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Signature du pacte 2012 2014 pour l emploi des travailleurs handicapes entreprise adapte premier ministreLe 22 décembre dernier, François Fillon a signé, à Matignon, le Pacte pour l'Emploi des personnes en situation de handicap en Entreprises Adaptées portées par l'Union Nationale des Entreprises Adaptées (UENA) et les principales associations et fédérations du secteur du handicap. Un événement qui concrétise l'engagement pris par le Président de la République le 8 juin dernier, lors de la Conférence nationale du handicap. Mais répond-elle vraiment à la progression du chômage des travailleurs handicapés qui sera fin 2011, de 19,9 % soit +07 % en 2011.

2011.04.21.Reforme-aah-et-des-mdphRoselyne Bachelot, ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale, a effectué ce matin une visite à la direction départementale de la cohésion sociale du Val-de-Marne. Celle-ci à cette occasion fait le point sur la mise en œuvre des mesures décidées dans le cadre révision générale des Politiques publiques et notamment concernant la politique du handicap.

La ministre qui annonçait l'engagement d'une réflexion pour réduire la moitié des délais d'attribution de la carte de stationnement des personnes handicapées. Délais dont la moyenne varie encore six à huit mois et pouvant aller à 12 mois dans certains départements. Première étape en 2012, de confier la fabrication de ces cartes à l'imprimerie Nationale. La réflexion engagée vise aussi à recentrer les moyens humains de l'État et des MDPH dans l'accompagnement des personnes en situation de handicap et l'attribution des prestations, en particulier l'A.A.H, afin de permettre à d'améliorer le traitement des demandes d'obtention de cette allocation. Un outil qui devrait être généralisé dans toutes les directions départementales d'ici mars 2012.

L'objectif selon Roselyne BACHELOT est de pouvoir à moyen terme de réduire les disparités d'accès à l'AAH entre les départements. Un enjeu de taille, l'État financement à 100 % cette allocation, soit un montant total pour 2012 de plus de 7,5 Md€.

La Rédaction

2011.12.07.logo handi_entreprise_2011Une semaine après la signature d'une convention avec l'AGEFIPH afin de promouvoir l'emploi des travailleurs handicapés qui reste important dans la région. Le président Martin Malvy et François Simon, vice-président de la Région Midi-Pyrénées en charge des solidarités, a remis aux sept lauréats des entreprises et associations de la région Midi-Pyrénées leurs prix. Ce dernier visant à récompenser une démarche volontariste et efficace pour les personnes en situation de handicap.

 

2011.12.01.relevement de-la_TVA_a 5_5Le relèvement de la TVA a 5,5 aura donc votée et ceux malgré la pression de nombreux lobbies du bâtiment, de la restauration, des services a la personnes...La mesure du plan Fillon aura donc finalement été votée par les députés avec comme objectif annoncé 1,8 Mds € de recette supplémentaire. Un relèvement auquel seules les cantines scolaires lorsque celles-ci sont gérées sous forme de délégation de service public, ce qui ne sera pas le cas par exemple de certains médicaments n'auront pas cette chance. Un Vote obtenu après un long débat où amendements et discussions n'ont eu de cesse d'affluer pour tenter de laisser certains secteurs à 5,5 %. Provoquant l'apparition de désaccord y compris dans les rangs mêmes de la majorité.

Une mesure qui intervient alors que l'assemble nationale examine depuis mardi, le projet de budget rectificatif 2011, qui compte plusieurs des mesures annoncées le 7 novembre par François Fillon. Peu avant l'Assemblée nationale avaient d'ailleurs procédé au vote plusieurs autres mesures comme la suppression de la taxe de 2 % sur les nuitées d'hôtel de luxe à plus de 200 euros la nuit instaurée en septembre, au motif que le secteur de l'hôtellerie sera touché par le relèvement du taux de TVA. Le gel du barème de l'impôt sur le revenu pour 2012 et 2013 a également été adopté au cours de la nuit.

Des lobis des secteurs du bâtiment, du livre, dans les rangs de gauche et de droite, mais en vain. En allusion à l'alimentation, bien de première nécessitée ainsi que les fruits et légumes frais resteront à 5,5 %, ainsi que les croissants, pains au chocolat, et autre viennoiserie. Valarie PECRESSE soucieuse de ne pas trop en demander a également accepté un léger report pour les opérations de logements sociaux décidées ou engagées avant la fin de l'année 2011.

Malgré tout, cette mesure aura-t-elle un impact sur l'emploi, c'est la question que Jean-Claude Sandrier (PCF) a posée, s'inquiétant de « la perte d'un milliard de chiffre d'affaires et de la disparition directe ou indirecte de près de 10.000 emplois » dans le BTP. Le député Gilles Carrez (UMP) lui répondre « que passer à 7 % de TVA "n'aura aucun effet sur les travaux" d'autant que "les plus susceptibles de faire des travaux de logements sont les ménages les plus aisés". une vérité qui n'appartient évidemment qu'a celui qui l'affirme !

Au final les livres, la construction en général, les transports scolaires et transport public (Bus, train et métro, avion) le bois de chauffage, la collecte des déchets, l'alimentation pour le bétail, les services à la personne et bien d'autres encore n'ont échappé à la hausse. Dernière et rare brèche de la ministre du Budget, s'agissant des médicaments, seuls « les médicaments non remboursés » sont concernées, a affirmé Valérie Pécresse alors que Jean-Pierre Brard lui demandait si «le Doliprane» faisait partie de la liste.

Stéphane Lagoutiére

L'équipe du candidat PS à la présidentielle François Hollande a dénoncé ce samedi la politique du gouvernement en matière de handicap, estimant que plusieurs lois ne sont «pas appliquées» et que rien n'est fait pour «favoriser l'insertion des personnes handicapées». «Ce 3 décembre, comme chaque année depuis 1992, a lieu la journée Hamou BOUAKKAZ et François HOLLANDE©PARTIS SOCIALISTEHamou BOUAKKAZ et François HOLLANDE en octobre 2011internationale des personnes handicapées», rappellent dans un communiqué Marisol TOURAINE, responsable du pôle social de la campagne de François Hollande et Hamou BOUAKKAZ, responsable du handicap. Ce dernier qui appartient a la section des sourds et malentendants socialiste avait rejoint la veille l'équipe socialiste.

Hollande engagé «pour une politique forte»

Évoquant un «douloureux bilan», les deux élus écrivent que «les lois ne sont toujours pas appliquées, le gouvernement supprime les postes permettant d'accueillir les enfants atteints de handicap dans les écoles, aucun effort réel n'est fait pour favoriser l'insertion des personnes handicapées». François Hollande lui s'est engagé « pour une politique forte» en faveur des handicapés, disent-ils. Un projet centré «autour de trois objectifs » : « faire appliquer la loi 2005, une des principales lois sur les droits des personnes handicapées: ressources, emploi, accessibilités, etc., favoriser l'accessibilité dans tous les lieux publics et privés est développé l'emploi » des handicapés «notamment en agissant concrètement pour la scolarisation des enfants et des jeunes handicapés ».

Hamou BOUAKKAZ nommé dans l'équipe de François Hollande

L'équipe présidentielle rejoint Marisol TOURRAINE, Hamou BOUAKKAZ sera lui en charge des questions du handicap. Une nouvelle qui semble avoir réjoui la section des sourds et malentendants socialistes auxquels il appartient. Présent le 17 novembre lors de l'intervention de François Hollande au Café Signes pour parler du Handicap. Lui-même en situation de handicap : aveugle de naissance, il est adjoint au maire de Paris, chargé de la démocratie locale et de la vie associative. Il est l'un des très rares élus français porteurs d'un handicap, qui plus est issu d'une minorité. Il occupe aussi depuis 2006 un poste d'administrateur de l'ADAPT et fut par le passé également administrateur de l'AGEFIPH. Un parcours bien rempli qui trouve aussi le temps animé les rencontres du collectif « le sens des autres » auxquels il a toujours rendu accessible notamment par le biais de l'interprétariat en LSF.

Une nomination qui ne prouves-en rien malgré les affirmations de la section des sourds et malentendants socialistes, de la bonne volonté et surtout de propositions sérieuses au-delà des paroles de bonne volonté que chaque candidat a ce poste peut donné a l'occasion de discours. Elle prouve néanmoins la prise en compte d'une partie des Français qui représente 12 % de la population des moins de 65 ans.

Stéphane LAGOUTIÉRE

Alors que demain auront lieu la journée mondiale de lutte contre le Sida, les ministres Xavier BERTRAND, ministres du Travail, de l'Emploi et de la Santé, et Nora BERRA, secrétaire d'État chargée de la santé, tiennent à rappeler que, trente ans après la découverte de la maladie, la lutte contre le sida reste plus que jamais une priorité du gouvernement.

2011.11.30.hotel chatelet_ruban_sidaCet habillage installé jusqu’à la fin de l’année sera visible pendant 8 jours par les passants de la rue de Grenelle, le portail du ministère étant laissé ouvert.Car s'il vrai qu'il existe certains points positifs comme une certaine stabilisation du taux des découvertes de séroposivités dans la population générale depuis quelques années ou encore l'augmentation de l'espérance de vie des personnes atteintes du VIH. Les ministres qui ont incité sur le fait que le soutien aux recherches socio-comportementales coordonnées par l'Agence Nationale de Recherches sur le sida et les hépatites virales a été maintenu en 2011 au même niveau.et ceux-là « malgré un contexte budgétaire difficile.

Xavier BERTRAND, qui à lui déclarer dans un communiqué que « Ces résultats ne doivent pas nous faire baisser la garde ; il reste des défis à relever. En 2010, on a enregistré 6300 découvertes de séropositivité et, malgré les cinq millions de tests réalisés, il resterait 40 à 50 000 personnes infectées qui l'ignorent. Certaines populations restent aussi particulièrement touchées par l'épidémie. Nous ne pouvons pas l'accepter et c'est tout l'objet du Plan de lutte contre les VIH-sida et IST 2010-2014 qui vise notamment à réduire le nombre de personnes infectées ». Nora Berra, qui a installé le Comité national de suivi du Plan en juin dernier, estime elle que le gouvernement « agissait à tous les niveaux : celui du dépistage, de la prévention, de la prise en charge médicale, de la prise en charge sociale, et de la recherche ».

Prévention et dépistage...

Un gouvernement qui si reste présent dans les campagnes de prévention comme celle de l'INPES rediffusée en décembre incite au dépistage en banalisant le recours au test. Elle sensibilise à la fois la population générale (spot, affiches) et les médecins traitants (brochures). Par ailleurs, pour intensifier le dépistage ciblé en direction des populations le plus touchées, un appel à projet réalisé avec le concours de la CNAMTS, permet de soutenir 32 projets d'associations utilisant les dépistages rapide1 avec pour objectif la réalisation au plus près des populations de 65 000 tests rapides par an. Un second appel à projets va être lancé début 2012 pour compléter ce dispositif. Dans le domaine de la prévention, en plus du soutien confirmé aux associations de lutte contre le VIH, plusieurs projets ont abouti en 2011.

Prise en charge médicale...

Dans le domaine de la prise en charge médicale, on peut notamment citer, l'élaboration et la diffusion, en novembre dernier, d'une instruction relative aux recommandations pour l'émission d'avis médicaux concernant les étrangers malades atteints de pathologies graves. Mais aussi l'animation d'un groupe d'experts qui permet d'adapter très régulièrement aux progrès scientifiques les recommandations de prise en charge : la montée des traitements précoces depuis 2010 illustre la capacité de notre système de soins d'améliorer de façon continue traitement et prévention.

 

Les soucis viendraient plutôt selon les associations pour la prise en charge des populations en état d'exclusion et qui malheureusement sont trop souvent écartées des politiques de prévention et dépistages. Des hommes, des femmes et des enfants qui face à la maladie n'ont souvent aucun moyen financier pour lutter...

Dans le domaine de la prise en charge sociale

Norra Berra et Xavier Bertrand qui tiennent à rappeler, l'étude sur les dispositifs d'hébergement créés dans le champ du VIH (ACT, appartements relais, lits VIH en CHRS, familles relais) a été rendue publique en avril dernier. Certaines recommandations ont déjà été intégrées aux instructions aux ARS. La création de 186 places d'appartements de coordination thérapeutique (ACT) financée en 2011. 48 autres nouvelles places dédiées en priorité aux personnes sortant de prison ont été ajoutées dans le cadre du plan d'action stratégique 2010-2014. Bien trop peu comme ne le cesse de le reprendre les associations, selon lequel ce sont environ 800 à 1000 places qui seraient nécessaires. Les ministres qui rappellent enfin la signature de la convention AERAS (S'Assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé comprend des avancées pour les personnes qui présentent un risque aggravé de santé. Une signature dont la mise en œuvre sur le terrain et loin d'être appliqué sur les terrains par les banques comme l'avait indiqué la FNATH ou le CISS.

La Rédaction

 

Supposé avoir créé 50 000 nouvelles places en établissement pour l'autisme le 10 juin 2008, le président a généralisé ces places à toutes les maladies rendant encore plus instable son plan de redressement. Malgré tous les deux secrétaires d'État ont dévoilé le 26 novembre dans le cadre de la journée internationale de l'épilepsie deux Nadine MORANO Marie-Anne MONTCHAMP dévoile la maquette de l'EPI Grand Est contre l'épilepsie©Accueil-Lorraine-EpilepsieNadine MORANO Marie-Anne MONTCHAMP dévoile la maquette de l'EPI Grand Est contre l'épilepsie©Accueil-Lorraine-Epilepsiejours auparavant la maquette du projet de l'EPI Grand Est. Une occasion pour les deux femmes de rencontrer patient, famille, association et le corps médical au cours de ses rencontres.

En 2013, l'EPI Grand Est sera la 4e structure en France entièrement dédiée aux patients épileptiques et la 1re dans le Grand Est. Construit sur le site de l'ancien hôpital Jeanne d'Arc de Dommartin-lès-Toul, cet établissement, dont le fonctionnement est financé à 90 % par l'État, est une première réponse aux besoins d'accueil et d'accompagnement des 20 000 enfants et adultes épileptiques que compte ce territoire.

« La Lorraine compte 20 000 épileptiques, le Grand Est 60 000 », rappelle Pierre Lahalle-Gravier, président de l'association Accueil-Lorraine-Epilepsie, parties prenantes au projet et qui espère que ce projet ne représente qu début. . Epigrand'Est se présente comme un vaste réseau articulant la prise en charge globale des malades. Sera édifiée, sur le site de Dommartin-lès-Toul, une MAS d'une capacité de 48 places pour les cas les plus graves. « Ce n'est pas assez, mais c'est un début », assure Pierre LAHALLE-GRAVIER. Un service d'accompagnement médico-social des personnes handicapées, SAMSAH, de quarante places s'y implantera aussi, ainsi qu'un centre de ressources. Le coût total du projet, supporté à 90 % par l'État, s'élève à 6,3 M€ et il créera 70 emplois. L'Office d'hygiène sociale de Lorraine en est la cheville ouvrière et le réalisateur. Enfin, Nadine MORANO assure qu'elle a « sanctuarisé 4,3 M€ d'aides annuelles de l'État pour assurer le fonctionnement du nouveau centre ».

Une thématique aux enjeux considérables

Selon un rapport très récent de l'OMS, l'épilepsie est, en 2010 la maladie neurologique handicapante la plus répandue en Europe, affectant six millions de patients de tout âge et de toutes conditions sociales. L'épilepsie est par ailleurs l'une des maladies les plus coûteuses, avec un coût global estimé à 0,2% du PIB des pays industrialisés. Elle est aussi responsable d'une surmortalité importante, avec 33.000 décès liés à l'épilepsie survenant chaque année en Europe.

Les deux secrétaires d’état a la découverte d'Epidom. Un projet qui devrait créer 70 emplois © Accueil-Lorraine-EpilepsieLes deux secrétaires d’état a la découverte d'Epidom. Un projet qui devrait créer 70 emplois © Accueil-Lorraine-EpilepsieLe constat réalisé par l'OMS en Europe s'applique à la France ou 500.000 patients souffrent d'épilepsie, dont 30% de formes pharmacorésistantes, pour un coût annuel estimé à 3,5 Mds€. Une meilleure prise en charge de l'épilepsie représente donc un enjeu économique majeur. Une réduction de 10% des erreurs diagnostiques permettrait des économies de l'ordre de 15 Millions d'euros par an. Tout comme une prise en charge efficace de sa prise en charge sociale.

L'enjeu éducationnel complète ce tableau médico-économique avec près de 90.000 enfants et adolescents français souffrant d'épilepsie dont la formation est injustement limitée par des difficultés d'acceptation de leur handicap en milieu scolaire, mais aussi par la non-reconnaissance de difficultés cognitives spécifiques qui seraient amendables, aboutissant à une perte de chance de leur insertion professionnelle future, au coût sociétal majeur.

75000 personnes ont des déficiences liées à leur épilepsie et nécessitent une attention particulière à laquelle le système médico-social répond trop partiellement. Ainsi, plus d'une personne sur cinq vivant en EMS (établissement médico-social) souffre d'épilepsie; d'autres vivent en famille ou en hôpital, refusés en EMS à cause de leur maladie. Par ailleurs, 2% des personnes en EMS présentent une épilepsie sévère, mettant leur vie en danger.

L'État a déjà pris quelques mesures très spécifiques en faveur de l'épilepsie. La loi de Santé Publique du 09 août 2004 incluait ainsi l'objectif 62 épilepsies. Ou encore Le Plan "Maladies Chroniques" du 24 avril 2007 contenait plusieurs propositions concrètes transversales aux différentes maladies chroniques, parmi lesquelles l'épilepsie. Mais il reste de très nombreux aspects, non traités, non connus qui nécessiteraient la mise en place d'un véritable PLAN ÉPILEPSIE.

Le travail reste long, tout comme le chemin d'une véritable politique que ne peut se réduire à l'installation d'un modèle d'installation importante comme celui-ci qui sera mise en place dans le grand est mais qui doit être le point de départ d'une politique nationale loin d'être véritablement la volonté du gouvernement pour l'instant

Stéphane LAGOUTIÉRE