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les principaux candidats de haut en bat Eva JOLY, Jean-Luc MELANCHON, Marine Le PEN, François BAYROU, François HOLLANDE et Nicolas SARKOZY avec en fond le drapeau français Surtout pas d'illusion à J-2 du premier tour ! Car tant au niveau des primaires socialistes où nous aurions pu espérer un véritable lieu de discussion, à celle de la campagne présidentielle et de ces dix candidats le handicap, la santé ou même la dépendance aura été les grands perdants et absents de ce rendez-vous électoral. Non les campagnes se suivent, mais ne se ressemblent pas... Déception aussi pour les associations pour lesquels les candidats ont parfois répondu tels la FNATH ou l'APF, l'APAJH... ignorant totalement ou partiellement toutes les autres comme l'UNAPEI ou le CISS, des réponses que vous pouvez retrouver sur les sites des associations.

Des candidats, qui ont hormis quelques déplacements médiatiques comme François HOLLANDE au café des sourds à Paris, n'auraient pas été connus si les médias spécialisés ne c'était fait écho. Car si personne ne conteste la crise et ses effets et l'obligation de rembourser ses dettes, l'économie ne doit-elle pas être au service de l'homme et non pas l'inverse ? Sa réduction ne peut ni être fait sur une économie contre les plus faibles, ni sur ce qui peut mettre en danger une politique d'inclusion sociétale de notre société que sont l'accessibilité, la dépendance, la santé, l'éducation ou l'accès a l'emploi.

Alors à deux jours d'un premier tour de scrutin vous êtes désormais confronté à un choix difficile entre illusion et réalité, dont chacun des candidats qui entendent être à lui seul la solution miracle pour la France de demain. Petit tour d'horizon sur les quatre grands thèmes qui intéresse les personnes en situation de handicap ou a leurs proches : Accessibilité, Éducation, Emploi, Pouvoir d'achat

Accessibilité... Un grand chantier ! 

Certes les améliorations avancent faiblement, mais la prise des consciences des communes, départements, régions a commencé, celle-ci est souvent réduite par un manque de coordination dans les décisions et dans le fait que l'accessibilité ne concerne pas uniquement la personne en fauteuil, mais le handicap visuel, auditif, mental et un non voyant dans une gare équipe d'une canne bien sûr les pertes d'autonomie liée à la vieillesse. Pour les six principaux candidats celle-ci relèves à nouveau beaucoup trop flou et dont les permanences politiques n'étaient pas d'ailleurs pas tout accessible. Force a constaté qu'à 30 mois de l'échéance ne sera pas rempli alors que le dernier rapport d'étape que moins de 15 % des bâtiments concernés ont été rendu accessibles.

Alors que le candidat Nicolas SARKOZY promet essentiellement de ne pas accorder de dérogation à l'obligation de rendre accessible aux personnes handicapées les bâtiments recevant du public d'ici 2015. François HOLLANDE veut créer une « agence de l'accessibilité des bâtiments ». Il s'engage à faire « un état des lieux national de l'avancement des travaux » pour « identifier les domaines, qui nécessitent l'effort de rattrapage le plus important » et à mettre « à disposition des collectivités territoriales des outils communs ». François Hollande qui compte également garantir un « volet handicap » dans chaque loi des politiques publiques.

De son côté François BAYROU se réduit à proposer, « établir une cartographie, une planification et un agenda afin que tous les édifices publics soient accessibles dans le délai imparti ». Marine Le Pen laisse entendre dans son programme qu'elle va s'inspirer des travaux du Conseil national consultatif des personnes handicapées et des rapports du sénateur Paul Blanc. Celles-ci également percevoir l'accessibilité au sens universel du terme. Elle s'engage également à mettre en place une meilleure collaboration entre les services et notamment avec le centre d'études sur les réseaux de transports urbanisme et des constructions publiques. Du côté des vertes Éva, JOLY, veut « engager tous les chantiers, financements et planifications des travaux » pour assurer l'accessibilité dans les délais prévus par la loi de 2005. Jean-Luc MÉLENCHON étant le seul a proposé « des mesures réglementaires (...) pour garantir la mise en accessibilité des établissements recevant du public et des installations ouvertes au public ».

Emploi, et un taux de chômage qui cesse de progresser !

Avec un taux jamais atteint et qui aurait progressé de plus 12 % en 2011, atteignant 19,9% chez les travailleurs handicapés, est largement en dessous de la réalité puisque beaucoup ne sont plus inscrit depuis longtemps au Pôle emploi et à Cap emploi. Des candidats pour lequel aucun d'eux ne propose de réelle proposition Un travailleur handicapé déficient mental travaillant sur une chaine d'emballage le 19 novembre 2009 dans un atelier de Pont de Nemours à  Wittelsheim©AFPsusceptible d'améliorer la situation. Nicolas SARKOZY souhaite avant tout en matière d'emploi promouvoir un effort particulier à la formation pour améliorer le niveau de qualification des personnes handicapées et leur offrir selon lui un meilleur accès à l'emploi. Il souhaite également promouvoir un appui personnalisé des services pôle emploi ou des Cap emplois. François HOLLANDE qui répond à cette question par l'unique renforcement des sanctions en cas de non-respect des 6 % de travailleurs handicapés dans les entreprises, les services publics et les collectivités locales. Une solution déjà mise en œuvre depuis juillet 2012. Ajoutant qu'il faut aussi s'améliorer la formation initiale et continue des personnes handicapées, et ce, dès l'école primaire.

Les trois autres candidats, dont François Bayrou rappelle la nécessité déjà pour les entreprises de respecter les lois existantes et de proposait également de favoriser l'accompagnement des travailleurs handicapés ou encore la création d'entreprises adaptée et rappellent que les services publics doivent se montrer exemplaires. Pour Éva JOLY la solution ou se trouve-le dans l'amélioration ou de l'accès à l'école et à la formation. Autre engagement celui de la révision du statut des ESAT avec notamment un soutien particulier les collectivités locales d'augmenter le nombre de structures. Pour le candidat Jean-Luc MÉLENCHON la solution serait le dans la sécurité du parcours des salariés dans l'emploi et la formation avec une garantie des revenus tout au long de leur vie. Le candidat qui s'engage également dans la création ou d'équipe d'accompagnements et de préparation à l'emploi des travailleurs handicapés notamment au sein des entreprises. Pour la candidate Marine Le Pen celle-ci envisage avant tout de redéfinir le champ d'application de l'AGEFIPH et de la loi afin de selon elle d'améliorer la formation des jeunes handicapés trop souvent en situation d'échec.

Éducation et toujours plusieurs milliers d'enfants sans scolarisation

Si personne ne conteste l'évolution significative de la présence dans le secteur de l'éducation primaire et secondaire des enfants handicapés, il n'en reste pas moins que près de 30 000 d'entre eux ne sont toujours pas. Autres difficultés l'absence d'une réelle formation tout comme l'absence d'un véritable statut pour les accompagnantesUn étudiant handicapé dans un amphithéâtre comportant des places intégrées dans le Campus de Beaulieu au sein du Bâtiment 28 dans l'Université de Rennes 1de vie scolaire (AVS). L'État qui s'est vu à plusieurs reprises suite à des plaintes de l'UNAPEI condamner pour cela. Les candidats parlent eux d'un sujet essentiel.

Le candidat président souhaite lui avant tout renforcer l'accueil des étudiants handicapés au lycée et dans les universités. Et concernant la scolarité, il s'engage à trouver à la fois des débouchés pour les auxiliaires et de poursuivre les réformes engagées afin de selon lui de corriger les inégalités d'accès à l'école selon les territoires. Les précisions que je véritablement n'apporte aucune solution pour les AVS. François HOLLANDE, qui a placé la jeunesse au cœur de son programme, propose quant à lui tout d'abord une meilleure formation des enseignants. Le candidat s'en engage à la suppression des contrats précaires pour les auxiliaires de vie scolaire. Ils engagent notamment aussi ici à la création de nouveaux postes parmi les 60 000 postes supplémentaires qui seront créées par l'Éducation nationale.

Professeur, François Bayrou, considère la scolarité des enfants handicapés en milieu ordinaire comme une priorité. Il estime notamment son projet comme indispensable la formation des enseignants. Concernant les AVS, il estime nécessaires leur professionnalisation et leur reconnaissance. Éva JOLY, dont les propositions ressemblent singulièrement à celle du PS ou du Modem celle-ci, propose la professionnalisation des AVS et la multiplication des capacités d'accueil pour ceux ne pouvant être accueillis en milieu ordinaire. Jean-Luc MÉLENCHON s'engage à une formation obligatoire pour tous les enseignants et à l'augmentation du nombre d'enseignants spécialisés au sein des écoles. Il s'engage notamment aussi la suppression contre éducation nationale éducation adaptée. Il s'engage enfin à la titularisation au sein de l'Éducation nationale des AVS. Marine le Pen de son côté enfin propose dans son programme de réfléchir à une meilleure adaptation en termes de scolarisation et notamment à l'inclusion scolaire de comportement de troubles très légers. Elle estime comme prioritaire la pérennisation des AVS est de leur formation. Marine le Pen qui est dans son programme aussi l'importance d'une meilleure formation au niveau des enseignants.

Pouvoir d'achat : 760 € en perspective en septembre 2012

Un homme amputé jouant a la marelle pour l'Allocation adulte handicape en 2012Tel un sera le montant de l'AAH adulte handicapé après l'un des rares engagements réellement appliqué dans les faits. Un montant toujours largement en dessous du seuil de pauvreté européen même pour ceux auquel s'ajoute la prestation d'autonomie. Une question qui se pose également pour ceux en bénéficie

Des candidats qui eux estiment comme Nicolas SARKOZY qui rappelle l'engagement tenu entre 2007 et 2012, ou comme François HOLLANDE qui explique la question de l'allocation adulte handicapée sans parler des pensions d'invalidité, en fonction « de la situation des finances publiques ». François BAYROU affiche sa volonté lui d'unifier les aides aux personnes en perte d'autonomie qu'elles aient moins ou plus de 60 ans, alors que le dispositif est aujourd'hui divisé entre personnes handicapées (avant 60 ans) et personnes âgées (après 60 ans).

Marine le PEN rappelle qu'elle souhaite augmenter l'AAH de 33%, ce qui représentera l'essentiel des 11 M€ qu'elle veut consacrer au handicap. Éva JOLY promet « à terme » un revenu d'existence pour les personnes handicapées et d'augmenter de 50 % tous les minima sociaux. Jean-Luc MÉLENCHON répond quand à lui à la demande du collectif ni pauvre ni soumis, mais totalement irréalisable en proposant un « revenu de remplacement égal au SMIC brut, en substitution de l'AAH ».

Stéphane LAGOUTIERE

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