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Page d'accueil d'une cyberpharmacie françaiseUne révolution serait-elle en passe d'avoir lieu avec la décision que vient de prendre le conseil d'Etat depuis le 1er mars 2013 ? Non elle ne vient simplement que préciser une pratique déjà pratiqué sur internet depuis décembre avec 455 afin de se mettre en conformité avec les directives européennes. 10 000 médicaments ont désormais cette possibilité sachant que ces derniers pouvait déjà être fournit sans ordonnance médicale.

La création d'une officine sur la toile dont les règles restent cependant très strictes ainsi les ventes soumis sur le net seront soumise aux mêmes normes déontologie applicables à l'officine. Les sites devront également obtenir l'aval de l'Autorité Régionale de Santé (ARS) et se déclarer à l'Ordre des Pharmaciens.

Une décision qui intervient néanmoins dans un contexte de baisse des ventes de médicaments. Le cabinet Celtipharm explique la baisse enregistrée en 2012 par une crise de confiance dans le médicament. Les ventes de médicaments sous ordonnance ont baissé de 1,5% et celles des médicaments hors prescription ont diminué de 0,2%. La baisse de consommation est liée pour un tiers à la diminution des prescriptions et pour les deux tiers à la baisse du panier moyen de l'ordonnance.

Une double justification à la vente en ligne

Tout en mettant en garde contre une banalisation du médicament, l'Ordre des Pharmaciens apporte une double justification à cette nouvelle pratique. La vente via le web permettra en effet de comparer les prix et de consolider la lutte contre la falsification des médicaments.

Aujourd'hui, les faux médicaments représentent 25% des marchandises de contrefaçon bloquées aux frontières de l'Union européenne, ce qui équivaut à 27 millions de boîtes interceptées, selon l'OMS. 50% des médicaments vendus sur Internet seraient des contrefaçons, et 96% des pharmacies en ligne seraient illégales, d'après la National association of boards of pharmacy. Au niveau mondial, un médicament sur dix est une copie, tandis qu'en France 1% du marché serait touché. Le phénomène est tel que le business de la contrefaçon de médicaments serait 25 fois plus lucratif que celui de l'héroïne, beaucoup plus risqué.

La Rédaction

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