Contenu principal

Message d'alerte

Haut Conseil du financement de la protection sociale. Image illustrant la population françaisePublier par décret le 29 mars dernier et qui devrait dans les prochaines réunir les quarante-cinq membres, syndicats et association comme le CISS ou la FNATH regrettant l'absence totale des représentants issus des associations de personnes accidentées, malades ou handicapées. Une situation qui comme l'affirme la FNATH ne peut être que volontaire au vu de l'importance du poids des affections de longue durée ou celui des accidents du travail et des maladies professionnelles.

Un haut conseil qui selon le ministre Xavier BERTRAND aura pour objectif de dresser un état des lieux du système de financement de la protection sociale, analyser ses caractéristiques et ses changements. De procéder à l'évaluation des évolutions possibles de ce système de financement aussi d'examiner l'efficacité des règles de gouvernance et d'affectation des recettes de l'ensemble du système de protection sociale de manière à assurer son équilibre pérenne.

Mais pour lequel le CISS émet des doutes sur son utilité. Le collectif estimant qu'en lieu et place de la création d'une nouvelle instance supplémentaire qui s'ajoute aux trois existantes que son le Conseil d'orientation des retraites, le haut conseil de la famille et le haut conseil pour l'avenir de l'assurance-maladie, il aurait plus utile de regrouper.

La parole des personnes malades et handicapées devra donc encore attendre et continuera de passer par des corps intermédiaires, c'est-à-dire les partenaires sociaux. Alors que le financement de la protection sociale est de plus en plus basculé sur les ménages n'en témoigne l'instauration récente de la TVA sociale par le gouvernement. Ce dernier refusant obstinément de modifier le dialogue social tel qu'il existe aujourd'hui, pour que la Société civile et notamment les associations de personnes handicapées, malades et accidentées - puisse faire entendre sa voix, à côté et à égalité avec les partenaires sociaux et les assurances complémentaires.

La FNATH qui elle dans son communiqué de demander « que le haut conseil ne soit pas uniquement réservé aux partenaires sociaux et aux financeurs, car les enjeux du financement de la protection sociale concernent l'ensemble de la société civile et, au premier rang, les personnes handicapées, malades et accidentées. À défaut, il s'agit d'un déni de démocratie sociale pour les personnes accidentées, malades et handicapées qui ne sont pas jugées légitimes à y siéger ».

Stéphane LAGOUTIÉRE

Arrêté du 30 mars 2012 portant nomination au Haut Conseil du financement de la protection sociale
Arrêté du 31 mars 2012 portant nomination au Haut Conseil du financement de la protection sociale


Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir