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2011.10.11.hommes violence sexuelleSelon une étude publiée par l’American Journal of Preventive Medicine, les hommes handicapés sont quatre fois plus susceptibles d'être agressés sexuellement que les hommes valides. Une première conduite par le Pr Monika Mitra et dont les résultats en sont préoccupants. Problème longtemps méconnu, ou plus exactement passé sous silence et ceux dans de nombreux pays, la maltraitance sexuelle des handicapés concerne autant les femmes que les hommes. Et ceci, quel que soit le handicap, mêm e si le sujet reste encore plus sensible au sein du handicap physique ou mental…

L’étude réalisée par l’équipe du Professeur Monique MITRA, de l’Université du Massachusetts à Boston, conclut que 13,9 % des hommes ayant une incapacité ont déclaré la violence sexuelle pendant leur vie, comparativement à 3,7 % des hommes non handicapés, 26,6 % des femmes handicapées, et 12,4 % des femmes non handicapées. Les hommes handicapés (5,3 %) étaient plus susceptibles de signaler ses dernières années la violence sexuelle que les hommes (1,5 %) et femmes (2,4 %) sans déficience et moins susceptibles que les femmes handicapées (6,3 %).

Des chiffres qui démontrent que les taux de prévalence de la violence sexuelle pour les hommes handicapés ont dépassé ceux des femmes non handicapées au cours des dernières années. À titre de comparaison, les proportions s’établissent à 26,6 % et 12,4 % chez les femmes. Cette étude a également montré que les victimes avaient notamment été abusées par des soignants et des proches. Études établies sur la base d’un questionnaire adressé à 22 000 personnes, valide ou non comportant deux questions.

Le Professeur Monique MITRA L’auteur de l’étude Pr Monika Mitra qui insiste sur le fait que « Cette étude a également élargi la recherche de cette victimisation contre les hommes handicapés au-delà du contexte d'un partenaire intime. Cela est particulièrement pertinent pour les personnes handicapées, puisque les études antérieures ont suggéré qu’elles étaient particulièrement susceptibles de subir des abus de la part des soignants et autres préposés pour les soins personnels, en plus des partenaires intimes », écrit Mme Mitra.

D'autres travaux de moindre ampleur avaient déjà pointé du doigt ce problème. Une étude suisse datant de 1995 avait montré que le risque d'être victimes d'abus sexuel était plus élevé pour les enfants, jeunes gens et jeunes filles mentalement handicapés que pour la population générale. Les chiffres faisaient état d'un nombre de cas 3 à 10 fois plus élevés.

À noter enfin pour exemple de la réalité de cette situation, celle de la récente condamnation par la cours d’assise du Calvados de Cyril Leconte, 33 ans, d'avoir violé deux handicapés mentaux en mai et juin 2009, à Caen. L’accusée en avait déjà fait l’objet d’une condamnation en 2002 et souffre d’important problème psychiatrique.

William STARK
Correspondent Permanent F.H.I à New-York