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Sidaction 2015Lancé vendredi dernier, la 21e édition du Sidaction aura vu à l’ occasion de cette manifestation soutenue par les grandes chaînes de télévision et de radios ces promesses de dons en baisse par rapport à 2014 qui avait récolté 5 M€. Après trois jours de collecte qui c’est terminé dimanche soir, cette collecte n’aura rassemblé que 4,25 M€ de promesses de dons, les Français qui ont néanmoins jusqu’au 7 avril sur le site ou par téléphone au 110 pour faire progresser cet acte solidarité pour la recherche.
 
Une déception pour ces organisateurs et notamment son président Pierre Bergé et Line Renaud la vice-présidente a annoncé l'association dans un communiqué. Une baisse qui ne cesse de poursuivre depuis 2013. L’organisation Sidaction qui précise qu'elle redistribue les fonds collectés à 50 % pour la recherche et à 50 % pour la prévention et l'aide aux malades en France et à l'international.  
 
Une manifestation dont le slogan de la campagne choisit en 2015 avait « le sida pour en finir, il faut continuer », a été pris au sens propre du terme par toutes celles et ceux qui se sont engagés à nos côtés", poursuit le texte.
 
Les Français qui ont pour certains le sentiment que cette maladie n’est aujourd’hui plus aussi dangereuses et que des médicaments voir parfois des vaccins ont été trouvés. La réalité elle et bien différentes, mais si il vrai que des espoirs sont actuellement a l’étude, mais que la recherche doit-elle poursuivit et une nécessité absolue !
 
Les jeunes seraient les moins bien protégés !
« Nous sommes loin d'en avoir fini » affirmé Pierre BERGE et Line RENAUD, vendredi dernier « Continuons à nous battre et refusons la banalisation. 35 millions de personnes porteuses d'un virus mortel pour lequel il n'existe aucune guérison possible, ce n'est pas banal » expliquent-ils alors qu'un sondage IFOP réalisé entre le 11 au 16 mars dernier auprès de 993 personnes âgées de 15 à 24 ans par internet.
 
Malgré un niveau d'information relativement élevé chez les jeunes, des idées fausses persistent. Un effort d'information doit être fait auprès de cette génération, qui a commencé sa vie sexuelle alors que les traitements contre le VIH existaient.
 
Un sondage qui vient confirmer que chez les jeunes les rapports sexuels protégés ne sont pas la norme. Cette enquête réalisée par l'IFOP auprès des 15-24 ans montre pourtant que le préservatif est clairement Affiche Sidaction 2015identifié comme le moyen principal pour empêcher la transmission du virus. Malgré tout une bonne part de ces jeunes avouent ne pas utiliser de préservatif même en cas de partenaires irréguliers.
 
Ainsi, parmi ceux qui indiquent avoir des partenaires irréguliers (5 % du total des personnes interrogées) 53 % répondent n'avoir pas utilisé de préservatif lors du dernier rapport sexuel avec un "partenaire non régulier". Parmi tous ceux qui déclarent avoir eu au moins un rapport sexuel ces 12 derniers mois (avec des partenaires réguliers ou irréguliers), 42 % indiquent n'avoir pas utilisé de capote la dernière fois.
 
Parmi ce même groupe (de personnes sexuellement actives lors des 12 derniers mois), 48 % indiquent n'avoir jamais effectué de test de dépistage VIH/sida. Parallèlement le sondage relève un bon niveau de connaissance général des jeunes sur le sida, même si certaines idées fausses perdurent.
 
Les fausses croyances persistent
 
Cependant, l’étude met en évidence une persistance de fausses croyances à la fois sur la transmission du virus et sur les modes de prévention : ils sont ainsi 15 % à penser que le sida peut être transmis en embrassant une autre personne, 13 % en s’asseyant sur un siège de toilettes publiques, 5 % en serrant la main d’une autre personne.
 
De même, ils sont 11 % à penser que la prise d’une pilule contraceptive est efficace pour éviter la transmission du virus. 
 
Enfin, ils sont 23 % à penser qu’il existe des médicaments qui permettent de guérir du sida et encore un jeune sur dix suppose que l’on peut détecter la contamination d’une personne par le virus du sida en l’observant attentivement.
 
Ces derniers résultats confirment une certaine méconnaissance : il est donc nécessaire de maintenir l’information des jeunes sur l’épidémie du sida, les traitements et les risques. Chaque année en France, parmi les nouvelles découvertes de séropositivité, 12 % concernent les 15-24 ans. Sidaction intensifiera ses actions en matière de campagnes d’information et de sensibilisation en direction des 15-24 ans.
Stéphane LAGOUTIÉRE