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Odile MAURIN Presidente de Collectif Interassociatif a Toulouse au Conseil Regional Midi-PyreneesA la veille de la journée internationale des personnes handicapées, les associations du Collectif Inter associatif Handicaps 31 (CIAH 31) présidé par Odile MAURIN, s'inquiètent de la situation des familles d'enfants et de jeunes en situation de handicap en Haute‐Garonne. Ainsi selon ce collectif la Maison Départementale des Personnes Handicapées qui compterais environ 800 enfants et jeunes de moins de 20 ans en attente de places en établissements ou services médico‐sociaux, dont 350 attendent une place en semi internat.

Des chiffres, dont l'Agence Régionale de Santé de Midi-Pyrénées que nous avons contactée, n'a pas voulu contredire. Mais pour lequel le Directeur de la MDPH a lui refusé « d'affirmé l'exactitude ». Une situation qui semble se vérifié et qui dans ce cas confirme l'amplification d'un phénomène et comme le souligne le collectif contraints des parents « de quitter leur activité professionnelle pour garder leur enfant à la maison ». Une situation qui risque à terme de plonger des familles dans une précarité « inacceptable : les enfants concernés ne reçoivent pas les soins, les rééducations et l'éducation, la stimulation dont ils ont besoin » insiste le CIAH 31.

Des illustrations de situation que critiquent les associations et citent comme exemple celle de ce jeune garçon de 8 ans avec autisme, dont les parents séparés. Un enfant qui nécessité de la présence d'un éducateur même la nuit. Sa mère demande un établissement médico‐social utilisant les méthodes de communication adaptées et situé dans le secteur de son domicile.

Ou encore celle de cette jeune fille âgée de 17 ans avec déficience moyenne à sévère, sans communication verbale, en attente de place en semi internat pour adultes dont les parents sont demandeurs d'asile depuis 2013. La famille est à bout.

Une situation critiquée ouvertement par le collectif qui rassemble 26 associations, estime la situation en Haute‐Garonne, particulièrement alarmante. Une commission des cas critique s'est réunie en novembre. Les familles devront attendre janvier pour les autres cas, sans garantie de résultats. Faudra‐t‐il la survenue d'un drame pour que les choses bougent ? S'interroge les associations qui ne comprennent plus la politique sociale départementale.

Zéro sans solution"

De son coté, Denis PIVETEAU, conseiller d'État et ancien secrétaire général des ministères sociaux, a été missionné en 2014 par le gouvernement pour proposer des solutions aptes à faciliter l'accueil durable des personnes en situation de handicap exposées à un risque de rupture de prise en charge. Le rapport Zéro sans solution, remis en juin 2014, préconise ainsi une évolution majeure des pratiques professionnelles de celles et ceux qui participent à l'orientation et à l'accompagnement des personnes en situation de handicap. Un journée de présentation c'est tenu au CNSA  le 10 novembre dernier.

Dans le sillage de ces recommandations, le projet « une réponse accompagnée pour tous », piloté par Marie-Sophie DESSAULLE, qui ambitionne une mise en mouvement de l'ensemble des acteurs (conseils départementaux, maisons départementales des personnes handicapées – MDPH – agences régionales de santé – ARS – rectorats, conseils départementaux, gestionnaires d'établissements) pour que la coordination entre eux soit plus étroite, que les décisions d'orientation soient mieux suivies et régulièrement réévaluées et que, dans les situations complexes, des solutions puissent être recherchées et mises en place de façon collaborative.

Marisol TOURAINE, ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes et Ségolène Neuville, secrétaire d'État chargée des Personnes handicapées et de la Lutte contre l'exclusion ainsi que le président de l'Association des départements de France, Dominique Bussereau, ont ainsi lancé, début août, un appel à candidatures conjoint afin de développer de nouvelles organisations et mettre en place la démarche de réponse accompagnée pour tous sur les territoires volontaires.

23 départements ont répondu favorablement : l'Aisne ; les Alpes-de-Haute-Provence ; l'Aude ; la Corrèze ; la Côte-d'Or ; la Drôme ; la Guyane ; le Haut-Rhin ; Ille-et-Vilaine ; les Landes ; la Loire ; la Loire-Atlantique ; le Morbihan ; le Pas-de-Calais ; les Pyrénées-Orientales ; Saône-et-Loire ; la Sarthe ; Seine-et-Marne ; la Seine-Maritime ; la Vendée ; la Vienne ; les Vosges ; l'Yonne.

Alors les promesses de Madame la Ministre semble encore très loins pour ces familles, les départementements nous dirons que la réductions des dotations de l'Etat et la raisons de cette situation, en bref personne n'est responsable a l'exception des familles qui elles doivent continuer a porter le poid de plus en plus lourd sans que aucune administration ne puisse venir lui tendre la main...

La Rédaction

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