Contenu principal

Message d'alerte

Centre de dialyse ou un homme voit son sang passe a l exterieur du corps a travers le dialyseurEn 2015, déjà la Direction générale de l'offre soins avait abaissé le forfait de dialyse.  Une situation qui semble prendre le même chemin en 2016 selon plusieurs sources concordantes, dont la DGOS. Une situation et annonce pour Fédération nationale d’aide aux insuffisants rénaux pourrait a nouveau « fortement impacter la qualité de vie et de prise en charge des patients dialysés », mais aussi des professionnelles si telle était le cas pour des économies, ce sont les psychologues, les diététiciens, les assistants sociaux qui seront touchés.

Une offre de soins en baisse constante…

L’an dernier, une première baisse significative des forfaits avait déjà mis à mal l’équilibre financier des structures de dialyse, en particulier les unités dites " de proximité ". Aussi, « les conséquences d’une nouvelle baisse des forfaits sans concertation » précisent la FNAIR. Une baisse qui pourrait fortement impacter la prise en charge de l'éducation thérapeutique indispensable aux personnes dialysées à la fois pour une meilleure autonomie et meilleures qualités de vie grâce à une plus grande efficience des traitements.

Cette baisse des forfaits qui vont à l'encontre des recommandations faites par la haute autorité de santé, par l'Assurance-maladie et le ministère de la Santé, contraint les différentes structures de dialyse. En première ligne, ce sont les psychologues, diététiciens, assistants sociaux, personnes en charge de l’éducation thérapeutique qui risque d’en faire les frais. Tous ces soins dits " annexes " et pourtant largement reconnus comme indispensables pour les personnes dialysées et recommandés par la HAS, l’Assurance maladie et le ministère de la Santé

L’association appel a cohérence dans la politique de santé…

Cette baisse devrait intervenir dès le début du mois de mars serait un recul en arrière selon FNAIR pour qui, si les forfaits de dialyse venaient à nouveau à baisser, on pourrait légitimement se poser la question de la cohérence de nos autorités de tutelle.

En effet, la HAS et l’Agence de la biomédecine dans leurs évaluations en 2014,  la Cour des comptes dans son rapport de septembre 2015 même si dernier avait ouvert des pistes d’économie possible et la CNAMTS dans son rapport " charges et produits " pour l’année 2016 ont successivement rappelé la nécessité de développer toutes les alternatives à la dialyse en centre, notamment celles qui favorisent une meilleure autonomie du patient (dialyse à domicile, dialyse péritonéale, auto-dialyse).

Comment imaginer aujourd’hui que la DGOS, qui a elle-même demandé l’évaluation médico- économique faite par la HAS, puisse a nouveau décidé une nouvelle fois faire fi de ces recommandations ? s'interroge l'association.

Pour la FNAIR, la question du coût de la dialyse en France doit être analysée de manière globale et « la recherche d’économies ne doit pas remettre en cause la qualité de la prise en charge ». Il est aujourd’hui unanimement reconnu précise-t-elle dans son communiqué « que l’autonomie et le choix pour le patient de sa modalité de dialyse, dans le cadre d’une décision partagée avec son médecin, sont des éléments clé de sa qualité de vie et de l’efficience de ses traitements. S’il s’agit vraiment d’encourager et d’accompagner cette autonomie, il est grand temps que la DGOS et toutes les autorités de tutelle se donnent les moyens de leurs ambitions ! »

Des pistes ouvertes par la Cour des comptes

Le problème, c’est que 70 % des patients sont traités en centre lourd ou en unité de dialyse médicalisée, au tarif moyen de 87.000 euros par an, avec des frais annexes qui atteigne 700M€ de frais de transports sanitaires. En comparaison, l’hémodialyse à domicile ne coûte que 50.000 euros et convient mieux au souhait de la plupart des malades qui veulent rester chez eux. Mais la tarification à l’activité incite les établissements à facturer des séjours.

La Cour des comptes avait donc proposé dans son rapport en septembre 2015, d’instaurer un tarif unique par patient dialysé, de réduire significativement les tarifs des séances en centre lourd, de fixer des normes de qualité des soins plutôt que des obligations de moyens à respecter. Cela permettrait selon elle d’économiser le quart du coût moyen par patient atteint d’insuffisance terminale.

La Rédaction

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir