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Un chez soi d abord Une nouvelle reponse a la prise en charge des personnes sans abri souffrant de troubles psychiquesÉvalué depuis 4 ans dans quatre agglomérations (Lille, Marseille, Toulouse et Paris), celui-ci serait censé de proposé aux personnes en situation de grande précarité et présentant des troubles psychiques sévères, une orientation vers un logement ordinaire en leur assurant un accompagnement soutenu par une équipe médico-sociale pluridisciplinaire. Un dispositif dont Marisol TOURAINE, ministre des Affaires sociales et de la Santé ainsi que Emmanuelle COSSE, ministre du Logement et de l’Habitat durable, et Ségolène NEUVILLE, secrétaire d’État chargée des Personnes handicapées ont annoncé la publication le 3 janvier du décret généralisant le dispositif.

Sans domicile fixe et troubles psychiques...
Un décret dont les ministres annonce qu’il sera censé permettre d’apporter une réponse supplémentaire à la question persistante des publics sans-abri dont près de 30 % souffrirait de troubles psychiques. Un pari du « Un chez-soi d’abord » dont l’objectif est celle d’un logement stable, sans passer obligatoirement par un centre d’hébergement temporaire. Un logement qui pour les ministres doit être un « droit fondamental, et servir de tremplin pour faciliter les soins et l’inclusion sociale ».

Si personne et encore moins des associations comme l'UNAFAM ne conteste que ceux-ci peuvent permettre une baisse significative du nombre de symptômes ou favoriser une « réduction de moitié des durées d’hospitalisation pour les personnes logées et accompagnées comparées au groupe témoin » mais surtout de permettre une meilleure inclusion sociale et plus grande autonomie des personnes. Celle-ci demeure loin de régler le droit d’accès fondamental au logement qu’annoncent les ministres.

Une publication dont se réjouissent tout de même les ministres, qui annonce dans un communiqué commun que cette généralisation un investissement de 6 M€. Des agences régionales de santé qui « lanceront des appels à projets dans les mois à venir pour déployer le programme sur l’ensemble du territoire national : 16 nouveaux sites seront ainsi intégrés au cours des prochaines années pour atteindre un objectif de 2 000 places ouvertes à des personnes en situation de grande précarité » souligne Emmanuelle COSSE.

Un logement, mais toujours sans accessibilité...
Cette situation reste très inégale, car force est de constater que si le logement est effectivement un droit fondamental, comme l’accès a l’eau ou a l’électricité, il n'en demeure pas moins loin d’être réalité dans son application, simplement comme celui de l’accessibilité des logements. Des logements accessibles qui représentent que 2 % des logements sociaux. Une situation dont sont responsables des sociétés comme Promologis à Toulouse ne respecte pas les règles fixées par les décrets en applications et qui sont loin d’être suffisamment contraignant.

Stéphane LAGOUTIERE

Source : UNAFAM

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