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Message d'alerte

la mdecine de premier recour de plus en plus mal

À l'occasion de la visite annoncée du président de la République dans un « pôle de santé libérale et ambulatoire » de Basse-Normandie, et alors que des annonces y sont attendues suite à la publication du rapport d'Élisabeth Hubert sur l'avenir de la médecine de proximité, le CISS fait valoir qu'il réclame depuis de nombreuses années : la conduite d'un débat sur les ressources nécessaires à l'équilibre des comptes de l'assurance-maladie.

Sans oublier l'adoption d'une rémunération au forfait pour la part principale de l'activité médicale de premier recours, tant pour répondre aux aspirations financières des médecins que pour garantir une répartition harmonieuse des professionnels dans le territoire. Plutôt a contrario que la poursuite d'une rémunération essentiellement centrée sur l'acte et accompagnée de la probable création d'un secteur optionnel, qui ne fera qu'augmenter encore les restes à charge des usagers et rendre plus opaques les tarifs de leurs soins. Avec la participation des usagers à la Convention médicale, comme l’exige tout exercice de transparence sur la décision en matière d’usage des fonds publics.

Selon le CISS, la situation aujourd’hui présente toujours un retard important. En effet, « nos concitoyens ne veulent plus être confrontés à des risques pour leur santé et pour leur vie dans des zones médicales désertées par les médecins. Il appartient donc aux pouvoirs publics de s’en préoccuper, en puisant le cas échéant dans les solutions structurelles qui sont évoquées dans le rapport remis par Mme Élisabeth Hubert ».

Le collectif qui estime comme essentiel le vote sur l'adoption des Projets régionaux de santé et notamment de leurs « schémas ambulatoires », que la cartographie des déserts médicaux soit impérativement fournie aux Conférences régionales de la santé et de l'autonomie et que le contrôle des mesures prises pour réduire ces déserts médicaux soit effectivement conduit chaque année devant le conseil de surveillance de chaque agence régionale de santé concernée.

Évoquant le rapport Hubert et notamment les solutions conjoncturelles évoquées, le collectif estime lui qu'elles ne peuvent être mises en place que si elles répondent à un double impératif. Cela ne doit pas se traduire par une baisse de la couverture d’assurance maladie des usagers ni par l’augmentation de leur reste à charge, mais aussi une réduction du service de santé apporté aux usagers.

Une visite pour le président de la République qui intervient après avoir inauguré par une visite dans une maison de santé pluridisciplinaire à Bletterans dans le Jura. Plus de deux ans après, il réitère une visite similaire à Orbec dans le Calvados. Le Chef de l'état avait notamment déclaré « Les maisons de santé, à l'image de celle que je viens de visiter, remarquable, à Bletterans, sont le lieu idéal de la coopération entre professionnels de santé. Les maisons de santé sont l’ossature du système de santé de demain. Elles offrent une réponse de proximité. Elles améliorent la qualité des soins grâce à la collégialité. Elles offrent aux professionnels des conditions de travail satisfaisantes. Là encore, les ressources de l'assurance-maladie seront orientées, je le dis, prioritairement vers ces structures. Nous voulons davantage de maisons de santé ». Le CISS exige maintenant que ces promesses soient traduites en acte !

La Rédaction

 

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