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APF appel_a_manifester_le_14_octobre_2015_pour_exprimer_ces_inquietudes_sur_l_avenir_des_MDPHL'Association des paralysés de France (APF) organise le 14 octobre un rassemblement devant le ministère de la Santé, pour exprimer une nouvelle fois, ce mercredi, ses inquiétudes sur l'avenir des Maisons départementales des personnes handicapées (MDPH), guichets uniques d'accès aux droits. Faut-il croire que la rallonge annoncé en juillet dernier de 4.2€ par Ségolène NEUVILLE, serait insuffisante (v.article) ? Possible, une offre que le président de l'association des département de France doutait largement du montant attribué...

L'association des Paralysés de France remettra, le 14 octobre prochain, à la ministre de la Santé Marisol TOURAINE une pétition lancée en mars dernier sur change.org, intitulée « Touche pas à ma MDPH », et ayant recueilli plus de 34 000 signatures, a-t-elle annoncé dans un communiqué. Des actions seront également organisées localement, a précisé à l'AFP Malika BOUBAKEUR, conseillère nationale de l'association.

Les MDPH, créées dans chaque département par la loi sur le handicap de 2005, permettent aux personnes handicapées d'accéder à de nombreux droits et services : c'est là par exemple que l'on doit s'adresser pour obtenir une place en établissement scolaire pour son enfant handicapé, un service à domicile, une formation ou une allocation de ressources.

Les MDPH sont indispensables pour les personnes handicapées

« Les MDPH sont indispensables au quotidien pour toutes les personnes en situation de handicap et leurs familles », souligne l'APF.

Actuellement, ces structures sont pilotées conjointement par l'Etat, le conseil départemental, les associations, l'Agence régionale de santé, la Caisse d'allocations familiales, regroupés au sein d'un groupement d'intérêt public.

Mais l'APF craint que ce fonctionnement, qui garantit selon elle « l'indépendance » des MDPH et la participation de tous les acteurs concernés, ne soit remis en cause par « les projets locaux de certains conseils départementaux, qui tentent d'intégrer les MDPH dans l'organigramme de leurs services ».

La Ministre interpellé sur la question aux Sénat

Un sujet qui été revenu une fois de plus devant les parlementaires en l'occurrence ceux du Sénat, par la sénatrice Hermeline MALHERBE (RDSE)qui venait d'être réélue a la présidence du conseil départemental des Pyrénées-Orientales (canton : Perpignan-6), là même où l'actuelle secrétaire d'État, Ségolène NEUVILLE a été élus aux départementales de mars 2015.

La Sénatrice qui avait interpellé la ministre lors des questions au gouvernement en avril 2015 au Sénat sur le fonctionnement des MDPH soulignant les difficultés des politiques départementales du handicap, estimant notamment que « les charges ont été plus nombreuses depuis 2006, pour un nombre constant d'agents administratifs ».

La sénatrice rappellera dans sa question à la secrétaire d'État en charge des personnes handicapées, Ségolène NEUVILLE, la lettre adressée aux acteurs et responsables politiques par l'association des directeurs des MDPH ainsi que la présentation de onze propositions de simplifications des démarches, le 23 mai 2014. Revenant sur les procédures de simplifications promises par le chef de l'État lors de la Conférence nationale du handicap.

La sénatrice conclura en demandant à la secrétaire d'État, la situation « de l'avancement exact du choc de simplification nécessaire pour dégager du temps humain qui serait davantage dédiée à plus d'accompagnement et vers davantage de prise en charge adaptée. Plus généralement, quels sont les adaptations prévues pour qie les services locaux soient soutenues dans leur action quotidienne auprès des personnes handicapées ?»

 Malika BOUBAKEUR : « Il existe aujourd'hui 10 MDA, 23 sont en projet de création, et 8 départements s'interrogent »

L'APF craint, selon le texte de la pétition, une « mainmise » des conseils départementaux et des partenaires réduits au rôle de « potiches ». L'association regrette également que le projet de loi sur le vieillissement, en cours d'adoption au Parlement, favorise le développement de Maisons de l'autonomie (MDA). Déjà expérimentées dans plusieurs départements, celles-ci regroupent les services destinés aux personnes âgées en perte d'autonomie et aux personnes handicapées.

Etant donné les difficultés budgétaires des départements, l'APF craint que ces évolutions n'impliquent "des moyens de fonctionnement en baisse" et que les personnes handicapées soient particulièrement lésées. « Il existe aujourd'hui 10 MDA, 23 sont en projet de création, et 8 départements s'interrogent », selon Mme BOUBAKEUR.

La Rédaction / Avec AFP

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