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précarité personne handicapé non au recul des droits pour l'AAH, les rentes ou les pensions d'invalitéAlors que le Débat du projet de loi du financement de la sécurité sociale 2018 (PLFSS) est en cours de discussion. Un projet de loi dont le Comité d’entente et l’Unapei craignent qu’un certain nombre d’entre elles si elles étaient adoptées comme pour l’AAH, les pensions ou les rentes, puisse entrainé un réel recul des droits des personnes en situation de handicap et une aggravation de leur précarité.

Une détérioration de la qualité de vie…
Alors que le gouvernement ne cesse de déclarer depuis plusieurs semaines qu’il souhaite mener une politique de réforme et d’amélioration de la qualité de vie et du pouvoir d’achat. Le Comité d’Entente exprime dans cette lettre ses très vives inquiétudes relatives aux mesures du gouvernement concernant l’AAH annoncé dans le CIH du 20 septembre dernier, mais aussi celle prévue dans le PLFSS 2018, pour les primes d’activité et pension d’invalidité.

Pour ce comité d’entente, qui regroupe les principales organisations nationales représentatives des personnes en situation de handicap et de leur famille, ces mesures vont à l’encontre de toutes les politiques du handicap menées par les gouvernements successifs depuis 1975. « La solidarité familiale avant la solidarité nationale ou encore la volonté d’aligner l’AAH sur les autres minima sociaux. C’est aussi une remise en cause de l’un des piliers de la loi du 11 février 2005 concernant la garantie de ressources des personnes en situation de handicap » souligne la lettre.

Des associations qui certes prennent en compte la revalorisation de l’AAH a 900 € d’ici 2019, soit une hausse de 11 %, mais regrette que celle-ci ne bénéficiera a tous les allocataires ou que partiellement et ceux notamment pour les couples tout comme les personnes les plus sévèrement handicapées bénéficiant du complément ressources de l’AAH. Une situation que conteste Sophie CLUZEL affirmant que celle-ci « ne concernera que les couples ayant plus de 1620 € de revenu et ne devrait pas concerner 250 000 personnes comme annoncées, mais moins de 17 500 allocataires de l’AAH ».

Une revalorisation jugée bien modeste par les associations, et inférieure a celle mise en place par Nicolas SARKOZY et de plus étalée dans le temps « au regard de la précarité de nombreuses personnes en situation de handicap et de leurs familles continueront, en dépit de ces revalorisations, à vivre en dessous du seuil de pauvreté en 2020 ».

Une lettre dans lequel le comité d’entente exprime également son inquiétude pour les personnes en situation de handicap suite à une maladie ou à un accident, touche des pensions d’invalidité ou des rentes, d’un montant parfois inférieur au montant de l’AAH. Elles ne sont donc pas concernées par cette revalorisation et pires, l’article 63 du projet de loi de finances 2018 prévoit la suppression de la prime d’activité pour ces bénéficiaires de PI ou rentes AT-MP qui travaillent.

Sans réponse du premier ministre…
Le Comité d’Entente s’est adressé au premier ministre en septembre dernier et qui exprime aussi aux parlementaires son regret de l’absence d’une réponse et d’une rencontre demandée lors du CIH du 20 septembre. Souhaitant par ce courrier que la représentation nationale puisse puissiez relayer l’incompréhension et la colère de nombreuses personnes en situation de handicap et de leur famille impactées, par ces mesures choquantes et inacceptables ».

Des mesures aggravées par d’autres dispositions qui impactent également leur pouvoir d’achat comme la diminution du montant des allocations logement, hausse du forfait hospitalier qui impactera fortement le pouvoir d’achat des personnes résidant notamment en maison d’accueil spécialisé (MAS), hausse de la CSG, notamment sur les pensions d’invalidité ou sur le dédommagement PCH perçu par les aidants familiaux.

Stéphane LAGOUTIERE

Sources : Unapei/Comité d’entente

 

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