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Siege de la securite sociale a Paris 26 avenue du Professeur Andre LemierreAprès le CISS, l’Unapei ou l’APF, c’est au tour des mutuelles de l'ADPM, qui tenaient leur 10e Assemblée générale du 28 au 30 septembre dernier à Millau (12). La FDPM (Fédération Diversité Proximité mutualiste) dénonce la politique de santé menée par Marisol Touraine et son administration depuis près de 5 ans. Politique qui se révèle être un véritable carnage en matière de démocratie sanitaire et d'accès aux soins. Une Fédération mutualiste qui souhaite imposer « une vaste réflexion sur la Solidarité et la protection sociale dans notre pays ».

Annonçant quelles feront, le moment venu, des propositions concrètes à tous les prétendants à la présidence de la République et useront de toute leur influence pour que les décisions soient prises en concertation avec l'ensemble des acteurs représentant la santé et la protection sociale.

Non à un « affaiblissement de la Sécurité sociale »
Un PLFSS 2017 que la FDPM qui affirme vouloir « s'opposer à l'affaiblissement programmé de la sécurité sociale », exigeant « que l'assurance maladie soit le seul interlocuteur des praticiens de santé et le garant de la préservation des données de santé des citoyens ». Précisant que le principe du « payeur aveugle » comme garantie de limitation du transfert de charge de l'assurance maladie vers les complémentaires santé ne peut être remise en cause.

La FDPM qui dans son communiqué renouvelle également son opposition « aux réseaux de soins, système incompatible avec l'ADN mutualiste ». Des petites et moyennes mutuelles il vrai ont montré non seulement qu'elles avaient toutes leur place dans le paysage mutualiste, en tant qu'acteurs de proximité et amortisseur social à l'échelle des territoires, mais également qu'elles sont force de proposition et d'action pour s’adapter et répondre à une demande sociale nouvelle.

Un communiqué dans lequel la Fédération rappel que cette situation est le fruit du « jeu trouble et le double discours de la FNMF, porte-voix des seuls intérêts d'une dizaine de grands groupes assurantiels, n'ont fait qu'aggraver cette situation qui aboutit aujourd'hui à donner des primes pour que les médecins reviennent à l'hôpital public , à utiliser les cotisations mutualistes pour solvabiliser les revenus des praticiens et, de facto, déconstruire insidieusement le service public de l'Assurance maladie, mettant gravement à mal le principe d'universalité ».

Une situation qui n’aura fait que s’aggraver par la politique mise en œuvre par les deux précédents gouvernements marqués par une taxation outrancière de la santé, par l'échec de l'ANI, et par la confiscation de la liberté de choix à la population éligible à l'Aide à la Complémentaire Santé (ACS) qui n'ont eu pour effet que d'accroître l'exclusion, les inégalités de santé tout en supprimant les solidarités.

La Rédaction

Sources : FDPM - ADPM

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