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Un chercheur effectuant des essais cliniques sur un médicamentsSelon une étude publiée jeudi dans le British Medical Journal, la moitié des essais cliniques réalisés dans l’UE n’ont pas satisfait à l’obligation de rapporter leurs résultats. Les universités sont particulièrement peu performantes, avec seulement 11% des essais cliniques déclarés en moyenne. Une nouvelle inquiétante alors que la rentrée universitaire aura le 00 septembre prochain, mais aussi pour la recherche scientifique.

Culture d'adipocytes au laboratoire du département "Métabolisme et obésité" de l'unité 858, CHU Rangueil, ToulouseUne équipe toulousaine vient de montrer le rôle d'une hormone dans la fonte musculaire liée à l'âge. Ces travaux illustrent l'ambition de Toulouse à devenir le plus grand centre de recherche sur le « vieillissement en bonne santé ». Comment limiter la diminution liée à l’âge des capacités musculaires (ou sarcopénie), une des causes majeures de perte d’autonomie des séniors ? Ces a ces questions que des chercheurs de l’Inserm, de l’Université Toulouse III – Paul Sabatier et du Gérontopôle du CHU de Toulouse pourraient avoir trouvé, au sein même des muscles, un allié de taille dans la lutte contre cette maladie : l’apeline. Cette hormone, dont la production diminue avec l’âge, est sécrétée lors de l’exercice physique et permet une amélioration de la capacité musculaire.

En vacances ou au repos le cerveau reste actif Francis EUSTACHE nous décrypte ce phénomène (illustration)Savez-vous ce qu'est le réseau du mode par défaut à l'état de repos ? Francis EUSTACHE, Président du conseil scientifique de l'Observatoire B2V des mémoires et Directeur d'Études à l'École Pratique des Hautes Études (EPHE) décrypte le phénomène du réseau du mode par défaut à l'état de repos. Ce phénomène a été décrit assez récemment, fin années 1990 début 2000. Il s'agit d'un processus neurophysiologique mis en évidence grâce à l'imagerie cérébrale, dans un premier temps avec la Tomographie par Émission de Positons (TEP) puis avec l'Imagerie par Résonance Magnétique fonctionnelle (IRMf) au repos.

Exemple d'animations du modèle de langue de la tête parlante articulatoire du GIPSAUne équipe de chercheurs du laboratoire GIPSA-lab (CNRS/Université Grenoble Alpes/Grenoble INP) et d’Inria Grenoble Rhône Alpes ont annoncé avoir mis au point un système permettant de visualiser, en temps réel, nos propres mouvements de langue. Capturés à l’aide d’une sonde échographique placée sous la mâchoire, ces mouvements sont traités par un algorithme d’apprentissage automatique qui permet de piloter une « tête parlante articulatoire ». Des travaux sont publiés dans la revue Speech Communication d’octobre 2017.

Lancement du programme RESPIRE21 et son équipe entourant la responsable scientifique le Pr. Brigitte FaurouxEntre 30 à 50 % d’enfant atteint de trisomie 21 serait également porteur du syndrome d'apnées obstructives du sommeil (SAOS) contre 2 % à 4 % dans la population pédiatrique générale selon une étude de 2015(1). Pour lutter contre cette situation et favorisée le dépistage, la Fondation Jérôme LEJEUNE et son Directeur Grégoire FRANÇOIS-DAINVILLE, en collaboration avec l’Hôpital Necker et le Pr Brigitte FAUROUX responsable scientifique du programme, et la Dr. Isabelle MAREY, de l’Institut ont officiellement présentée, en présence de la Secrétaire d’État Sophie CLUZEL, lancé RESPIRE 21.

Une tentatice de suicide avec des medicamentsAlors que les suicides représenteraient chaque année plus 800 000 morts dans le monde selon l'OMS, en France selon l'Observatoire national du suicide créé en 2013 annonce un chiffre de 11.400 en France Métropolitaine un des taux les plus élevés d'Europe et dans rapport publié en novembre 2014. Des personnes en situation de handicap qui ne serait pas épargné. Une situation que vient de mettre en évidence une récente étude du Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH). Pour lequel les sourds et malentendants sont nettement plus susceptibles d'avoir des idées suicidaires, de faire des tentatives de suicide et de subir des violences y compris sexuelles que les personnes entendantes.

Une etude scientifique suedoise met en avant le desequilibre hormonal chez les meres d enfants autistesLe journal Molecular Psychiatry vient de publier des travaux d'une étude épidémiologique réalisée par l'Institut Karolinska de Stockholm. Celle-ci démontrerait que les enfants nés de mères produisant un excès d'hormones mâles ont un risque considérablement plus élevé de développer des troubles autistiques. Ainsi pour la première fois le lien entre le syndrome de Stein-Leventhal et les troubles du spectre autistique (TSA).

Une étude qui démontre qu'entre 5 et 15% des femmes en âge d'avoir des enfants et atteintes du syndrome de Stein-Leventhal (ou ovaires polykystiques, SOPK), secrètent une quantité anormalement grande d'hormones androgènes, y compris pendant la grossesse. Or en étudiant les dossiers médicaux de tous les enfants de 4 à 17 ans nés en Suède entre 1984 et 2007, les chercheurs ont établi un lien statistique entre cette pathologie et les TSA.

« Nous avons découvert qu'un diagnostic de SOPK chez la mère augmentait de 59% le risque de TSA chez l'enfant », a précisé la psychiatre Kyriaki KOSIDOU du département des Sciences de la santé publique à l'Institut Karolinska. Ajoutant que « Le risque était encore plus important chez les mères atteintes à la fois de SOPK et d'obésité, une affection commune en cas d'excès plus marqué de production d'androgènes ».

Les études doivent être confirmées...

Alors que la prévalence de TSA est quatre fois plus importante chez les garçons que chez les filles, aucune différence notable dans l'exposition aux risques n'a été mise en évidence par cette étude. Les chercheurs soulignent que les « causes sous-jacentes » du lien possible entre le syndrome de Stein-Leventhal et l'autisme « ne sont pas entièrement claires » et que « des études approfondies sont nécessaires ».

Comme le précise l'un des coauteurs de l'étude Renee GARDNER, « Il est trop tôt pour faire des recommandations spécifiques aux cliniciens en termes de soins aux femmes enceintes atteintes de SOPK, même si une sensibilisation au lien (supposé entre SOPK et TSA) pourrait permettre un dépistage plus précoce des TSA » chez les enfants à risque.

L'autisme qui est un trouble envahissant du développement qui se manifeste notamment par des difficultés à établir des interactions sociales et à communiquer. Il apparaît dans la petite enfance et persiste à l'âge adulte.

La Rédaction/ Avec l'AFP