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Signature de_la_Convention_FEDEEHÀ l’occasion de la journée internationale de la Solidarité Humaine qui aura lieu le 20 décembre prochain, la Fondation Harmonie Solidarités a signé à la mairie du 3e arrondissement de Paris une convention de partenariat avec la Fédération étudiante pour une dynamique études et emploi avec un handicap. L’objectif est e favoriser l’insertion professionnelle des déficients sensoriels. Avec un chômage qui explose pour atteindre les 23 %, les personnes handicapées rencontrent des difficultés pour trouver un emploi.

Et plus particulièrement, les déficients sensoriels. Pour favoriser l’employabilité de ces derniers, la Fédération étudiante pour une dynamique études et emploi avec un handicap (Fedeeh) a signé à la mairie du 3e arrondissement de Paris, une convention de partenariat avec la Fondation Harmonie Solidarités.

« La volonté de ce partenariat est d’offrir les mêmes chances aux malentendants et aux malvoyants. On est présent au côté de la Fedeeh pour accompagner ces jeunes handicapés et nous intervenons à plusieurs niveaux : l’achat de matériel, primes pour l’étudiant ou pour une unité de recherche », explique le directeur de la Fondation Harmonie Solidarité, Jean-Jacques DUBOIS. Avec cinq millions de malentendants et trois millions de malvoyants, Harmonie Solidarités espère améliorer l’insertion professionnelle des déficients sensoriels.

Des patrons d’entreprises qui n’ont plus d’excuse pour embaucher des personnes souffrant d’une déficience sensorielle

Le groupe de mutuelle de santé qui ne serait pas indifférent sur ce problème. Elle se mobilise à l’international, sur nos territoires et au niveau régional pour soutenir des actions en faveur des personnes atteintes d’une déficience sensorielle. Un vrai coup de pouce pour la Fédération étudiante pour une dynamique d'études et emploi avec un handicap. Maintenant, reste à elle de sensibiliser les entreprises pour employer ces derniers.

Mais selon un baromètre Ipsos, les employeurs sont réticents à embaucher des personnes malentendantes ou malvoyantes. Mais elles mettent en avant l’argument de la formation. Trop souvent brocardisée par les patrons d’entreprises, la Fedeeh a encore du travail sur la planche pour séduire ces sociétés. Que peut-on alors faire pour améliorer cette situation ?

« Il faut créer des rencontres directes entre les employeurs et les jeunes diplômés en situation de handicap. Cela permet de briser les barrières et les préjugés. Il faut également travailler en amont. Cela commence dès le collège. Aujourd’hui, il y a un fossé entre le lycée et l’enseignement supérieur et trop peu de lycéens franchissent le cap du supérieur. À la Fedeeh, nous avons un tutorat pour préparer ces jeunes aux exigences de l’université. Enfin, il faut aussi se pencher sur la question de l’accessibilité du poste de travail. Si la personne malvoyante n’a pas le logiciel adéquat, cela la freine dans ses missions », rappelle le président de la Fédération étudiante pour une dynamique d'étude et emploi avec un handicap (Fedeeh), Adrien LEMERCIER.

Des dirigeants d’entreprises qui n’ont désormais plus d’excuse pour embaucher des personnes souffrant d’une déficience sensorielle. Reste à savoir maintenant si elles suivront…

Des rêves de solidarité qui « peuvent changer la face du monde »

L'idée de solidarité humaine à l'échelle mondiale peut changer le monde, a déclaré Lech WALESA, cofondateur du mouvement ouvrier Solidarnosc et lauréat du prix Nobel de la paix en 1983. L'ancien Président de la république polonaise inaugurait alors la cérémonie de lancement de la première Journée internationale de la solidarité humaine, qui sera célébrée chaque année le 20 décembre.

Une Journée, proclamée par l'Assemblée générale des Nations unies en 2005, a pour but de souligner l'importance de la solidarité pour faire progresser l'ordre du jour des Nations Unies en matière de développement, en particulier, la lutte contre la pauvreté. La Déclaration du Millénaire, adoptée par les chefs d'État et de gouvernement en 2000, définit d'ailleurs la solidarité comme l'une des valeurs fondamentales essentielles aux relations internationales du XXIe siècle. Mais dont ont constate chaque le manque de respect de nos dirigeants politiques.

« La solidarité, ce n'est pas que la compassion. Elle est un sentiment d'unité et de responsabilité commune », avait alors souligné Lech WALESA. « Nous devons en faire la base de l'ordre mondial contemporain. Elle doit réunir la communauté internationale pour l'amener à réaliser sa supériorité sur les intérêts nationaux, en appelant à s'opposer à la vision de conflit et à y répondre par une vision de principes basée sur cette valeur ». Des rêves de solidarité qui « peuvent changer la face du monde, mais ils doivent être accompagnés d'actions », avait-il poursuivi.

Romain BEAUVAIS

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