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Message d'alerte

Journee du don d organeChacun dans sa famille puisse discuter, se positionner, donner son avis concernant le prélèvement ou être farouchement opposée à cela. C'est pour cette raison que depuis quinze ans, l'Agence de la biomédecine communique et sensibilise, à l'occasion d'une journée natioalequi a lieu ce lundi 22 juin 2015, sur le don d'organes. Aujourd'hui, il y a encore beaucoup de tabous autour de donner ou non ses organes. Le constat est sans appel. La France manque cruellement d'organes à greffer. Même si en dix ans, il y a eu une augmentation de 26% du nombre de greffes pratiquées, il faut continuer à sensibiliser l'opinion publique. Preuve en est puisqu'aujourd'hui 20311 personnes sont en attente d'une greffe.

Mais comment peut-on faire pour sauver encore plus de vie. Rappelons qu'en 2014, 5 357 patients ont pu bénéficier d'une greffe contre 5123 en 2013. Mais le ministère de la santé a un objectif bien plus ambitieux.

« J'ai fixé un objectif : passer de 5 300 greffes par an, aujourd'hui, à 5 700 l'année prochaine. Pour cela, il faut communiquer, sensibiliser nos concitoyens au don. C'est pour cela que nous lançons une campagne qui a un message simple : « Don d'organes, parlez-en avec vos proches », a expliqué la ministre de la Santé Marisol TOURAINE sur le site internet de Ouest-France.

80% des Français veulent bien donner un organe à leurs proches

Pourtant dans la théorie, 80% des Français se déclarent favorables aux don d'organes mais la pratique, ils sont encore trop peu à passer le cap. « Ce qui me frappe, c'est que les taux de refus sont extrêmement variables d'une région à une autre. L'Ouest de la France est, par exemple, l'une des régions où il est le plus faible. Cela s'explique peut-être par une culture du don, de l'échange, de l'attention aux autres, du dialogue aussi, et des équipes médicales extrêmement mobilisées », poursuit la ministre.

« C'est pourquoi, je viens d'autoriser à Nantes l'expérimentation d'une nouvelle procédure, appelée Maastricht 3, qui permet à des patients qui n'ont plus de perspective thérapeutique de se déclarer donneurs, après leur mort », ajoute-t-elle. Cela veut-il dire que le consentenement de la famille sera passée à la trappe ?

Se passer du consentement de la famille

Un amendement adopté en avril dernier dans le projet de la loi santé avait fait culer beaucoup d'encre. Le texte stipulait que le prélèvement d'organes serait présumé pour tous et que le consentement des familles ne serait plus requis pour le don d'organes. Marisol TOURAINE a clarifié les choses.

« Beaucoup d'erreurs ont circulé. Depuis la fin des années 1970, le principe en France est celui du consentement présumé. Ce qui suppose précisément que chacun puisse parler à ses proches et exprimer éventuellement son refus d'un prélèvement », a-t-elle rappelé sur Ouest-France.

En effet, le Registre national des refus permettra ainsi de savoir si un donneur est pour ou contre le don d'organes. En attendant que les dispositios de ce texte se mettent en place à partir du 1er janvier 2017, il faut continuer d'en parler à ses proches. Car donner ses organes peut sauver plusieurs vies. Le combat pour l'Agence de la biomédecine pour le don d'organes n'est pas prês de s'arrêter de si tôt...

La Rédaction

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