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Plus de onze ans après le début d'une phase pilote engagé au sein de six régions par l'institut de veille sanitaire, la déclaration obligatoire du mésothéliome est désormais Forme rare de cancer appelée mésothéliome qui affecte la plèvre. La cause étant soit liée a des risques professionnels ou a l'environnement comme la démontré l'Inserm en 2010Forme rare de cancer appelée mésothéliome qui affecte la plèvre. La cause étant soit liée a des risques professionnels ou a l'environnement comme la démontré l'Inserm en 2010étendue à toute la France. Le ministère de la Santé a déposé le décret n°2012-47 du 16 janvier 2012 qui ajoute cette maladie à la liste des trente déjà présente. Cette mesure constitue l'action 9.1 du Plan cancer 2009 - 2013. L'InVS qui rappelle que l'objectif vise lui a renforcé la surveillance épidémiologique de cette affection, provoquée dans la majorité des cas, par une exposition professionnelle à l'amiante.

Cette déclaration obligatoire s'inscrit plus largement dans la lutte contre le cancer et en particulier des cancers liés à l'exposition à l'amiante qui représente un enjeu important de santé publique. Cette exposition, qui a pu survenir plusieurs dizaines d'années avant l'apparition de la maladie, représente actuellement le seul facteur de risque avéré de mésothéliome. Elle est le plus souvent professionnelle, mais peut également être d'origine "environnementale".

Une décision prise suite au rapport établi Laurence Chérié-Challine, Ellen Imbernon, présentant les résultats de l'expérimentation, les 10 facteurs identifiés et les modalités préconisées pour le déploiement national, validés par le Comité de pilotage et le haut conseil de santé publique. Il ressort qu'un système purement passif sans animation nationale, ni gestion active régionale a peu de chances d'aboutir. La motivation des acteurs devra être entretenue, avec l'appui des professionnels et des institutionnels, par des retours d'information montrant en quoi ce système présente un intérêt de santé publique et pour les patients. Dans certaines régions, des actions spécifiques seront indispensables pour mettre en place cette DO.

Une maladie qui continue à ronger les travailleurs

Le nombre de nouveaux cas de mésothéliomes survenant chaque année en France est actuellement estimé entre 800 et 1 200, soit 0,3 % de l'ensemble des cancers. Le mésothéliome est un cancer principalement la plèvre, parfois le péritoine et rarement le péricarde ou la vaginale testiculaire. Il prédomine chez les hommes qui représentent deux tiers des cas. Le pronostic du mésothéliome pleural est parmi les plus sombres de tous les cancers (taux de survie relative à cinq ans estimé à 7 % pour les patients diagnostiqués entre 1989 et 1997). Selon le PNSM, on estime que « chez les hommes environ 83 % des mésothéliomes pleuraux sont attribuables à une exposition professionnelle à l'amiante. Chez les femmes, cette proportion tombe à 38 %, sans que l'on puisse clairement en expliquer les raisons. Les expositions environnementales sont encore mal connues ».

Un meilleur suivit des connaissances

La déclaration obligatoire « répond essentiellement à des objectifs de connaissance », explique l'Institut de Veille sanitaire (InVS). Ses responsables veulent en effet « mieux suivre le nombre de cas survenant dans le territoire, leurs caractéristiques et mieux comprendre leur lien possible avec une exposition non professionnelle à l'amiante ». Pour cela, des enquêtes environnementales seront mises en œuvre lorsque aucune exposition professionnelle n'aura été repérée.

Trois populations particulières, dont la cause de la maladie peut s'expliquer par une exposition non professionnelle à l'amiante, seront alors enquêtées : les femmes, les moins de 50 ans et les mésothéliomes non localisés à la plèvre et notamment du péritoine. La DO vient compléter la surveillance assurée par le Programme national de surveillance des mésothéliomes (PNSM) pleuraux dans 23 départements métropolitains et mis en place en 1998. En effet, si celui-ci reste la référence, il ne permet pas de suivre les mésothéliomes pleuraux dans les départements non couverts (70 % de la population), ni les autres localisations de mésothéliomes dans les départements couverts. Il est important de noter que la DO ne se substitue en aucune façon au système de déclaration des maladies professionnelles.

La Rédaction

Pour en savoir plus et consulter le guide « déclarer, agir, prévenir » édité par l'InVs

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