Contenu principal

Message d'alerte

La vice-présidente de l'aude en charge du handicap SANDRAGNE HélèneComme à Brest lors de l’organisation du Forum sur l’emploi ou la ministre avait promis d’y assister avant de soi-disant renoncer, mais aussi comme lors de sa visite a Toulouse Sophie CLUZEL il semble difficile pour les élus ou associations de rencontrer celle-ci. Une expérience vécue par Hélène SANDRAGNE en charge du handicap dans le département de l’Aude et dont la secrétaire d’État à refusé le 22 juin dernier à l’occasion de sa venue à Narbonne de rencontrer celle-ci. Hélène SANDRAGNE qui a donc décidé d’écrire une lettre à la secrétaire d’État, pour préciser la position du Département sur la situation des personnes en situation de handicap.

« Notre territoire est particulièrement investi sur la question du handicap et de sa prise en charge, explique l’élue. Nous avons été un des 14 départements pionniers à mettre en place la Réponse Accompagnée pour Tous qui a permis de trouver des solutions à des situations difficiles, en permettant notamment de diviser par deux le délai de traitement des dossiers ».

Mais ces réussites ont mis au jour un besoin de financement, et Hélène SANDRAGNE veut attirer l’attention sur la politique du gouvernement, « qui prône l’inclusion alors même qu’il met en place une machine à exclusion ». En cause, la baisse de 5 euros des APL, la revalorisation de l’Allocation adulte handicapé qui se fait attendre, la loi Élan qui fait passer de 100 % à 10 % les logements neufs obligatoirement accessibles aux handicapés, ou encore les diminutions des aides aux entreprises adaptées.

Autre bémol dans l’action gouvernementale, l’augmentation du transfert des charges aux départements non compensées par l’État : « Le gouvernement vote la suppression de la limite d’âge pour toucher la Prestation de compensation du handicap (PCH), c’est très bien, mais ce sont les départements qui doivent payer. En 2017 dans l’Aude, la PCH a coûté 18M€, et l’État n’a donné que 4M€ ». Sur le sujet de la désertification médicale, que les personnes en situation de handicap subissent encore plus, elle dénonce un manque de considération de l’État.

« J’avais beaucoup de choses à dire à Sophie Cluzel, conclut Hélène SANDRAGNE. Elle doit comprendre que le monde du handicap est à la croisée des chemins. Dans l’intérêt de tous, il faut agir maintenant. Pourtant, ce n’est pas le cas ». L’élue attend avec impatience la réponse de la secrétaire d’État.

La Ministre qui était venu ce 22 juin afin de participer aux travaux du 42e congrès de la Fédération APAJH (Association pour adultes et jeunes handicapés, qui gère près de 600 structures d’accueil de handicapés dans toute la France et suit 32.000 personnes), au Parc des expositions de Narbonne.

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir