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Le Depute Daniel Fasquelle lors de l intervention pour l explication de sa resolutionSoutenu par un collectif associatif qui avait même lancé il y a quelques jours une pétition qui avait réuni près de 1500 signatures, le député Daniel FASQUELLE et les 93 autres députés (LR) n’auront donc pas convaincu l'ensemble des députes de droite comme de gauche pour sa résoultion. Une demande que la secrétaire d'État chargée des Personnes handicapées, Ségolène NEUVILLE a estimé dans l'hémicycle comme « « attaque sans précédent contre l'ensemble des professionnels de santé », précisant que cette résolution aurait « pour effet de raviver des tensions qui n'ont plus lieu d'être ».

L’exaspération des parents et associations ?
Une résolution qui avait pourtant réussi à réunir plusieurs députés de droites, prés d’une centaine au final, comme Laurent Wauquiez, Bernard Debré et Nathalie Kosciusko-Morizet, qui souhaitait encourager le nouveau gouvernement à ne plus financer les prises en charge psychanalytiques et à pénaliser les professionnels de santé qui « s'opposent aux avancées scientifiques et commettent des erreurs médicales en matière d'autisme ».

Faisant référence notamment à une tribune dans le Journal le Monde signée par vingt-cinq professionnels de l’autisme dont le Pr Thomas Bourgeron. et le Pr Marion LEBOYER a réaffirmé ceci : « Nous, médecins, chercheurs ou professeurs d’université en psychiatrie, en neurologie, en neurosciences, en génétique, en physiologie, en psychologie, en immunologie ou en imagerie médicale, en appelons au choix résolu d’une médecine fondée sur les preuves, qui a permis de si grands progrès dans la prise en charge de nombre de maladies ou handicaps. ».

« Sortons du Moyen Âge dans le traitement de l'autisme et redonnons espoir aux familles », a lancé depuis la tribune M. Fasquelle, qui soutient « les méthodes éducatives et comportementales », recommandées par la Haute Autorité de santé (HAS) depuis 2012 et mises en œuvre en particulier au Canada et en Belgique. Le député qui aura avant de quitter la tribune rappeler les nombreuses dérives ainsi que les situations inacceptables que vivent de nombreux parents .Avant de clore son intervention en affirmant « N’attendons pas un procès de grande ampleur intenté par les familles pour agir et nous entendre dire dans quelques mois, comme pour le Mediator ou l’amiante : « Nous le savions. Pourquoi n’avons-nous rien fait ? »

Un manque de soutien...
Souvent huée lors de son intervention, le député n’aura pas trouvé y compris au sein de groupe politique un soutien pour sa résolution Nicolas DHUICQ, psychiatre de profession, s'est élevé contre, car « il n'y a pas un autiste, mais des autistes », donc une pluralité d'approches, et il y aurait une « dérive dangereuse » à ce que le législateur impose des méthodes ou techniques aux soignants. Une approche soutenue par la Secrétaire d’ État Ségolène NEUVILLE elle-même médecin, a martelé son "engagement total pour promouvoir les recommandations de bonnes pratiques" de la HAS, qui sont une simple aide aux praticiens. Outre la défense d'une politique envers les autistes ayant déjà évolué, elle a rappelé le lancement en janvier 2017 de la concertation sur un 4e plan pluriannuel,

Un rejet soutenu par les socialistes, le front de gauche, et les centristes, face a l’abstention des radicaux de gauche, qui aura néanmoins les principales associations dédiées à l'autisme, rassemblant notamment les familles Agir et vivre l'autisme, Vaincre l'autisme, Asperger aide France, Collectif Egalited, Autistes sans frontières, Maison de l'autisme ou encore SOS Autisme ont fait savoir leurs regret a l’annonce de ce vote.

Hasard du calendrier, était remis ce 8 décembre le prix de l'INSERM au professeur de pédopsychiatrie Catherine BARTHÉLEMY pour ses 40 ans de recherche sur l'autisme. Elle-même est défavorable à une approche psychanalytique, par laquelle « on continue de soigner la mère ».

Stéphane LAGOUTIERE

Source : Collectif associatif / assemblée national

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