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Entrée principal du CHU de Rangueil a Toulouse photo archive google 2016Alors que le sénat vient de voté sa nouvelle version de la loi travail, que les syndicats eux ne cessent de manifester encore hier pour la onzième fois leur hostilité a celle-ci. Plus quinze jours après le suicide le 13 juin d’un infirmier au CHU de Rangueil de Toulouse, alors que quatre enquêtes judiciaires et administratives son toujours en cours, le CHSCT vient d’annoncé celle-ci comme un accident du travail. Un geste qui ne semble satisfaire les syndicats et notamment la CGT que partiellement ! Un drame du suicide au travail qui peut aussi concernée les travailleurs handicapées...

Un drame a l’image d’une pression permanente...
Un geste qui n’est pas une première dans le milieu hospitalier comme le 24 avril 2016 avec le suicide d’un agent hospitalier a l’hôpital de Gonesse retrouvé pendu sur son lieu de travail ou celui par défenestration du cardiologue de l’hôpital Pompidou à Paris le Pr MEGNIEN, en décembre 2015. Un drame qui ne date pas d’hier puisqu’en janvier 2012 le CHRU de Lille avait connu une série de quatre suicides en 15 jours. Une souffrance au travail dont les cas ne cesse de multiplier et/ou la France accuse un retard incontestable quant à l’étude de la souffrance au travail des professionnels de santé auquel ils seraient enfin nécessaires de répondre.

Ce nouveau suicide concerne un homme âgé de 55 qui occupait ce poste depuis plus trente ans, un infirmier qui était depuis cinq ans dans le service d’hypertension artérielle thérapeutique, après avoir exercer pendant plus de dix ans dans en chirurgie cardiovasculaire. La direction générale du CHU qui avait après reçu le jour même la famille a par ailleurs été reçue dès lundi après-midi par des responsables de l’institution, avait indiqué s’associer à « l’immense tristesse de la famille et lui présente ses condoléances ».

Des syndicats à moitié satisfaits
Après une première manifestation organisée le 20 juin dernier intitulé « Mobilisons-nous contre les vrais casseurs de l’hôpital », les syndicats ont appelé à nouveau rassemblement aujourd’hui 29 juin devant l’Hôtel Dieu alors que se déroulera lors tenue d’un nouveau conseil de surveillance qui devrait selon les syndicats une restructuration qualifiée de « cure d’austérité » dont le moratoire avait été refusé par la direction.

Dans un communiqué la CGT qui précise qu’il n’est pas encore possible d’établir un lien entre la situation des conditions de travail et le geste de l’infirmier, celle-ci évoque ne pas cherché « des responsables ou des boucs émissaires », explique Julien TERRIE de la CGT, « mais à remettre à plat le contexte dans lequel on fait les restructurations, comment on les fait pour toute la gestion du personnel dans ces cas-là ».

Un avis que ne semble tous partagé selon une responsable syndicale, « cet infirmier ne supportait plus les conditions dans lesquelles il travaillait, conditions qui s'étaient dégradées à la suite d'une restructuration professionnelle. Le vendredi qui a précédé sa mort, il avait été reçu par sa cadre pour exprimer ses difficultés ».

Des enquêtes toujours en cours instructions
Un geste qui a conduit a l’ouverture de quatre enquêtes celle administrative menée par la direction du CHU dont les résultats sont attendus pour la fin juillet. Deux autres sont actuellement en cours celles des services de police et celles réalisées par l’inspection du travail. À noter que l’enquête du CHSCT (Comité d’Hygiène Sécurité et Conditions de Travail) conduit au motif d’un danger grave et imminent, a elle été confiée à un cabinet indépendant et pour lequel les résultats devraient être publié en septembre.

Un suicide qui dans un établissement hospitalier « n’est pas un geste anodin », souligne Julien TERRIE, délégué CGT et secrétaire du CHSCT central du CHU. La direction du CHU de Toulouse confirme qu’elle reconnaît le suicide comme un accident de travail appliquant pour le principe de la « présomption d’imputabilité », sachant que ce décès étant intervenu sur le lieu d’exercice professionnel et pendant les heures de service.

Précisant qu’elle conduit par ailleurs une enquête interne pour « faire toute la transparence sur l’environnement de travail de ce professionnel ». Affirmant que les résultats de l’enquête administrative seront rendus publics « si la famille y est favorable ». Les obsèques de cet infirmier seront célébrées cette semaine. Pendant cette période de deuil, la direction du CHU de Toulouse a indiqué ne pas souhaiter commenter davantage les circonstances de ce décès.

Des travailleurs handicapés loin d’être épargnés !
Alors que la fonction publique hospitalière détient le meilleur taux d’embauche des travailleurs handicapés, celle-ci peut aussi concerner un travailleur handicapé qui par nature est pour certains plus fragile. Malgré la présence d’un fort tabou, cette situation a déjà des antécédents dans des entreprises privées comme en juin 2015 ou un salarié atteint de la maladie de Parkinson a tenté de se suicider dans son entreprise des Yveline las de se sentir exclu. Il ne supportait plus notamment que la place de parking qui lui était réservée soit investie par d'autres.

Force d’écouter certains témoignages comme ceux deux internautes qui ont souhaité le faire de façon anonyme sur les pressions qu'ils ont subies au travail, ou que leur direction les obligeait à faire subir. Plus de respect en entreprise « Malheureusement les méthodes de management inhumaines importées de Chine ou autres, il y en a de plus en plus dans toute les entreprises. Avec le temps tout se dégrade, et tous les seniors avec qui j'ai bossé me disaient la même chose, que cela soit en France ou en Angleterre. Un de mes proches travaille en banque et me conforte dans cette idée : même sur les travailleurs handicapés la pression est grande...il n'y a plus d'éthique, de respect de la personne! »
Une rentabilité à tout prix nous confie le second qui nous explique avoir 25 ans dans une grande banque française et j'en suis parti sans regret. « La pression sur les salariés est hallucinante, intolérable, insupportable. Il faut vendre à tout prix et peu importe la façon. Ils font souscrire des produits sans la signature des clients. Cela m'est arrivé récemment en tant que client, je me suis retrouvé avec un contrat que je n'avais jamais demandé. Des suicides, malheureusement, il y en a souvent, et dans toutes les banques »

Stéphane LAGOUTIERE

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