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Ammisty Internationale traite sur le commerce des armesRatifiée par la France, le 2 avril 2014, la France salue les ratifications récentes du traité sur le commerce des armes par l'Argentine, les Bahamas, la Bosnie-Herzégovine, le Portugal, la République tchèque, Sainte-Lucie, le Sénégal et l'Uruguay. Un evenement qui intervient une semaine après la 21e édition de la pyramide de chausse organisé par Handicap internationale le 21 septembre dernier.

Une adhésion qui permet au traité d’atteindre le seuil de 50 ratifications, nécessaire pour l'entrée en vigueur du traité, désormais prévue le 24 décembre 2014. Certains des plus grands exportateurs d'armes au monde ont déjà ratifié le Traité également, le Royaume-Uni ou encore l'Allemagne. Les États-Unis l'ont signé.

Pour le ministre des Affaires étrangères, Laurent FABIUS, il s'agit d'une étape historique. Moins de deux ans après son adoption par les Nations unies, le traité sur le commerce des armes a été signé par 121 États, dont 53 l'ont ratifié. La France qui considère que son entrée en vigueur permettra une meilleure régulation du commerce licite des armes et renforcera la lutte contre les trafics illicites. Sa mise en oeuvre effective dans toutes les régions du monde est essentielle, et en premier lieu dans celles les plus touchées par les trafics d'armes légères et de petit calibre.

« Nous appelons tous les États qui ne l'ont pas encore fait à ratifier ou signer le traité dans les meilleurs délais. Nous saluons à cet égard sa signature récente par la Géorgie, la Namibie et l'Ukraine », conclut Laurent FABIUS dans un communiqué.

Plusieurs milliers de morts chaque année

Au moins 500 000 personnes meurent chaque année, en moyenne, et des millions sont blessées, violées et contraintes de fuir leurs maisons, en raison d'un commerce mondial des armesSignature traite commerce armes par la France classiques hors de contrôle.

Les conflits armés détruisent l'infrastructure sociale et économique, favorisent la corruption et détournent des fonds publics, ce qui prive les pauvres de l'accès aux soins de santé, à l'eau, à la nourriture, au logement et à l'éducation, en entretenant ainsi la pauvreté et causant encore plus de morts.

Un combat commencé il y a vingt ans

Il y a plus de 20 ans, Amnesty International, handicap international et d’autres grandes ONG, a ouvert la voie en faisant campagne en faveur d'un Traité sur le commerce des armes, afin d'empêcher les transferts d'armes à destination de ceux qui les utilisent pour commettre ou faciliter des actes de génocide, des crimes contre l'humanité, des crimes de guerre et d'autres violations graves des droits humains.

Selon Salil Shetty, secrétaire général d'Amnesty International, cela a pris du temps, mais un Traité sur le commerce des armes permettant d'empêcher que les armes n'alimentent des atrocités à travers le monde est sur le point de devenir réalité.

« Les terribles souffrances humaines auxquelles nous assistons actuellement en Irak, au Soudan du Sud, en Syrie et dans d'autres pays soulignent à quel point il est urgent de mettre en oeuvre le TCA. Les dirigeants politiques doivent le faire sans plus attendre, afin de protéger des centaines de millions de personnes dont la vie et les moyens de subsistance sont menacés par la prolifération et l'usage abusif des armes classiques», dénnonce Salil SHETTY.

Depuis son adoption le 2 avril 2013, Amnesty International fait pression à l'échelle mondiale afin qu'il soit ratifié par le plus grand nombre d'États possible. Une fois le Traité en vigueur, Amnesty International demandera des comptes aux États qui ne le respectent pas. L'obligation de rendre des comptes sera renforcée. Dans de nombreux pays, les assemblées élues démocratiquement, les médias et la société civile seront plus à même d'obliger les gouvernements à rendre des comptes concernant les exportations, les importations et les transferts internationaux d'armes classiques, y compris des armes utilisées pour commettre des violations des droits humains.

Vote du traite des armes ONUUn traité loin de résoudre le problème

Mais si le traité sur le commerce des armes marque une étape historique, il ne réglera pas tous les problèmes associés aux armes classiques. Commerce financièrement très rentable il représente en effet un poids important dans le PIB y comprit en France. Pour preuve la vente des deux bateaux de guerre vendue et construite par la France et vendu a la Russie.

Amnesty International qui déclare continuer son combat pour oeuvrer à interdire l'utilisation des armes inhumaines durant les guerres, le recours aux technologies inhumaines comme le sont en encore les mines anti personnelle et toujours fortement utilisé par Isarel par exemple, pour le maintien de l'ordre et dans les prisons, et pour prévenir la prolifération et le mauvais usage des armes légères.

« Ainsi, nous avons récemment dénoncé le mauvais usage persistant des équipements militaires et de sécurité classiques dans le cadre d'un recours excessif et illégal à la force et d'autres violations des droits humains en Irak, au Soudan du Sud, dans la bande de Gaza, au Brésil ou encore en Turquie », conclut Salil SHETTY

La Rédaction

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