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Une salle d'attente dans un hôpital au service des urgences (Archives 2009 - Animation)Alors que le gouvernement est sur le point de présenter le projet de loi de financement de la sécurité sociale, le CISS voit sa demande adresser au premier ministre le 12 septembre rejeter. Une déception pour l'ensemble des associations du collectif qui estime ne pas comprendre la décision de la gauche, « après dix ans de purge, à peine relevée par les années Bachelot qui avait au moins de la considération pour ce que nous exprimions, nous n'attendions pas que l'on nous claque la porte au nez au lendemain du 6 mai 2012 ». Pour rappel le 21 septembre dernier le collectif s'inquiété déjà du risque de l'absence de représentant des usagers devant le Haut conseil du financement de la protection sociale (HCFPS) suite au décret précisant sa composition.

Des avancées tombes à l'eau !

Construite et commencé en octobre 1998 avec la clôture États généraux de la santé, Lionel Jospin propose de consacrer les droits des malades. La loi Kouchner viendra un peu plus tard, le 4 mars 2002, prévoyant que les associations agréées représentent les usagers du système de santé dans les instances où se prennent les décisions qui les concernent. L'idée consistant comme le rappel le CISS que l'usager puisse comme toutes les autres parties prenantes ces derniers devaient pouvoir participer aux choix collectifs en santé. Mais comme souvent un minimum de moyen reste nécessaire. Les besoins de coordination, de formation et d'animation d'un réseau de représentants des usagers et la défense de ces derniers de passer 2 à 10 M€, représentant au final selon le CISS moins de 0,006 % du budget de l'Assurance maladie. Un financement dont se sont abstenus les gouvernements de droite qui se sont succédé.

Ce refus aujourd'hui prononcé par le gouvernement de Jean-Marc AYRAULT est perçu par les associations ou le collectif comme le CISS comme une trahison selon les dirigeants. « Une décision surprenante après avoir eu de cesse d'entendre les voix de gauche plurielle depuis dix ans pour critiquer un pouvoir de droite incapable de répondre à l'attente des associations si fières de prendre soin des intérêts de nos concitoyens dans le domaine de la santé » précise-t-il.

Force est de constater que juste une question peut se poser qu'est donc devenu le fameux slogan : "le patient doit être au centre de notre système et au cœur de nos politiques".? Aurait-il disparu dans les promesses électorales et avalé par la crise économique ou encore la rigueur budgétaire annoncée? ? Un slogan qui risque de devenir pour le patient comme l'affirme le collectif ne puisse, « à travers ses représentants notamment, exprimer d'opinion, ni ne participer à aucun choix ».

Un choix qui pourrait se relever dangereux pour un gouvernement ou elle doit réunir autour d'elle le maximum d'allié pour bousculer l'immobilisme des forces traditionnelles en jeu, et accompagner les réformes courageuses, mais toujours plus nécessaires de l'organisation et du financement de notre système de santé.

Pour le CISS si le choix d'une telle décision devait se confirmer au cours des discussions du projet de loi du PLFSS et que « la proposition de créer un fond financé la représentation des usagers dans le prochain projet de loi de financement de la sécurité sociale soit définitivement écartée. Ce serait le renoncement de la gauche à ses idéaux d'implication des usagers dans les décisions qui les concernent. De quoi être fière ? »

Stéphane LAGOUTIÉRE

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