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Nepal equipe_handicap_internationalAlors que le Népal, pays situé près de l'Inde et de la Chine vient de connaître un important nouveau séisme le 12 mai dernier, d'une amplitude de 7.4 après celui du 25 avril 2015. Ont comptabilise désormais plus 8000 morts et plus 18 000 blessés, dont certains parfois définitivement handicapées. Une situation exposée lors d'une conférence de presse, par le Dr. Bérangère GOHY, pour Handicap internationale, après deux semaines, dans la capitale. Une situation qui ne s'améliore pas au vu de la multitude des répliques. Si peu de blessé auront nécessité une amputation inférieure ou supérieure des membres, beaucoup de fractures complexe vont nécessité de la rééducation.

Des blessures qui manifestement laisseront des traces sur ces personnes dont certaines ne disparaîtront pas. Par ces blessures, ce sont « en majorité fractures complexes aux jambes, aux bras. Ensuite des blessés médullaires où la communication entre le cerveau et le corps est coupée ce qui entraîne une paralysie totale ou partielle des membres inférieurs. Puis des traumatismes crâniens », rapporte-t-elle, en marge d'une conférence de presse au siège de l'association à Lyon après son sejour de deux semaine dans la capitale à Katmandou.

Majoritairement des adultes...

Il y a eu « relativement peu d'amputations par rapport aux autres tremblements de terre » environ 2% d'amputations et 12% de blessés médullaires, selon des statistiques établies par l'association portant sur ses patients pris en charge dans les tout premiers jours après le premier séisme du 25 avril. Elle n'a pas vraiment d'explication, à part peut-être "que la réponse médicale" apportée en urgence a été de qualité et permis d'éviter le pire.

Si elle affirme que peu d'enfants également semblent avoir été touchés par le séisme, elle précise que ces données doivent être prises avec la plusNepal un homme avec des bequilles grande vigilance. « Est-ce parce que le séisme s'est produit un samedi après-midi et que les enfants jouaient dehors ? Où est-ce qu'ils sont morts ? Est-ce qu'ils ont succombé à des traumatismes crâniens pas pris en charge ? Ceux qu'on voit sont juste ceux qui ont réussi à venir se faire soigner », insiste le Dr. Bérangère GOHY lors de son intervention.

Un manque de reconnaissance de la rééducation

L'association française, déjà présente au Népal avant la catastrophe avec une équipe de 47 Népalais et deux expatriés, notamment pour son combat pour les mines antipersonnel, a doublé ses effectifs depuis le premier séisme. Un travail quel dit avoir réalisé avec quatre hôpitaux partenaires dans la capitale, ainsi que sur des kinésithérapeutes locaux bien formés qui sont au nombre de 600 contrairement a Haïti en 2010 qui n'en comptait qu'un seul.

Si les professionnelles existent, ses derniers, précise la kinésithérapeute « ne sont pas préparés aux traumatismes » spécifique aux tremblements de terre et que « la rééducation n'est pas encore admise dans le pays ». l'ONG dans un communiqué se dit inquiète dans un communiqué du risque de voir les premiers blessés du 25 avril « soit contraint de quitter les hôpitaux pour permettre la prise en charge des nouveaux arrivants ».

Une situation qui risque a terme si la rééducation n'est pas assurée, selon le Bérangère GOHY, il y a des risques de raideur, notamment au niveau du genou », et d'ajouter que « Pour les fractures multiples et les personnes alitées, des complications sont possibles, respiratoires entre autres ».

L'ONG qui depuis le 25 avril, aura pris en charge 650 blessés. Elle table pour l'instant sur un dispositif important sur place pendant quatre à six mois, pour un budget provisoire de 4 M€ qui comprend l'acheminement de centaines de sièges roulants, de béquilles et autres matériels d'aide à la marche.

Retour sous la tente...

Nepal un bilan qui ne cesse de s alourdireA la suite du dernier séisme de magnitude 7,3 dont l'épicentre s'est situé Dhakal à 76 km à l'est de Katmandou, tandis que 17 ont trouvé la mort en Inde, moins de trois semaines après celui du 25 avril,. Des milliers de rescapés, notamment dans la capitale, qui ont passé la nuit dehors, effrayés à la perspective de retourner chez eux après ce nouveau séisme. Une situation qui complique un peu plus la tâche des secouristes qui tentent d'acheminer de l'eau, de la nourriture et des abris dans les villages reculés les plus touchés du pays.

« Il nous faut faire face avec patience et courage », a déclaré le premier ministre Sushil Koirala après une réunion d'urgence du gouvernement mardi. Selon les scientifiques, le séisme de mardi s'inscrit dans une réaction en chaîne déclenchée par la secousse du 25 avril dans le district de Lamjung, à l'ouest de Katmandou.

Ce dernier tremblement de terre a été ressenti jusqu'à New Delhi, à 1.000 km de là, et au Tibet dans la Chine voisine où une personne a trouvé la mort.

La Rédaction

Sources : AFP

 

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