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Une chambre d’hôpital a Toulouse au CHU de Purpan

A la veille de la présentation du projet de loi de la Sécurité sociale en conseil des ministres ce 28 septembre, certaines mesures sont déjà connues afin de réduire le déficit qui atteint 3.6Mds €. Parmi celles-ci de l’augmentation du forfait hospitalier. Une solution dont le CISS et les associations de santé dénoncent « un choix loin d'être solidaires » au travers d’une augmentation des mutuelles, « dont les tarifs ne dépendent pas des ressources (…) contrairement aux cotisations à la Sécurité sociale, proportionnelles aux revenus de chacun ». Une solution, que celles-ci considèrent comme une « punition pour les malades ».

2 € qui pèseront sur les plus pauvres…
Inchangé depuis 2010, le forfait hospitalier augmente de deux euros par jour pour passer à 20 € et 15 € pour les séjours en psychiatrie. Une mesure qui pèsera donc proportionnellement davantage sur les revenus modestes, car tous de ne disposant pas de complémentaires. « Parmi les premiers concernés (jeunes, retraité-e-s, chômeurs, travailleurs indépendants…) au risque de voir face a l’augmentation de celle-ci de l’abandonner dans certains cas » selon le CISS.

Une mesure prise sans concertation…
Les associations de santé, comme le CISS, mais aussi certaines complémentaires regrettent profondément le manque de négociation et notamment les représentants des usagers et qui à court terme risque de remettre en cause « la solidarité en matière de financement des soins » souligne le CISS. Un gouvernement qui comme dans la loi travail et dans d’autres sujets depuis son arrivée aura choisi la manière forte, présentée comme une orientation irrévocable

Des promesses du candidat MACRON, comme lors de son intervention des débats autour de la Sécurité sociale, du refus unanime de la remise en cause du financement du « petit risque », mais qu’en reste-t-il ? Rien, ou si peu. Des promesses que le gouvernent semble vouloir totalement oublier selon le CISS qui s’était pourtant engagé dans la lutte contre les inégalités d’accès aux soins.

France Assos Santé qui dans son communiqué dénonce avec d’autant plus de force cette mesure « qu’en matière de reste à charge liée aux hospitalisations, elle vient s’ajouter au prix déjà élevé des chambres particulières, toujours plus systématiquement facturé ».

« Zéro reste à charge » difficile à tenir…
Les associations qui estime que cette mesure augure mal l’application future de celle du « Zéro reste à charge », sur la dentaire, l’optique et l’audioprothèse à la fin du quinquennat. Un objectif présenté lors dans la campagne présidentielle comme un dispositif technique et faussement indolore, l’augmentation du forfait hospitalier augure bien mal cet engagement pris par le Président Macron.

Le CISS qui s’interroge sur le fait s’il s’agit d’organiser le transfert de charges vers les complémentaires santé, « alors préparons-nous au pire, car les prix des complémentaires atteindront bientôt les limites supportables pour les usagers de santé que nous sommes ». Des associations qui rappellent que cette politique conduit de nombreux malades chaque année « à renoncer à se faire soigner. Est-ce vraiment cela, « l’équité des soins » prônée par le gouvernement ? »

Certes l’hôpital à besoins de financement tant pour son personnel souvent en sous-effectif, mais aussi pour l’entretient de ces bâtiments, mais la réponse de ces besoins et de son financement pour les associations ne peut trouver sa réponse « les cotisations solidaires de l’ensemble de nos concitoyens et pas par l’augmentation des tarifs des complémentaires santé, ni par le désengagement de l’État dans la prise en charge de nos soins » souligne le communique.

Stéphane LAGOUTIÉRE

Sources : CISS

 

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