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Ouverture de la deuxieme édition du salon du secteur protégé et adapté de Paris et-Ile-de-FranceLa deuxième édition du salon "Osez nos compétences", consacré au secteur protégé et adapté employant des personnes handicapées, s'est ouverte mardi matin au cent quatre, dans le XIXe arrondissement de Paris. Pendant deux jours, une douzaine de stands présenteront une palette des activités couvertes par le secteur, de l'artisanat à l'informatique, en passant par l'entretien.L'occasion de mieux comprendre et découvrir un secteur en pleine expansion et ceux jusqu'à demain 28 novembre.

Une inauguration en présence en présence de Marie-Arlette Carlotti, Ministre Déléguée en charge des personnes handicapées et de la lutte contre l'exclusion et de Véronique Dubarry, Adjointe au Maire de Paris en charge des personnes handicapées, de Laure Lechatellier, Vice-Présidente du Conseil Régional Ile-de-France, chargée de l'action sociale, des formations sanitaires et sociales, de la santé et du handicap.

Un secteur qui depuis la loi du 11 février 2005 qui a adapté l'obligation pour les entreprises de plus de 20 salariés d'employer au moins 6 % de travailleurs handicapés, les entreprises peuvent atteindre leur obligation en sous-traitant à ces ESAT. Aujourd'hui, 1.345 ESAT emploient 155.000 salariés en France, pour un chiffre d'affaires global d'un milliard d'euros.

"Un secteur économique à part entière"

"L'idée est de montrer que c'est un secteur économique à part entière, un bon secteur, dans lequel il est valorisant de travailler et auquel il est intéressant de faire appel", explique Véronique Dubarry, adjointe au maire de Paris chargée du Handicap. "Cette année, la Ville a ainsi contracté pour un million d'euros de services et d'achats avec ces entreprises", souligne-t-elle.

"Il faut sortir de l'iconographie de la chaise roulante qui règne en France", enchérit Emmanuel Chansou, directeur du groupement national des ESAT (GESAT). C'est pourquoi le salon, libre d'entrées, est destiné aux professionnels, mais aussi aux particuliers, "qui peuvent servir de prescripteurs au sein de leurs propres entreprises, en ayant un regard plus averti sur le secteur".

Sur son stand, l'ESAT Élisa Sénart (Seine-et-Marne) présente son activité de réparation de deux-roues. Dans l'Essonne, le Val-de-Marne et une partie de la Seine-et-Marne, le groupe La Poste a confié la réparation de ses 2.000 vélos et 300 scooters aux 22 travailleurs handicapés de la structure. A l'ESAT de l'Élan, à Paris, on vend des services de bureautique et d'informatique.

"Les malades psychiatriques ont besoin du secteur"

Dans ces deux structures, les employés sont des personnes souffrant de maladies psychiatriques. "Les choses ont mieux progressé ces dernières années dans le secteur 'ordinaire' pour les handicapés moteur, notamment parce que les adaptations à mettre en place sont plus faciles à appréhender concrètement", expliquent les organisateurs du salon. "Les maladies psychiques, elles, sont plus difficiles à appréhender au quotidien, parce qu'elles impliquent une grosse variabilité, et se heurtent encore à beaucoup de préjugés. Ces personnes ont donc besoin du secteur adapté pour s'intégrer par le travail".

Le chemin à parcourir reste encore long, comme l'ont rappelé la semaine dernière les associations lors de la 16e édition de la Semaine pour l'emploi des personnes handicapées. En trois ans, le nombre de demandeurs d'emploi handicapés a augmenté de 30 %, a signalé l'association ADAPT. Et 8,3 % des entreprises n'ont satisfait aucune de leurs obligations en matière de handicap, qu'il s'agisse d'emploi ou de sous-traitance (selon l'Association de gestion du fonds pour l'intégration professionnelle des handicapés, Agefiph).

Le salon a jusqu'à demain 28 novembre, pour continuer à sensibiliser les entreprises quant à leurs responsabilités sociales et faciliter la rencontre entre les donneurs d'ordres et les fournisseurs. Et en 2013, ont déjà annoncé les organisateurs, il fera des émules dans plusieurs villes de province.

Stéphane LAGOUTIERE

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