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Le Fonds Mondial contre le sida (illustration) Le Fonds mondial de lutte contre le sida et les pandémies vient de publier, en amont de la conférence internationale sur le sida qui se tiendra à Melbourne du 20 au 25 juillet, ses derniers résultats sanitaires, qui révèlent une augmentation du traitement des malades à travers ses programmes de prise en charge. AIDES et les autres associations membres de Coalition PLUS réagissent. Un succès pour la France mais également un défi pour l'avenir !

Selon les résponsables « En juillet 2014, ce sont 6,6 millions de malades du sida qui reçoivent un traitement dans les programmes financés par le Fonds mondial » indique le Professeur HakimaHIMMICH, présidente de Coalition PLUS, sur la base du communiqué du Fonds mondial. « Ce sont 500 000 personnes de plus que fin 2013. Nous nous réjouissons de cette augmentation ».

Actuellement selon le communiqué de l'organisation, se sont plus ur ces 6,6 millions de malades soignés à travers les programmes du Fonds mondial dans le monde, près de 900 000 le sont grâce à la France.

En effet, c'est l'Hexagone qui apporte 13% des ressources du Fonds mondial, un engagement auprès des malades du sida qui ne s'est jamais démenti au fil des années et des gouvernements, et qui honore la France. Une politique faut-il ajouté réalisé par tous les gouvernements successif et ceux depuis l'apparition du virus.

« Aujourd'hui, nous savons soigner cette maladie. S'il est vrai que comme moi, de plus en plus de personnes séropositives bénéficient d'un traitement, il ne faut pas oublier que l'année dernière le virus a encore tué plus d'un million et demi de personnes » rappelle Jeanne GAPIYA, présidente de l'ANSS-Burundi et administratrice de Coalition PLUS. « Nous craignons pour la vie des 18 millions de malades qui sont encore en attente de traitement ».

Le Dr BINTOU DEMBELE, directrice d'ARCAD-Mali et administratrice de Coalition PLUS, précise : « Soigner les personnes vivant avec le VIH, c'est non seulement les garder en bonne santé, mais c'est également bloquer la propagation de l'épidémie sur la planète, car une personne sous traitement ne transmet quasiment plus le virus à autrui ».

Bruno SPIRE, chercheur contre le sida à l'INSERM et président de AIDES, qui conclut en affirmant que « L'aide de la France et des autres donateurs du Fonds mondial a permis de réaliser des progrès considérables contre l'épidémie. Et le Président qui avait lui récemment appelé l'Europe à ce que la taxe sur les transactions financières serve en partie à financer la lutte contre le sida(1). Nous, organisations membres de Coalition PLUS présentes en Afrique, en Amérique latine, en Europe - dont en France, demandons au Président de s'engager à ce que cette somme serve bel et bien à soigner davantage de malades, et non pas juste à maintenir le statu quo(2). Des millions de vies en dépendent. »

Lors de l'annonce des résultats pour le premier semestre 2014, le Fonds mondial a également indiqué que les programmes soutenus par ses subventions ont permis de distribuer plus de 410 millions de moustiquaires pour protéger les enfants et les familles contre le paludisme, soit une augmentation de 14 pour cent.

De plus, 11,9 millions de personnes ont reçu un traitement antituberculeux dans le cadre des programmes soutenus par le Fonds mondial. Au premier trimestre 2014, le nombre de personnes traitées contre la tuberculose multirésistante est passé de 110 000 à près de 140 000

La Rédaction

(1) Tribune de François Hollande publiée dans Le Monde : « La taxe sur les transactions financières devra effectivement être mise en place pour 2015. Une part significative de son produit devrait être affectée à l'aide au développement, dans les domaines de la santé et de l'environnement », 25 juin 2014. 

(2) François Hollande : « Je souhaite donc que les pays qui ont souscrit à la taxe sur les transactions financières puissent dégager une part de cette taxe pour affecter les ressources à la lutte contre les fléaux sanitaires - je pense au sida - mais aussi au développement », 11 janvier 2013.


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