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Message d'alerte

Albert GANAFARA locataire logement situe a MaxevilleAu lendemain de sa condamnation par la Cour européenne de Justice concernant le droit au logement opposable, pour n'avoir pas relogé une famille en difficulté, une décision qui intéressera les près de 60.000 ménages en attente de l'application de leur droit au logement opposable. Parmi eux de nombreuses personnes en situation de handicap comme celui d'un locataire handicapé d'un logement social de la banlieue de Nancy (Meurthe-et-Moselle), qui ne se déplace qu'en fauteuil roulant, bloqué chez lui depuis le 20 décembre, au 4e étage, à cause d'une panne d'ascenseur, selon l'AFP.

Voilà le cas concret de ce qui concerne et pas seulement dans les grandes agglomérations les personnes en situation de handicapés. "Cela fait quatre mois que je suis prisonnier chez moi", a déploré Albert GANAFARA, locataire depuis juin 2013 de ce logement situé à Maxéville. Face a lui un ascenseur hors d'état de fonctionnement à la suite d'infiltrations dues aux intempéries, ne peut être réparé, car la panne serait la conséquence de malfaçons, s'est défendu auprès de l'AFP le bailleur social privé, Vilogia, en litige avec le constructeur.

Une situation que le porte-parole du bailleur sociale regrette « Nous sommes désolés que cet ascenseur soit en panne et nous reconnaissons la patience de ce locataire, pour qui nous comprenons bien que cela soit compliqué », a-t-il souligné.

Une situation qu'il affirme aurait put être évité il y a deux ans lors de l'attribution de ce T2 « j'ai déjà trouvé étrange que l'on me mette au dernier étage. J'aurais dû de fait être au rez-de-chaussée, ou au premier. Car une panne d'ascenseur, ça n'est pas rare ».

Une situation invivable...

M. GANAFARA, locataire dans cet immeuble, qui pourtant affirme que depuis plus de quatre mois il n'a eu de cesse d'alerter de nombreuse autorité. « J'ai cru que tout rentrerait dans l'ordre assez vite, jamais je ne m'attendais à ce que cela dure aussi longtemps. Je ne peux plus faire mes courses, je ne peux aller me promener et surtout, je ne peux plus conduire ma fille à l'école et aller la chercher et sortir avec elle le week-end »

Un homme contraint à demander l'aide d'une association pour accompagner a l'école sa fille âgée de cinq ans. Mais également famille et amis pour d'autres activités de la vie courante. Une situation qui devient aujourd'hui difficile un peu plus chaque jour pour cet homme âgé de 52 ans et qui contracté la polio dans sa jeunesse.

Un logement vacant au rez-de-chaussée du même immeuble aurait par ailleurs pu régler rapidement le problème, mais, comble de malchance, l'ancien locataire en a conservé les clés. « Or, la loi nous oblige à uneJean-Christophe Bellotti, 42 ans procédure stricte, avec l'intervention d'un huissier, qui prend du temps », a insisté la porte-parole de Vilogia, qui espère tout de même que cette solution puisse être mise en œuvre « dans les prochaines semaines ».

Des cas loin d'être unique

Il suffit pour cela de se rappeler du cas en mars 2014, de Jean-Christophe BELLOTTI, 42 ans, qui vit avec sa femme et sa fille dans un logement social à Guyancourt ou il ne peut ni en sortir, ni accéder à la salle de bains et aux toilettes, et sa demande de relogement traîne. Un homme qui avait même reçu a l'époque des menaces par mail envoyé depuis une adresse similaire à celles des services de la mairie. « Vous n'aurez jamais ce logement social adapté sur la ville, et ce ne sont pas vos messages qui vont nous faire peur. [...] Notre maire est indétrônable (il est à la tête de la ville depuis 2002 et a obtenu 73% des voix lors des dernières élections) et ne quittera son poste que le jour où il le décidera ».

Le droit au logement opposable...

Pour être éligible au Dalo, une personne mal logée doit être dans une des six situations prévues par la loi: être dépourvue de logement (SDF, hébergée chez un tiers...); être menacée d'expulsion sans possibilité de relogement; vivre dans des locaux impropres à l'habitation, insalubres ou dangereux; vivre dans un local suroccupé ou non décent en étant handicapée ou en vivant dans ces conditions avec au moins un enfant ou avec une personne handicapée; ou demandeuse d'un logement social depuis un délai "anormalement long".

La Rédaction

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