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FlachMobÀ l’occasion de la Journée nationale de prévention du suicide qui aura lieu ce jeudi, S.O.S Amitié Paris Ile-de-France lance un appel aux dons pour récolter 30 000 €. Grâce ç une campagne d’affichage sur la prévention du suicide par l’écoute réalisée par les étudiants de l’Institut supérieur des médias (ISCPA), l’association espère ainsi ouvrir un huitième centre dans le Nord de Paris. Bien évidemment à travers cette campagne, S.O.S Amitié Paris Ile-de-France veut avant tout faire baisser le nombre de suicides par an

Une situation pour lequel aujourd’hui il est encore insoutenable de penser que plus 10 500 personnes se suicident par an dans notre pays.

Un chiffre qui a poussé S.O.S Amitié Paris Ile-de-France, à tiré la sonnette d’alarme. Alors que l’association ne peut traiter qu’un appel sur quatre par manque de personnels, cette dernière a décidé de lancer un appel aux dons à travers une campagne d’affichage dans le métro pour la prévention du suicide par l'écoute afin de récolter 30 000 €. Cet argent permettra à l’association d’ouvrir un huitième centre d'écoute dans le Nord de Paris.

« L'ouverture de ce centre d'écoute est déterminant pour que l'association puisse remplir pleinement sa mission de prévention du suicide et de lutte contre la solitude.  Il permettra de recevoir 10 000 appels de plus dès la première année, de répondre aux appelants connectés (tchat et internet) et de recruter de nouveaux bénévoles écoutants », souligne le président de S.O.S Amitié Paris Ile-de-France, Maxime BONIN, dans un communiqué.

L’ISCPA missionné pour réaliser l’affiche.

Débuté le 28 janvier dernier, les voyageurs pourront découvrir 650 affiches dans 350 stations de métro et du R.E.R en Ile-de-France a partir de demain 5 fevrier. Pour cette campagne, Affiche campagne de don SOS SuicideS.O.S Amitié a sollicité l’aide de la Fondation du groupe Ratp ainsi que celle de l'Institut supérieur des médias (Iscpa) pour la troisième année consécutive. Leurs actions s'inscrivent dans un plan annuel de communications événementielles fondées sur les valeurs fondamentales communes d'écoute et de solidarité.

De leurs côtés, les étudiants de deuxième année en communication de l'ISCPA Promo 2013-2016 ont été missionnés pour la création de l'affiche. « Participer à cette action nous a offert une belle expérience de création dans notre petite salle 218 où pendant douze heures on a refait le monde... On donne une partie de son temps, de soi, pour essayer d'aider des inconnus », a expliqué leur professeur Eric BOCCALUPO, dans un communiqué. Grâce à cette campagne, S.O.S Amitié Paris Ile-de-France espère que le nombre de suicides baissera.

Le suicide un sujet tabou dans le monde du handicap ?

Une question qui comme la sexualité, ou encore l'euthanasie reste peu discutée au sein de la communauté représentative des personnes en situation de handicap. Pourtant les faits sont là et il existe, comme avec Rémy Salvat, 23 ans, qui s'est suicidé, dimanche en août 2008 à Valmondois (Val-d'Oise), en avalant des médicaments. Ou plus récemment en aout 2014 celui à Bruges, près de Bordeaux d'un sexagénaire qui avait mis a ses jours après avoir tué son fils de 23 ans.

« La société face au suicide » « Le suicide des personnes handicapées est-il tabou ? » qui avait même fait l'objet d'une table ronde a l'occasion de la journée de prévention du suicide en 2012 animée par Jean-Louis BOSC, Vice-président de l'Union nationale pour l'insertion sociale du déficient auditif (UNISDA) et Co-animateur du groupe de travail sur la détresse psychologique des personnes en situation de handicap du Conseil national consultatif des Personnes handicapées (CNCPH), Vice-président de l'ANPEDA. Appelant dans son intervention, à la création d'un Observatoire pour l'étude statistique et le suivi du suicide des personnes en situation de handicap. « Nous sommes actuellement incapables de connaître le nombre de personnes en situation de handicap qui mettent fin à leurs jours dans les statistiques officielles. Elles sont de fait transparentes », avait-il précisé.

Un tabou qui reste a faire tomber, et pour lequel l'association SOS Amitié Paris Ile-de-France doit aussi prendre en charge.

La Rédaction