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Passation de pouvoir entre manuel valls et bernard cazeneuveTout comme François HOLLANDE il y a quatre jours, Manuel VALLS aura pris le temps de la réflexion, un choix qu’il a fait connaître hier accompagné par son épouse a Évry, « Oui, je suis candidat à la présidence de la République », rompant le faux suspens dans cette commune ou il a été le maire. Une annonce qui ne faisait plus de doute depuis l’annonce du renoncement de François HOLLANDE. Le premier ministre qui comme il l’avait annoncé à présenté sa démission au Chef de l’État qui vient de nommé en remplacement l’ancien ministre de l’Intérieur Bernard CAZENEUVE qui prend ce soir les clés de Matignon, le ministre de l’Intérieur, remplacé par Bruno Le ROUX.

Manuel VALLS qui a ce soir officiellement à remis les clés de Matignon à Bernard CAZENEUVE, lors d’une passation de pouvoir pour le moins détendu deux hommes qui se retrouvé dans la cour de l’hôtel Matignon après un long entretien en privé. Manuel VALLS qui aura précisé que .« Pendant 32 mois, j’ai mis mon énergie, mon amour de la France, mon engagement au service de ce pays que j’aime par-dessus tout. J'ai été un premier ministre heureux, c'est difficile à dire vu les épreuves traversées, mais non Matignon n’est pas un enfer ». Aujourd’hui précise-t-il « je pars tranquille, car je sais qu’il un grand homme d’État » avant de conclure son discours « Vous êtes un ami, vous êtes un frère ce qui est rare en politique ».

Bernard CAZENEUVE qui aura lui tournée son discours aussi sous le signe de l’amitié, s’adressant à Manuel Valls « Les épreuves que nous avons traversées ensemble ont rendu notre amour pour notre pays plus grand, et nous l’avons en partage ». Le premier ministre aura insisté dans son discours sur trois principes fondateurs, celui de protéger, progresser et préparer l’avenir « voilà ce que je vais essayer de faire, modestement ».

Un poste en charge des affaires courantes...
Le premier ministre qui succédera à Manuel VALLS sera le plus éphémère de la Ve République avec un poste qu’il devrait occuper 159 jours. Un homme des situations d’urgence.

Bernard CAZENEUVE qui aura été l’homme des situations d’urgence comme en mars 2013, où il est déménagé en catastrophe du quai d’Orsay à Bercy, pour remplacer au budget le ministre Jérôme CAHUZAC. Un poste qui lui Manuel VALLS au .Journal de 20 heures sur France2vaudra le surnom de « R2D2 ». Une ascension qui aurait dû prendre fin, mais celui-ci est choisi comme ministère de l’Intérieur, en remplacement de Manuel VALLS, parti à Matignon après la cuisante défaite du PS aux élections municipales en avril 2014.

Un ministère qui aura été loin pour cet homme âgé de 53 ans d’être une partie de plaisir et qui aura affronté de nombreuses crises. Des difficultés commencent en octobre 2014 avec la mort du militant écologiste Rémi FRAISSE. Puis celle de la nouvelle vague d’attentats sans précédent qui commence avec ceux de Charlie Hebdo et de l’hyper cacher en janvier 2015, les attentats à Paris et à Saint-Denis du 13 novembre 2015, la tuerie de Nice du 14 juillet 2016 et la mort du père Hamel à l’église de Saint-Étienne-du-Rouvray (Seine-Maritime), le 26 juillet 2016. Mais aussi les manifestations policières souvent hors syndicats où ceux des pompiers réclament plus de moyens.

Un remaniement à minima....
Un gouvernement auquel François HOLLANDE a également annoncé quelques changements avec le choix d’une relative « stabilité ». Ainsi le pose de ministre de l’Intérieur a été confiée Bruno Le ROUX, un autre fidèle du chef de l’État. Patron des députés PS depuis le début du quinquennat, son bilan est mitigé. Il n’a jamais réussi à juguler la fronde d’une partie des parlementaires socialistes. Un homme qui avait été pressenti en 2014 pour ce poste, pour son expérience aux partis socialistes sur ce dossier.

Ce sera le seul changement notable dans le gouvernement. « Le souhait de François Hollande était de ne changer que le premier ministre, pas de faire un grand remaniement », explique un proche du chef de l’État. Un changement auquel s’ajoute également celui de deux secrétaires d’État. Jean-Marie Le GUEN qui prend donc en charge le développement et la francophonie. André VALLINI proche de M. Hollande, hérite des relations avec le Parlement. « Avec André Vallini, le premier ministre a souhaité avoir à ses côtés un parlementaire proche et expérimenté », indique-t-on à l’Élysée.

Manuel désormais en campagne des primaires...
«On nous dit que la gauche n'a aucune chance, mais rien n'est écrit. [...] On nous dit que l'extrême droite est qualifiée d'office pour le second tour, mais rien n'est écrit. On nous dit que François Fillon est déjà le prochain président de la République, mais rien n'est écrit.». Un ancien premier ministre qui a choisi le rassemblement et à l’unité dans son discours, «chacun devra faire un effort, moi le premier» (...) Aujourd'hui, j'ai une responsabilité : rassembler. Car enfin, quand on a gouverné avec François Mitterrand, Lionel Jospin, François Hollande, on partage quelque chose de fort [...] c'est une histoire, un fil commun. Je veux faire gagner tout ce qui nous rassemble.»

Une tache qui sera loin d’être facile dans une primaire qui sera courte à peine deux mois, alors même que les candidats a cette primaire ne cesse de se multiplier et qu’une partie de la gauche comme Jean Luc MELANCHON, Sylvia PINEL pour les radicaux de gauche ou de Manuel MACRON. Une campagne des primaires que Manuel VALLS à pris la décision de ne pas attendre et pour lequel son agenda a déjà prévu de nombreux rendez-vous.

Quels candidats a priori...
La primaire de la gauche, qui se tiendra les 22 et 29 janvier, ne fait que débuter. Les candidats doivent se faire connaître avant le 15 décembre. Arnaud Montebourg a été le premier à déposer sa candidature mercredi. Ce sont également lancer dans la course Pierre LARROUTUROU, Benoît HAMON, Gérard FILOCHE, Marie Noëlle LIENNEMAN, Jean-Luc BENNAHMIAS et François de RUGY.

Alors que le Chef de l’État n’aura fait aucune allusion pour soutenir le désormais candidat et ancien premier ministre, Manuel VALLS, en se présentant a la primaire de la gauche. Les sondés souhaiteraient voir désignée à l'issue de la primaire organisée par le Parti socialiste et ses alliés pour choisir leur candidat à l'élection présidentielle de 2917, placent en tête Manuel VALLS en tête avec 24 % des voix (+5 % par rapport au précédent sondage du 21 novembre) devant Arnaud MONTEBOURG, 14 % (=) et Benoît HAMON, 6 % (+1 %).

Auprès des sympathisants de gauche, Manuel VALLS est crédité de 33 % de réponses positives (-1 % par rapport au précédent sondage du 21 novembre) devant Arnaud MONTEBOURG (20 %, +3 %) et Benoît HAMON (13 %, +4 %). Enfin, à l'issue de la primaire, 50 % des sondés préféreraient voir désigner manuel VALLS plutôt qu'Arnaud MONTEBOURG (42 %) pour représenter la gauche à l'élection présidentielle de 2017.

Stéphane LAGOUTIÉRE

Source : Gouvernement/ Matignion 

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