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Marisol TOURAINE presentant les detaille de son plan 2015-2018 pour les soins palliatifsLa ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes, Marisol TOURAINE a détaillé un plan pour développer les soins palliatifs, notamment à domicile, et censés « réduire les inégalités » d'accès aux soins de fin de vie pour un montant de 190 M€ sur trois ans. Un plan étalé sur trois ans et qui concerne en France près de « Près de 225.000 personnes décèdent chaque année en France dans des conditions requérant des soins palliatifs, mais toutes n'y ont pas accès avant leur mort », a annoncé la ministre dans son intervention.

Un dispositif qui s'inscrit en complément de la future loi Claeys-Leonetti. Une loi instaurant un droit à bénéficier sous certaines conditions d'une sédation profonde et continue jusqu'au décès.

Un budget de 190 M€ sur trois ans

Étalé sur trois ans (2016-2018) d'une enveloppe de 190 M€ soit environ 50 M€, auquel sont inclus 40 M€, sont intégrés au budget de Sécurite sociale de 2016. Un montant dérisoire pour les spécialistes et les élus de certains départements qui critique déjà ce plan qui prévoit ainsi que chaque région dispose d'au moins un lit de soins palliatifs pour 100.000 habitants d'ici à 2018, alors que certaines d'entres elles seraient « très en deçà de cet objectif ». Marisol TOURAINE n'hésitant pas affirmer que seuls 20 % d'entre elles y ont recourt, a-t-elle précisé lors d'un déplacement à la Fondation Œuvre de la croix Saint-Simon à Paris, celle-ci annonçant également la création de six nouvelles unités de soins palliatifs sera ainsi créée en 2016.

Une formation indispensable...

« Fortement développés » depuis plus de dix ans avec l'allongement de la durée de vie et la prise en charge de maladies chroniques, les soins palliatifs « ne bénéficient pas à tous les Français, ou du moins pas dans les mêmes conditions », a-t-elle pointé évoquant des accès « très disparates » sur le territoire. Pour y remédier, ce plan qui est le quatrième depuis 1999, celui-ci prévoit à la fois une meilleure formation des professionnels...

Pour cela chaque Agence régionale de santé (ARS) devra mettre en place « un schéma de repérage précoce » des patients qui auront besoin de soins palliatifs. Des patients dont certains dont parfois des demeurant inaccessibles pour avoir été identifiées trop tardivement. Pour cela et éviter ces situations des experts seront « susceptibles » de se déplacer au domicile du patient pour évaluer directement ses besoins en soins palliatifs, a esquissé Marisol TOURAINE.

Le plan qui prévoit enfin un décloisonnement de la formation, avec la création d'une filière universitaire dédiée aux soins palliatifs. Ainsi que la création de postes d'enseignements interdisciplinaires entre les étudiants en philosophie, santé, psychologie et droit, avec la mise en place d'une formation spécialisée en soins palliatifs et en médecine de la douleur, dans le troisième cycle des études médicales. Actuellement, il n'existe aucun diplôme d'études spécialisées en soins palliatifs.

Une campagne d'information

La ministre qui juge essentielle que tous les moyens soit mise en œuvre afin d'informer le patient, notamment concernant les directives anticipées, un centre national dédié à la fin de vie et aux soins palliatifs va voir le jour afin de mettre en place, d'ici un an, une campagne de communication. Par ailleurs, « au moins 30 nouvelles équipes mobiles de soins palliatifs » devrait être mise en place l'année prochaine afin de renforcer les soins à domicile et dans les établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) pour éviter « les hospitalisations inutiles ».

Un comité de pilotage devrait se réunire très prochainement pour mettre en œuvre ce plan.

Stéphane LAGOUTIÉRE

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