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Déclaration des maladies professionnellesLe gouvernement doit agir vite pour assurer l’équilibre budgétaire auquel il s’est engagé auprès notamment de ses partenaires européens. Résultat : l’annonce en urgence d’une série de mesures visant à réduire la dépense publique, mesures qui concernent le sanitaire et le social et qui risquent d’ébranler fortement les principes mêmes de notre système de sécurité sociale. Pour l’association des usagers de la santé, le risque qu’il s'agisse des indemnités journalières, ALD ou encore pensions d’invalidité et des rentes accidents du travail ou maladies professionnelles de réduire un peu le droit des usagers et des malades…

Fin des indemnités journalières pour les arrêts de - 8 jours…
Une prise en charge des arrêts de travail qui serait désormais prise en charge par l’employeur en lui faisant porter cette charge la totalité des indemnités journalières. Une faille dans le système de protection sociale jugée lourde de conséquences, dont l’association rappelle qu'elle représente une des « missions de l’assurance-maladie obligatoire ». C’est la porte ouverte à la réduction du droit des salariés aux indemnités journalières parce qu’elles feront l’objet de négociations au sein de chaque entreprise. Si l'on « voudrait détricoter le système de mutualisation solidaire des financements de la Sécurité sociale, en le remplaçant par une mise à contribution plus individualisée au niveau de chaque entreprise, qu’on ne s’y prendrait pas autrement » souligne le communique.

20 millions de malades chroniques concernés…
Alors que le gouvernement tente de calmer le jeu en en expliquant que cette modificative de prise en charge des indemnités journalières ne concernera pas les affections de longue durée puisqu’elle ne porterait que sur les arrêts de moins de 8 jours ! L’association qui rappelle que des milliers de salariés aujourd’hui en A.L.D. ne sont tous en arrêt de longues maladies, mais au contraire bon nombre décident de maintenir une activité professionnelle. Une maladie qui peut pourtant nécessiter un arrêt d’un, deux ou trois jours pour un traitement par exemple. C’est précisément ce qui permet de faciliter la compatibilité entre les exigences d’une vie professionnelle et les contraintes de la vie avec la maladie.

Soit que le médecin prescripteur de l’arrêt de travail ne vise pas le régime de l’A.L.D., soit que la CPAM n’ouvre pas le droit à l’A.L.D. « Stigmatiser » les arrêts courts, c’est donc « stigmatiser avant tout les personnes confrontées à la maladie : NON les arrêts de travail de courte durée ne sont pas que des congés déguisés, des arrêts de confort. Ils permettent le maintien au travail de millions de personnes vivant avec la maladie, pour lesquelles la suspicion induite par une telle communication est difficilement supportable » insiste l’association.

Pension, rentes accident du travail ou maladie, non revalorisée !
Un gouvernement qui s’apprête également a faire le choix semble-t-il de la désindexation de l’inflation des pensions d’invalidité et des rentes accidents du travail ou maladies professionnelles. Objectif, réduire les dépenses, une décision difficile à comprendre alors que le président a fait le choix de faire progresser l’A.A.H. Reste que bon nombre de bénéficiaires notamment des pensions d’invalidité mais rentes accident du travail ou maladies vivent aujourd’hui en dessous du seuil de pauvreté.

Des millions de personnes déjà atteintes dans leur intégrité physique, a qui on s’apprête selon le communiqué à « détruire le ciment social déjà fragilisé de notre République ! ». Les associations représentant les usagers du système de santé, et au premier chef France Assos Santé en tant qu’union de référence en la matière, qui annonce avoir l’intention de prendre part à la concertation annoncée par le gouvernement sur le sujet afin qu’y soit pleinement prise en compte la réalité vécue des personnes malades.

Stéphane LAGOUTIÉRE

Source : France Assos Santé

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