors que le gouvernement à l’occasion du PLFSS 2017, annonce un début de retour à l'équilibre des comptes de la sécurité sociale. Mais à quel prix ? S’interroge l’association. Pour qui ce retour à l’équilibre risque une fois de plus de provoquer « de l'exclusion de nos concitoyens les plus vulnérables ». Rappelant que 47 500 personnes handicapées sont toujours en attente d'un accompagnement de proximité et que 6500 sont toujours condamné a exil forcé en Belgique via un financement de la sécurité sociale faute de solution adaptée en France.

Des faits connus depuis 2016, dont parfois certains parlementaires interpellant la ministre comme le Sénateur, X, sont toujours en attente de réponse. Mais rien ne semble vraiment bougé. En 2017, la situation n'évoluera toujours pas, « les 30 M€ qui devraient être consacrés à l'évolution de l'offre médico-sociale ne correspondent qu'à la création d'environ 550 accompagnements adaptés. C'est une goutte d'eau ! Ce projet de loi de financement de la sécurité sociale est, une fois encore, catastrophique pour les personnes handicapées et leurs familles » indiquent l’Unapei dans son communiqué.

Christel PRADO, Présidente de l'Unapei, s'insurge « Nous vivons une histoire sans fin. 2015, 2016, 2017 ... toujours les mêmes constats. Quand nos responsables politiques comprendront-ils que derrière les chiffres il y a des êtres humains et que leurs choix politiques ont des conséquences directes sur les vies de milliers de personnes ? Sans changement radical, tous resteront bannis de notre pays et de nouveaux drames feront l'actualité. »

L'Unapei qui lance un appelle aux parlementaires et leur demande « d’agir, pour que ce projet de loi prenne enfin en compte toutes ces familles mises de côté. Un financement des accompagnements adaptés de proximité est un devoir pour notre pays, créateur de richesse et d'emploi » insiste la présidente.

L’État abandonne le financement des ESAT
Un abandon des personnes handicapées que l’ont peut voir également dans la décision du gouvernement de passer le financement des ESAT qui représente un coût 1.5 Mds€ sera, à partir de l’an prochain, du ressort de la Sécurité sociale. Un transfert dont le gouvernement assure qu’il sera entièrement compensé. Des établissements médico-sociaux dont l’objectif vise à faciliter les passerelles, entre les structures, pour les personnes handicapées. Mais aussi à offrir plus de souplesse aux organismes gestionnaires puisqu’ils n’auront plus qu’un seul financeur.

L’APF selon lequel « si le secteur à connu pire », les mesures présentées le 23 septembre dans son projet de loi ne font que confirmer « la très faible progression des moyens qui au regard des chiffres augmenteront de 0,92 %, en 2017, soit à peine plus que l’inflation prévisionnelle 0,8 % », insiste l’association.
Seule bonne nouvelle note telle, même si elle reste largement insuffisante pour faire face aux besoins « la progression de l’enveloppe 209 M€ consacrés à l’investissement, à la création de places en établissements et services notamment. Dont 60 M€ dans le cadre du plan autisme, et 30 M€ au titre du nouveau plan quinquennal d’évolution de l’offre. Un record sous ce quinquennat. Dans les quatre PLFSS précédents, avait fluctué entre 105 M€, l’an passé, et 166 M€, en 2015 ».

Au total, entre les moyens dévolus aux structures existantes et les créations, la Sécurité sociale consacrera, en 2017, 21,5Mds€ aux établissements destinés aux personnes âgées ou adultes handicapées en perte d’autonomie. Une hausse dont la principale raison se trouve dans le transfert de compétence concernant les établissements et services d’aide par le travail (ESAT).

La Rédaction

Source : UNAPEI/APF

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