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Francois Hollande lors de son discours a l'institut national du cancer annoncant le 3e plan cancer 2014-2018 © Présidence de la République - Christelle ALIXIls l'auront tous voulu le faire, ainsi après Jacques CHIRAC et Nicolas SARKOZY, François HOLLANDE aura donc a son tour relancer « les nouveaux efforts » ou encore lors de son discours hier « ». Un nouveau plan de quatre ans 2014-2018, le temps d'un quasi-mandat ! Si reconnait les progrès apportés par les deux précédents, il souhaite que son plan soit axé a la fois de "lutter contre les inégalités face à la maladie et préparer la France aux nouveaux enjeux liés aux progrès médicaux". 

Précisant au grand soulagement de la FNATH la présence de disposition concernant les cancers professionnelle. Une annonce saluée par l'association et les syndicats qui rappellent à juste titre d'ailleurs qu'un cancer sur 5 est d'origine professionnelle chez les ouvriers. Mais tous les problèmes ne sont pas réglés pour autant !!!

Si le coût du précédent plan s'était élevé à hauteur de 1,9 Md€ sur 5 ans, le chef de l'État n'a pas fait d'estimation pour celui-ci. Cinq grands axes d'action sont prévus évoquées lors de son discours et préparer par le Pr Jean-Paul Vernant, Pr. D'hématologie à l'Université Pierre et Marie Curie.

Cinq axes qui sont : la prévention et le dépistage, avec une information particulièrement ciblée en direction des jeunes. Mais également la recherche avec notamment "le développement de la médecine personnalisée" et "la coordination des structures de recherche" pour permettre "un meilleur accès des malades aux soins innovants". Un 3e Plan qui sera piloté par les ministères des Affaires sociales et de la prévention.

Enfin, l'un des objectifs majeurs du plan est d'assurer "la continuité de la vie pendant et après le cancer". Pour cela, une campagne d'information sera notamment lancée par le ministère du Travail sur la reprise d'une activité pour le salarié, qu'il soit malade ou guéri. Chaque année, près de 350 000 personnes apprennent qu'elles sont touchées par cette maladie. Elle reste la première cause de mortalité en France : chaque jour, 500 personnes en meurent.

Un Plan en évolution pour la FNATH

Déflocages de l'amiante dans une école de Nantes en 1996. Un produit utilisé fort longtemps sans aucune précaution par les professionnels et responsables de nombreux cancers a l'origine de nombreux procès © Alain Le Bot / GammaUne prise en compte qui ne fait nul doute pour l'association et pour lequel la prise en compte de l'élément du travail doit être un déterminant important dans la lutte contre les cancers et des inégalités socioprofessionnelles face à cette maladie. Chaque année selon l'association confirmée par la médecine du travail et les syndicats on estime entre 11 à 23 000 le nombre de nouveaux cas de cancers d'origine professionnelle.

Ce sont ainsi 2,3 millions de personnes qui seraient exposées à des produits cancérigènes. 70 % des salariés exposés sont des ouvriers et un Cancer sur 5 chez les ouvriers serait d'origine professionnelle.

Au-delà de l'annonce faite par le Président de la République, la FNATH attend des mesures concrètes qui doivent permettre d'assurer une prévention efficace et ciblée en milieu professionnel, un suivi tout au long de la vie professionnelle ainsi que pour les retraités afin de prendre en compte le temps de latence entre l'exposition à des produits cancérigènes et la maladie, enfin de garantir aux victimes une réparation suffisante des préjudices subis par elles-mêmes et par leurs familles.

Des mesures qui sont espérées par les salariées et le monde associatif dans les mois qui viennent à travers le renouvellement du prochain plan santé au travail afin de rendre notamment effectif l'ensemble des textes réglementaires tel que par exemple : substitution, protection individuelle, attestation d'exposition...

Mais aussi améliorer comme l'information des travailleurs sur leurs droits et sensibiliser les médecins généralistes et spécialistes pour généraliser et développer le suivi postprofessionnel des salariés exposés qu'ils soient en activité ou à la retraite.

Des questions épineuses comme l'indemnisation et de la réforme du dispositif de retraite pour pénibilité sont en lien direct avec l'objectif du Plan de favoriser la vie après le cancer.

Des familles qui se retrouve comme le rappel l'association, suite a l'apparition cancer d'origine professionnelle est synonyme de désinsertion professionnelle et de paupérisation pour la victime qui survit et de précarité pour la veuve et les ayants droit. Par ailleurs, le dispositif de retraite pour pénibilité tel qu'il est actuellement conçu ne permet pas de prendre en compte une espérance de vie réduite en raison à une exposition à des substances cancérigènes.

Stéphane LAGOUTIÉRE

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