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Gerard Larcher elu mercredi president du SenatAlors que ce dimanche, 178 des 348 sénateurs sont renouvelés, la gauche a connu une nouvelle défaite face à la droite UMP- UDI-UC, disposant d’une majorité absolue de 188 sièges. La véritable bataille a eu lieu aujourd’hui pour le plateau, que vient de remporter Laurent LARCHER, avec une majorité absolue de 194 voix sur 337 suffrages exprimés grâce au désistement du candidat centriste François ZOCCHETTO. Le candidat socialiste Didier GUILLAUME ayant lui obtenu au deuxième tour 124 voix, la communiste Éliane ASSASSI, 18 voix, seule femme candidate.

Un vote qui met fin de l’intermède socialiste présidé par Jean-Pierre BEL, qui n’aura duré que trois ans et pour lequel Gérard LARCHER qui retrouve ainsi un poste qu’il avait occupé de 2008 à 2011. 

Un président du Sénat qui est le deuxième personnage de la République, dans la mesure où il assure l'intérim du chef de l'État en cas de vacance ou d'empêchement. « Il faut donner au Sénat plus de force, plus de voix, montrer que le bicamérisme est indispensable à l'équilibre de nos institutions », a déclaré Gérard LARCHER à l'issue de son élection.

Gérard LARCHER qui a également promis une « opposition constructive avec comme boussole l'intérêt du pays ». L'examen à l'automne de la réforme territoriale dans ses deux volets (carte des régions et compétences des collectivités) sera le premier vrai test de l'attitude de la nouvelle majorité, vent debout contre cette réforme pendant la campagne des sénatoriales.

Une gauche en recule

Si on ne peut véritablement attribuer comme un échec supplémentaire a François HOLLANDE ou a son gouvernement, reste qu’il s’agit là d’un fruit du choix des électeurs lors des précédentes élections municipales et qui pourrait se confirmer en 2015 lors des élections départementale et régionale. Seule consolation « il n'y a pas de vague bleue », selon le patron du PS Jean-Christophe Cambadélis, dont le camp « résiste ».

La droite en tête avec pour l'UDI et l'UMP comptent désormais, 187 sièges, soit 26 de plus que lors du précédent scrutin, et une majorité de 11 sièges, un peu plus large que celle dont disposait la gauche depuis trois ans.

La gauche qui recule dans cette troisième défaite électorale en six mois pour la gauche au pouvoir, après les municipales de mars et les Européennes de mai. Petite consolation, selon le patron du PS Jean-Christophe CAMBADELIS, « il n'y a pas de vague bleue dont le camp "résiste".

Une première sous la Ve république

Si la droite remporte ses sénatoriales, le vainqueur en t-il vraiment celui que l’on croit ? Peut-être pas. En effet l’entrée de deux sénateurs de l’extrême droite au palais du Luxembourg semble faire le buzz sur internet et dans les médias. Et pour preuve, avec un mode de scrutin que pourrait imaginer lui être favorable notamment a la proportionnelle, le type d’électeur des conseillers municipaux a 95 % l’empêcher depuis longtemps d’espérer un siège.

Ceux qui affirmer hier que leurs entrées était impossible et qui affirment aujourd’hui que leurs poids n’auront que peut de valeur se trompent une fois de plus. Deux nouveaux sénateurs David RACHLINE dans le Var et Stéphane RAVIER, dans les Bouches-du-Rhône également maire du 7e arrondissement de Marseille.

Une élection que Marine Le Pen qui s'est félicitée "d'une victoire historique" de son parti. Soyons réaliste des conseillers municipaux souvent sans étiquette, parfois du centre droit ou de la droite et peut de gauche ont manifestement voté pour eux et leurs permettre d’obtenir le score atteint dimanche dernier.

Stéphane LAGOUTIÉRE

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