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Visite de la ministre de la Solidarité Agnès BUZYN à l'association française des aidantsA l’occasion de la Journée nationale des Aidants, la ministre des Solidarités et de la Santé Agnès BUZYN et le Député de Paris Le Gendre sont venus partager un moment d'échange avec des proches aidants et des professionnels de terrain dans les locaux de l'Association française des Aidants. La ministre qui a cette occasion a rappelé l’importance à « réveiller les consciences » sur le quotidien des aidants familiaux de personnes malades, âgées ou handicapées, une situation que vivent plus de 8millions de personnes.

Une politique en trois axes…
La ministre de la Solidarité et de la Santé qui aura elle visité les locaux de l’association française des aidants au côté de sa présidente Florence LEDUC. Des aidants indispensables pour les personnes en pertes d’autonomie et sans qui « leurs conditions de vie et lieux de vie qui n'auraient rien à voir avec ceux qu'ils ont actuellement » a indiqué la ministre. Des aidants familiaux qui sont souvent confronté a des situations dramatiques et qui doivent « réveiller les consciences » évoquant trois axes de travail pour parvenir a trouvé des solutions. Qu’ils s’agissent de la formation des professionnels de santé, la reconnaissance des aidants dans la société, et leur prise en charge institutionnelle.

L’association qui aura mis l’accent de journée nationale, sur celle des "jeunes aidants, qui ne sont pas épargnés", la présidente qui aura cité en exemple celui de Laure âgée de 19 ans lors qu’elle apprend le cancer de sa mère, témoignant des diffucltés à accompagner pendant six ans sa mère, aujourd'hui décédée, dans sa maladie, ses démarches administratives, ses contacts avec les soignants, tout en gérant le quotidien à la maison. Trop jeune pour "comprendre". Un malade qui dans tous les cas est aussi une mère, un père, un proche, "Quand on est un adolescent, on se sent invincible, mais qui nous soigne nous, qui prend soin de nous ?" précise Laure…

Plus de 170 000 Franciliens dépendants…
Avec l'âge, les capacités fonctionnelles déclinent et peuvent engendrer des situations de perte d'autonomie. Sur les 2,2 millions de Franciliens de 60 ans ou plus, près de 522 000 déclarent des problèmes fonctionnels sévères. Parmi ces derniers, environ 170 000 sont identifiés comme dépendants selon une étude de septembre 2017 réalisé par l’INSEE.

Des Franciliens de 60 ans ou plus se déclarent moins souvent en situation d'incapacité et de dépendance que les personnes âgées des autres régions. Toutefois, d'importantes disparités départementales existent, notamment entre Paris et la Seine-Saint-Denis, département le plus exposé. Ces inégalités sont encore plus marquées chez les femmes : les situations d'incapacité semblent moins fréquentes dans les départements où l'espérance de vie est la plus élevée. Une cartographie de l’image de la population qui n’est certes pas à l’image de la population française reste que certains marqueurs se retrouvent sur le territoire.

Le "droit au répit" mal connu des aidants…
Accueils de jour ou de nuit, relais à domicile et même séjours vacances, des solutions existent pour leur permettre de souffler un peu. Mais "six aidants sur dix ne savent pas où s'adresser", selon Claudie Kulak, présidente du collectif d'associations organisateur de cette journée nationale. Un droit de répit pourtant instauré par la loi sur l'adaptation de la société au vieillissement à instaurer en mars 2016, qui permet d'obtenir auprès des départements une aide de 500€ par an pour financer un accueil ponctuel du proche dépendant.

Pour preuve de cette situation une enquête de l'Odas a ainsi montré que les concours versés par l'État aux départements au titre de la loi vieillissement n'ont pas été entièrement dépensés en 2016, et que le droit au répit est une des mesures qui a tardé à se mettre en oeuvre. Un rôle d’information qui revient au-delà des associations aux centres communaux d'action sociale (CCAS), les centres locaux d'information (Clic) afin d’orienter les aidants vers les aides auxquelles ils peuvent prétendre. Sur plus de 450M € alloués en 2017 par la CNSA aux départements pour financer la réforme de l'APA, le "droit au répit" des aidants représente 78M €, précise M. CORBIN. Pour Florence Leduc, présidente de l'Association française des aidants l'instauration de ce droit est une mesure « symbolique, mais très importante » car elle marque une reconnaissance de ces personnes.

Toulouse récompensé pour son soutien aux aidants
Le 5 octobre à la veille de cette journée nationale, la ville de Toulouse et sa métropole se sont vu remettre à la Maison de l’Amérique latine à Paris, le prix Entreprise & salarié Aidants. Un prix récompensant une initiative innovante développée par les deux collectivités pour apporter un soutien à leurs agents qui accompagnent un proche dépendant (maladie, handicap, perte d’autonomie, fin de vie…) Un dispositif organisé autour d’une campagne de sensibilisation, d’une action de formation et d’un suivi individualisé qui sont proposés aux agents pour les aider dans leurs démarches au quotidien et leur apporter un soutien pour concilier vie professionnelle et situation d’aidants familiaux.Parmi les outils de ce dispotifs, déployé dans le cadre de l'amélioration de la qualité de vie au travail dont selon la ville et la métropole auraient bénéficiés à 107 agents, ont note notamment le partage d'experience, accompagnement ou l'information. 

Sophie CLUZEL en visite a Lyon
De son côté la secrétaire aux personnes handicapées, Sophie CLUZEL, était-elle à Lyon où elle aura posé à l’occasion de cette journée nationale, la première pierre d'une Maison de répit, située à une 10 minutes du centre-ville. Un établissement qui aura pour vocation d’accueillir fin 2018, des enfants et adultes handicapés et leurs proches aidants pour des séjours de ressourcement et d’accompagnement réguliers rythmés par des activités physiques et de bien-être. La secrétaire d’État qui réaffirmer a cette occasion son intention de « prévenir l’usure sociale des aidants et la nécessité de permettre leur répit en évitant les ruptures de parcours encore trop nombreuses aujourd’hui ».

La ministre qui aura également en début d’après-midi, visiter des établissements sociaux et médico-sociaux et notamment un institut d’éducation sensorielle pour jeunes déficients visuels et troubles associés, un foyer d’accompagnement médicalisé et un pôle de compétences et de prestations spécialisés en accompagnement des jeunes porteurs de Troubles du Spectre de l’Autisme.

Stéphane LAGOUTIÉRE

Sources : Ministères Solidarité et Santé / INSEE / Association française des Aidants / Mairie de Toulouse

 

 

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