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Un medecin inserant la carte vitaleQui se soucie des assurés et des patients ? Tel est la question que posent la FNATH et le CISS qui regroupe plus de 70 associations auquel elle appartient. Des médecins qui après avoir constaté la fermeté des propos de la ministre Marisol TOURAINE, et l’échec de la grève des cabinets médicaux, la transmission des feuilles électronique l’activité médicale de fin d’année 2014 ayant été comparable à celle de fin 2013.

Les syndicats de médecins appellent maintenant à une « guérilla » administrative qui doit faire « plier » le Gouvernement en refusant d’utiliser la carte vitale qui permet la transmission électronique des feuilles de soins.

De son côté, l’Assurance maladie prévient qu’un retour à la transmission “papier” devrait se traduire par un allongement de plusieurs semaines potentiellement de plus de deux mois des délais de remboursements. Cette situation intervient alors que le seuil épidémique de gastro-entérite et de grippe pourrait être atteint dans les jours qui viennent.

La Fnath, association des accidents de la vie, et le CISS dénoncent sans détour les dommages collatéraux qui ne manqueront pas d’apparaître pour les assurés sociaux, en particulier pour les populations déjà précaires, qui seront les premiers touchées par cette “guérilla”. Qu’il s’agisse des personnes handicapées, en affection longue durée, sans mutuelle ou encore les victimes du travail puisque certains syndicats de médecins proposent de renvoyer par la voie postale les formulaires d’accidents du travail.

Elle tient à rappeler à la « médecine libérale » que ce sont les cotisations sociales et les impôts de ces mêmes assurés qui lui permettent d’exister. Cette énième violation des droits élémentaires des assurés « dont le remboursement rapide permet de lever les obstacles financiers dans l’accès aux soins » vient mettre à jour les effets pervers d’un système conventionnel au sein duquel le patient n’est qu’un « maillon faible » sur lequel tous les chantages peuvent s’exercer.

Pour la Fnath, ce n’est pas aux syndicats de médecins qu’il appartient de réformer le système de santé en retardant le remboursement des assurés, mais bien au Gouvernement et au Parlement dans une démocratie digne de ce nom.

Les syndicats de médecins se trompent lourdement en croyant profiter d’une « guérilla » à « bon compte » puisqu’elle ne fera de victimes que dans les rangs des assurés qui ne seront pas remboursés et des personnels des Caisses qui seront surchargés de travail et de réclamations. A l’heure où les personnes malades et handicapées sont les plus frappées par la crise économique et sociale, c’est un bien mauvais signal que d’aggraver encore leur situation.

Le CISS de souligner « Tout ça ! Alors que les Français ont déjà payé en cotisant à l’Assurance maladie. On cotise, puis on paye, puis on rembourse. Franchement, il doit y avoir plus simple. Ça s’appelle le tiers payant. Tout ça alors que les cotisations sociales des médecins sont payées pour une part non négligeable par l’Assurance maladie. C’est à dire par les assurés sociaux. Qui sera heureux d’apprendre qu’en contrepartie on leur refuse le tiers payant, et qu’en plus ils seront remboursés aux calendes grecques ! »

Une grêve qui en rappel d'autres...

La dernière grève d'ampleur de la carte Vitale a déjà été menée en 2001 par certains syndicats de médecins libéraux contre le caractère obligatoire de l'informatisation et de la télétransmission, après sa mise en place en 1998. Depuis, cette grève a été suivie ponctuellement à d'autres reprises, pour peser dans les négociations tarifaires ou pour la revalorisation de la profession, entre autres. D'autres professions ont mené cette grève, comme les sages-femmes récemment. Toutefois, en termes de volume, une grève de la carte Vitale des médecins est beaucoup plus pénalisante pour l'assurance maladie.

Si la concéquence pour la patient sera essentiellent celle d'un retard dans les rémboursement, pour les médecins en refusant la carte Vitale, les médecins s'exposeront à des conséquences financières. Une part de la rémunération sur objectifs de santé publique (ROSP) des médecins dépend, en effet, des transmissions, qui doivent concerner au minimum 66% des actes. Dans les faits, les consultations sont aujourd'hui transmises dans leur quasi totalité.

La Rédaction

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