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Graphisme de l enquete IFOP APF sur les objectifs et ou mesure prioritairesÀ J-35 du premier tour des élections présidentielles alors que très peu de candidats ont parlé du handicap et ont fait de véritables propositions, à peine ont-ils abordé le sujet comme Jean-Luc MELANCHON, Marine Le Pen ou François FILLION. Mais qu’en pensent les électeurs en situation de handicap ou leurs familles ? Quelles sont leurs priorités ? C’est les questions qu’a posées cette enquête réalisée par l’institut IFOP et l’APF. Une population qui reflète un sentiment national celui d’un sentiment de méfiance envers les politiques.

Seulement 8 % des personnes handicapées leur font « confiance pour que leurs difficultés soient mieux prises en compte dans la société », en 2007, elles étaient quatre fois plus (36 %) ! Et aujourd’hui encore, dans le grand public, ils sont 20 % à déclarer faire confiance aux élus, sur ce même sujet. Selon les résultats de l’enquête IFOP pour l’APF rendus publics ce 14 mars.

Un sondage réalisé en partie par l’Institut IFOP du 14 au 16 février 2017, auprès d’un échantillon « Grand Public » de 1 000 personnes, de 18 ans et +. Mais aussi sur une durée de trois semaines, par l’APF sur un le lien dédié par questionnaire autoadministré en ligne du 6 au 28 février 2017. Auquel ont répondu dont 3596 en situation de handicap et 1254 se déclarant proches d’une personne handicapée, soit un total de 4850.

Précarité, Accessibilité, Emploi, une réalité qui évolue peu...
Une enquête dont 79 % des personnes en situation de handicap déclarent s’en sortir difficilement avec les ressources de leur foyer et pour 30 % « très difficilement », 65 % estiment qu’il s’est dégradé depuis 2007.Un sujet qui l’une Graphisme de l enquete IFOP APF Resumes des principaux chiffresdes principales préoccupations 54 % des personnes interrogé. Et près d’un sur, deux (49 %) citent le financement des aides humaines et matérielles liées au handicap.

Au-delà de ces deux priorités qui se détachent très nettement des autres, mais à des niveaux proches entre 27 % à 17 % .l’emploi ou 88 % des personnes actives estime qu’il a constitué frein réel, la sensibilisation du grand public au handicap, l’accès aux transports et aux lieux publics, l’accès à la santé, l’accès au logement et enfin l’accès à l’éducation.

À noter que pour ceux interrogés par IFOP l’accessibilité demeure la priorité avec 46 % contre 39 % pour les revenus qui arrive en second.

Les Français reconnaissent une évolution dans trois domaines...
Seulement trois des douze domaines sur lesquels les sondés ont reconnu une certaine amélioration il s’agit de l’accès aux contenus numériques (52 % contre 10 %), aux transports et aux lieux publics (34 % contre 27 %) et aux loisirs et à la culture (29 % contre 26 %). Ou encore d’une certaine stabilité comme pour la formation (49 %), ou l’accès des établissements et des services adaptés (44 %).

Handicap, un sujet quasiment oublié des candidats...
Graphisme de l enquete IFOP APF sur les intentions de vote des electeurs en situation de handicapSeuls 6 % des personnes en situation de handicap ayant répondu à cette consultation considèrent que le handicap est un sujet auquel le débat consacre une place suffisamment importante, entre 94 et 87 % suivant les chiffres fournit par IFOP ou APF. Pour autant, il sont près de deux tiers a s’intéresser a la campagne présidentielle et leur intention d’aller voter, se situent dans la moyenne des Français avec 62 %.

Avec une préférence exprimée pour Jean-Luc MELENCHON et Benoît HAMON (respectivement 24 % et 21,5 %) quand dans le grand public, sur une période équivalente, les pronostics leur octroient 12 % et 14 % des intentions déclarées, le vote Marine Le Pen trouve également un écho non négligeable (21 %) auprès de cet électorat.

Très en retrait en revanche, les candidats centristes et des Républicains ne suscitent en février qu’un intérêt limité auprès de cette frange de la population avec 12 % contre son autre adversaire du ni droite ni gauche, Emmanuel Macron et qui pourtant présente tous les traits du quinquennat et de la politique de François HOLLANDE est lui crédité de 14 % des intentions de vote auprès des personnes en situation de handicap

« 2017-2022 Changeons de cap ! »
À cette occasion, l’Association des paralysées de France a lancé 40 propositions « 2017-2022 Changeons de cap ! » élaborées à partir de la plate-forme 2017agirensemble.fr, mise en ligne depuis juin 2016. Des propositions pour l’association annoncent vouloir ainsi agir un peu plus « pour une société inclusive et solidaire, basée sur la reconnaissance et l’effectivité de tous les droits fondamentaux ».

Des propositions abordant cinq axes principaux. Celui de la d'un "risque autonomie" et financer l’intégralité dépenses liées aux aides à l'autonomie. La création d’un revenu individuel d’existence pour les personnes en situation de handicap ne pouvant pas travailler en raison de leur handicap ou de leur maladie. Si 60 % des sondés estimé celle-ci facilement réalisable, elle ne peut contrairement à certaines idées utopistes pouvoir atteindre une quasi-équivalence avec le SMIC.

Abordant aussi l’accessibilité ou l’éducation, ou encore l’emploi autre sujet brûlant avec une progression du taux de chômage de 65 % chez les travailleurs handicapés, lors de ce quinquennat. Celui du lancement d’un plan d’action pluriannuel de lutte contre le chômage des personnes en situation de handicap, d’accompagnement et de maintien dans l’emploi. Une mesure qui comme beaucoup d’autres chez les valides est restée sans effet !

Stéphane LAGOUTIERE

Sources : APF / IFOP 2017

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