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les-gene-et-les-maladies-mentaleÉtudié depuis quelques années, la réponse pourrait se relever positive si l'on en croit une étude européenne au sein d'une équipe allemande et suisse* dirigée notamment par Anita RAUCH, Gudrun RAPPOLD, Evelin SCHRÖCK, Peter WIEACKER. Ces derniers viennent de publier dans la revue "The Lancet" cette étude qui démontrait que plus de la moitié, des maladies mentales graves d'origine génétique sont causées par des mutations aléatoires, et non héréditaires.

Des chercheurs qui ont pour cette étude ont ainsi retenu le profil ADN de 51 enfants ayant une déficience intellectuelle et à leurs parents de dix centres en Allemagne et en Suisse et d'un groupe témoin. Selon les conclusions aucun élément ne prouvait que les parents fussent porteurs de gènes défectueux responsables de ce handicap. "Le risque moyen d'avoir un autre enfant porteur de la même maladie est habituellement estimé à 8 %, mais si nous savons qu'elle a été causée par une mutation aléatoire, le risque chute fortement", commente Anita RAUCH de l'institut de génétique médicale de Zurich.

Une étude qui aurait pour conséquence directe de redonner espoir à bon nombre de parents d'enfants nés avec un grave retard mental et qui s'inquiètent d'avoir un autre bébé atteint ou encore ceux qui sont nés, dont l'un ou les deux parents sont atteints.

Une étude qui demande à être confirmée

Pour Hans-Hilger ROPERS, directeur de l'Institut de génétique moléculaire à Berlin affirme selon lui que cette étude, à laquelle il n'a pas participé, pourrait être biaisée par le choix des profils retenus pour l'étude. Ainsi, il reproche notamment à celle-ci d'avoir exclu les enfants dont le père et la mère possèdent des liens de sang. Il estime qu'une enquête plus large, incluant des régions du monde où les unions au sein d'une même famille sont plus courantes, pourrait produire des résultats différents.

Il ajoute cependant que « l'étude offre une explication à la stabilité du nombre d'enfants atteints d'un retard mental, à 2% du total des naissances. Si la plupart de ces maladies étaient héréditaires, leur fréquence devrait baisser car les personnes atteintes sont moins susceptibles d'avoir des enfants. Comme il n'existe aucune preuve que ce soit le cas, la diminution du nombre d'anomalies génétiques doit être compensée par de nouvelles mutations », conclut le Dr ROPERS.

La Rédaction

* Liste complètes des chercheurs impliqués dans cette étude: Prof Anita RAUCH, Dagmar WIECZOREK, Élisabeth GRAF, Thomas WIELAND, Sabine ENDELE, Thomas SCHWARZMAYR, Beate ALBRECHT, Deborah BARTHOLDI, Jasmin BEYGO, Nataliya Di DONATO, Andreas DUFKE, Kirsten CREMER, Maja HEMPEL, Denise HORN, Juliane HOYER, Pascal JOSET, Albrecht RÖPKE, Ute MOOG, Angelika RIESS, Christian T THIEL, Andreas TZSCHACH, Antje WIESENER, Eva WOHLLEBER, Christiane ZWEIER, Arif B EKICI, Alexander M ZINK, Andreas RUMP, Christa MEISINGER, Harald GRALLERT, Heinrich Sticht PhD p, Annette SCHENCK PhD q, Hartmut ENGELS PhD m, Prof Gudrun RAPPOLD, Prof Evelin SCHRÖCK, Prof Peter WIEACKER, Prof Olaf RIESS, Prof Thomas MEITINGER, Prof André REIS, Dr Tim M STROM.

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