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marie-arlette-carlotti-centre-bellevue-marseille-atelier-videoEn visite à Marseille ou elle a occupé le siège de député jusqu'à sa nomination comme ministre en charge du handicap et de la lutte contre l'exclusion, celle-ci dénonce le comportement du président du conseil général Jean-Noël GUERINI en ayant empêché une réunion sur le handicap prévu a la préfecture. Réalité ou guerre de clan au sein du parti socialiste, l'affaire reste à déterminer !

Le centre Bellevue...transformé en plate-forme politique

La ministre en visite dans la ville phocéenne ou elle avait comme sa journée par une visite au centre Bellevue à Marseille, un centre géré par l'AFAH* fondé en 1967, par Germaine Poinso-Chapuis décédé en 1981, elle exercera notamment les fonctions de députée et ministre de la Santé, elle travaillera surtout dans le domaine juridico social. Une femme dont la ministre a dit vouloir s'inspirer durant son mandat du travail effectué par celle-ci. Saluant notamment son courage politique "qui a toujours défendu la morale publique face aux petits arrangements" précise la ministre en pensant précisément au président du conseil général Jean-Noël GUERINI.

Une visite que la ministre aura effectuée entourée de la nouvelle préfète à l'égalité des chances, Marie LAJUS mais aussi de plusieurs de ses amis comme la députée Sylvie ANDRIEUX, le maire de secteur Garo HOVSEPIAN et son adjointe en charge du handicap sur le secteur Marion HONDE, le conseiller général Michel PEZET.

Traversant l'établissement dans le moindre recoin, Marie Arlette CARLOTTI parlera alors de nombreuses difficultés que rencontre sa ville « qui reste plus chère à mon cœur que le reste de la France », qu'il s'agisse des "Transports, universités, développement économique, emploi : ça ne va pas, il faut unir nos forces". Revenant au handicap celle-ci posera les bases d'une série critiques "là non plus ça ne va pas, Marseille est très en retard en matière d'accessibilité".

Une visite qui se terminera pour la ministre par la découvre l'atelier vidéo des résidents. Christelle lui présente le clip dans lequel ils jouent et qu'ils ont eux-mêmes réalisé sur les paroles d'Elle me dit du chanteur Mika : « Pourquoi tu gâches ta vie ? Danse ! Danse ! Danse ! » Une bouffée d'optimisme ou la ministre parlera avec les pensionnaires notamment sur leurs activités "Ma volonté politique, c'est de sortir les personnes handicapées du ghetto". La ministre, qui n'interviendra dans le domaine de la scolarité et du travail que pour rappeler que "1500 aides à la vie scolaire (AVS) on était recrutés en urgence pour cette rentrée, mais il reste au moins 6 000 enfants en demande", a reconnu la ministre, qui veut créer "un vrai métier de l'accompagnement scolaire". En matière d'emploi des handicapés, celle-ci s'arrêtera à préciser les dispositions spécifiques dans tous les nouveaux contrats" (d'avenir, de génération) et n'a pas exclu un doublement des pénalités pour les entreprises qui ne respectent pas les quotas. "Là aussi, a vivement rebondi la ministre, Marseille et le département sont très en retard..."

Un rendez-vous manqué ?

Une visite qui devait se poursuivre en début d'après-midi à la préfecture entre le réseau associatif, Parcours Handicap 13, les services de l'État et elle-même. Mais qui selon Marie Arlette CARLOTTI n'aura pu avoir lieu dénonçant, le président du conseil général Jean-Noël GUERINI « et l'étendue de son irresponsabilité en donnant l'instruction à ses agents et aux conseillers généraux de boycotter la rencontre » fustige la ministre dans un communiqué.

Dénonçant "une faute morale grave", la ministre souligne que partout en France, l'État et les conseils généraux "travaillent en synergie et en confiance" sur la question du handicap. "Cette situation ubuesque pourrait prêter à sourire si elle se bornait à la guerre picrocholine que tentent de mener Jean-Noël GUERINI à tous ceux qui, pour des questions de morale et d'éthique, demandent son départ", ajoute-t-elle.

De son côté le président du conseil général ne pas avoir été invité à participer à une réunion, dans un communiqué indiquant qu'aucun courrier en ce sens signé de la ministre n'était parvenu au conseil général. "Il n'est pas utile de créer, une fois de plus, un incident au sujet de cette réunion et de susciter des polémiques qui n'ont pas lieu d'être", poursuit le président du conseil général, qualifiant le communiqué de Mme CARLOTTI de "diffamatoire".

jean-noel-guerini-president-du-conseil-generalJoute verbale... qui sera le gagnant ?

Au-delà du fait qu'il y a d'un côté une femme devenue ministre et pour lequel certaines prêtes le désir de conduire la prochaine liste des municipales en 2014. Et qui souhaite pour cela asseoir une légitimée dans une ville très souvent connue pour ses affaires. Mm CARLOTTI fait partie des quelques conseillers généraux des Bouches du Rhône au sein d'un collectif Renouveau PS 13 réclament ouvertement la démission de M. GUERINI depuis sa mise en examen dans une affaire de marchés publics présumés frauduleux, en septembre 2011. Une affaire ou se mêle aussi le pouvoir de la direction de la fédération socialiste et, là aussi, le collectif Renouveau PS 13 a dénoncé lundi la mainmise persistante de l'élu sur cette dernière.

Reprochant également une « série de pressions exercées sur les élus départementaux dans le but d'apporter les voix de leurs militants obligés en faveur de l'actuel premier secrétaire fédéral le député PS Jean-David CIOT,». Ce dernier arrivé à la tête de la fédération en 2011 après neuf ans passés au cabinet de M. GUERINI au conseil général brigue un nouveau mandat de premier secrétaire en octobre, parmi d'autres candidats.

Stéphane LAGOUTIÉRE

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