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Message d'alerte

La Grand chambre de la Cour des comptes a ParisComme se l'était fixé comme objectif en 2013 la ministre de la Santé ainsi que le parlement lors du vote du budget de la sécurité sociale, qui devait passer de 0,6 % a 1,2 %. La Cour des comptes à rendu un rapport ce 20 janvier 2016 l'hospitalisation à domicile (HAD), qui estime que celle-ci ne « progresse peu et demeure très secondaire dans les parcours de soins ». Soulignant le manque des objectifs fixé qui restent « substantiellement inférieurs » à ce qui existe déjà dans d'autres pays pourtant compromis, alertent les Sages.

Le rythme de progression globale de l'HAD ayant eu tendance à « fortement ralentir ». 

L'hospitalisation à domicile, qui faut-il le rappeler permet de prendre en charge un patient atteint de pathologies lourdes chez lui ou dans sa maison de retraite. Une situation dans la Cour des comptes s'inquiète et formule sept recommandations. Parmi lesquelles estime notamment nécessaire de mieux démontrer par des études comparatives les avantages et l'efficience de ce mode de prise en charge par rapport en particulier à une intervention coordonnée de professionnels libéraux de santé, mais aussi de réorganiser une offre de soins hétérogène et mal répartie, et de refondre la tarification.

« Moins de 50% de l'objectif assigné pour 2018 »

Pourtant fortement pratiqué dans d'autres pays de l'Union européenne, l'HAD n'aura connu qu'une véritable amélioration ainsi "après avoir progressé de + 7,7 % en 2012 par rapport à 2011, le nombre de journées (en HAD, ndlr) » il n'aura augmenté de 4,7 % en 2013, puis de seulement 1,9 % en 2014, avec cette année-là "4,4 millions de journées réalisées au bénéfice d'environ 106.000 patients ».

Une baisse qui se confirme et ceux malgré rappel la Cour des comptes dans les premiers mois de 2015, les entrées en HAD ont été plus dynamiques (+2,5% par rapport à 2014), mais pas dans « des dimensions très importantes », a précisé Antoine DURRLEMAN, président de la sixième chambre de la Cour des comptes, auditionnée par la mission d'évaluation et de contrôle des lois de financement de la sécurité sociale de l'Assemblée nationale.

Le rapport soulignant qu'« Aujourd'hui, 18,5 patients par jour » sont concernés par l'HAD pour 100.000 habitants soit « moins de 50% de l'objectif que les pouvoirs publics se sont assigné pour 2018 », a-t-il souligné.

Une situation qui se confirme au vu également des différences géographiques, mais aussi par le manque de volonté des agences régionales de santé qui « jouent plus ou moins le jeu », a-t-il également déploré. Ainsi, l'HAD progresse dans le Languedoc-Roussillon, la Champagne-Ardenne, mais elle ralentit en Basse-Normandie et en Ile-de-France, et diminue même en Alsace et en Haute-Normandie.

L'autre raison viendrait également du manque de prescription des médecins libéraux, mais aussi du milieu hospitalier en raison d'un manque de formation, ainsi que le manque de connaissance des familles et des patients notamment pour améliorer le parcours de soins des personnes âgées et reste mal articulée avec les services de soins infirmiers à domicile (SSIAD), précise le rapport.

Pour favoriser son développement, la Cour des comptes recommande de "mener à son terme l'élaboration des référentiels d'activité de l'HAD" pour mieux cibler le type de pathologies pour lesquelles elle s'avère la plus efficace, mais aussi de recomposer fortement l'offre de soins en HAD "par regroupement de petites structures".

« 2016 ne se fera pas sans vous ! »

Une situation qu'avait reconnue quelques jours auparavant la présidente de la Fédération nationale des établissements d'hospitalisation à domicile (FNEHAD), en s'adressant aux médecins généralistes et aux autres prescripteurs de l'hospitalisation à domicile. La Dr. Elizabeth HUBERT, qui a rappelé « leur rôle est essentiel dans le développement de cette forme de prise en charge qui permet d'éviter, retarder et raccourcir les séjours hospitaliers avec hébergement de leurs patients ».

Appelant tous les médecins à « Devenir un acteur de l'HAD ». Et formant le vœu à la fois pour les médecins généralistes qu'ils soient un nombre toujours « plus important à recourir à l'hospitalisation à domicile pour éviter ou réduire la durée des séjours à l'hôpital de leurs patients ». Un souhait que celle-ci a également adressé aux médecins hospitaliers afin de « permettre encore davantage d'anticiper le retour à domicile de vos patients ».

La présidente de la FNEHAD qui conclut son message vers le corps hospitalier, en rappelant que « rendre ainsi plus lisible l'HAD doit favoriser son développement ».

Stéphane LAGOUTIERE/Avec l'AFP

 

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