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Marisol Touraine (2e a gauche) lors de la conférence de la présentation de la stratégie nationale de santéAdapter le système de santé aux maladies du XXIe siècle et réduire les inégalités de santé. Tels sont les deux objectifs de la stratégie nationale de santé présentée ce lundi matin par la ministre de la Santé Marisol Touraine.

La ministre qui dans son intervention a tenu à apaiser toute crainte parmi les professionnels, et d'assuré que la stratégie nationale de santé «n'est pas une étatisation de la médecine libérale, ni une revanche de la médecine libérale contre l'hôpital».

Et d'ajouter « Notre système de santé reste remarquable, mais il a été construit pour faire face aux pathologies aiguës des années 1950, pas aux défis du vieillissement et aux maladies chroniques d'aujourd'hui», a expliqué la ministre devant les journalistes.

Parmi les principales mesures l'annonce la généralisation du tiers payant, une promesse du candidat François HOLLANDE, pour lequel l'accueil de l'information a été diversement apprécié des médecins généralistes qui doutent de son bien fondé. Une réalité cependant pour la majorité des pays en Europe la France pratiquant avec trois autres pays une exception.

Un tiers payant a selon ces concepteurs l'objectif de permettre ainsi de réduire l'engorgement des services des urgences, dont les Français croient souvent à tort en leur gratuité. « D'ici à 2017, quand vous irez voir votre médecin, vous n'aurez plus à avancer le prix de la consultation », déclare Marisol Touraine, en ajoutant que « dès la fin de l'année prochaine, le tiers payant sera possible pour les ménages aux revenus modestes ».

Une promesse dont beaucoup doute fortement et notamment les personnes à faible revenue : minimum vieillesse, allocataires de l'AAH ou des pensions, fortement illusoires. Ces derniers ayant véritables des difficultés d'accès aux soins tels que le dentiste, l'ophtalmologiste...qui eux représente une réelle difficulté et ou le tiers pays reste une exception.

Actuellement, les Français qui vont consulter leurs médecins généralistes avancent les frais pour les consultations chez les médecins du secteur 1 ne dépassant pas les honoraires. Seul pour les a l'heure le patient couvert par une prise en charge à 100 % ainsi que les personnes bénéficiaires de la CMU et de l'AME en sont dispensé.

Situation qui devrait être totalement supprimée d'ici à 2017. Mais aussi du secteur 2 dès lors que les mutuelles prendront en charge le dépassement d'honoraires.

Le cout d'une consultation d'un généraliste...

Selon l'UFC-Que choisir, dans une enquête en juillet 2012, les dépassements a augmenté de 1,7 % sur un an dans trois spécialités : pédiatrie, ophtalmologie et gynécologie. Désormais, une consultation chez un spécialiste de secteur 2 (secteur à honoraires libres) coûte en moyenne 52,10 euros, 61,50 euros dans les grandes villes. Soit plus du double du tarif conventionnel établi à 28 euros. Pour l'UFC, cette progression tient d'une part aux comportements des médecins déjà installés. E

L'UFC qui tire à boulets rouges sur le nouveau Contrat d'accès aux soins qui doit entrer en vigueur le 1er octobre prochain. « Il se contentera de geler les dépassements d'honoraires des seuls médecins volontaires », argumente l'association. Des dépassements déjà beaucoup trop élevés au goût de l'UFC qui continue de réclamer sans délai leur plafonnement à 40 % du tarif de la Sécurité sociale et la fermeture de l'accès au secteur 2.

Maisons de santé, information des patients...

Parmi les autres mesures annoncées, Marisol TOURAINE, a noté celle de l'ouverture de 300 maisons de santé pluridisciplinaire seront prochainement ouverte afin de pour faciliter l'accès aux soins dans les zones où l'offre médicale est peu fournie. Une pratique soutenue par l'arrivée d'ici à la fin 2013 de 200 « praticiens territoriaux » s'installera aussi dans les régions faiblement médicalisées.« Ce sont des médecins généralistes qui s'installent dans des zones désertées, auxquels on assure un revenu garanti de 3600 euros par mois », confie la ministre.

Une proposition contestée par la Fédération des médecins de France (FMF) qui a promis de s'opposer à cette « mesure démagogique » qui pourrait mettre à mal la liberté tarifaire des médecins libéraux en contribuant à « une étatisation de la médecine de ville ».

D'autres grandes orientations, destinées à « refonder » le système de santé, ont été présentées : amélioration de l'information des patients par la mise en ligne d'une base de données publique. Les médicaments vont inaugurer ce projet, puisque le nouveau site internet devrait être lancé dès la semaine prochaine.

Mais aussi la création d'« actions de groupe » permettant à une association ou à un groupe d'individus ayant subi le même préjudice de saisir un juge... Ces orientations devraient être fixées dans une loi de stratégie nationale de santé en 2014.

Seul dossier qui fait l'objet d'un large et véritable consensus celui du lancement du dossier médical personnalisé. Sujet plus consensuel. Ce sont les personnes âgées et les victimes de maladies chroniques qui seront effectivement concernées par la mesure, qui visera à faciliter l'échange d'informations entre les différents professionnels de santé.

Stéphane LAGOUTIERE

A consulter pour information :

Feuille route de la Stratégie nationale de Santé

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