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Message d'alerte

Logo de la Journée mondiale du Sida 2012Demain 1er décembre, le monde entier sera réuni autour de ce qui reste la plus importante pandémie de l'histoire du XXe avec 34 millions atteinte du sida dans le Monde. Si il vrai que l'on peut se réjouir d'une réduction de 5,6 % du nombre de décès liés au VIH/SIDA en 2011 et d'une diminution des nouvelles contaminations, le combat contre le sida n'est pas terminé. Malgré une communication et des campagnes de sensibilisations menées de façon très volontariste depuis 15 ans, le risque de contracter le virus est encore bien réel en Paca. Alors, sortez couverts...La journée mondiale est aussi là pour vous le rappeler.

En France elles seraient entre 150 et 180 000 vivent avec le virus avec plus de 6000 nouveaux cas chaque année. Plus que jamais et malgré les premiers espoirs d'un vaccin, le dépistage et le préservatif ne restent le meilleur moyen de lutter contre maladie.

Comme chaque année aussi, les Crips recensent les différentes actions et manifestations menées dans les régions à l'occasion de la journée mondiale de lutte contre le sida. Actuellement, 266 manifestations sont recensées que vous pouvez consulter sur le site.

Un simple geste peut encore sauver des vies

Pour faire un dépistage, rien de compliqué : il suffit de faire une prise de sang dans un laboratoire, un hôpital ou un centre de dépistage anonyme et gratuit. Encore faut-il aller chercher les résultats, car pour beaucoup, la peur de la réponse reste forte et l'on préfère ne pas savoir : un choix dangereux. Mais Antoine Henry, membre de l'association Aides le rappelle : " il existe un test rapide d'orientation diagnostique : après le prélèvement d'une goutte de sang au bout du doigt, quelques minutes suffisent pour avoir le résultat. Sur les 13.000 tests réalisés par l'association depuis neuf mois, 1 % se sont révélés positifs." Un teste d'un coût de 80 € qui devrait être prochainement généralisé comme l'indiqué Marisol Touraine

Lancement d'une nouvelle campagne de Prévention

La ministre des Affaires sociales et de la Santé a annoncé a la veille de ce journée que l'Institut national de prévention et d'éducation pour la Santé (INPES), aller relancé une campagne de sensibilisation pour inciter chacun à se protéger et à se faire dépister.

Un teste VIH dont le résultat et immédiat et anonymes pour lequel une simple goutte de sang suffitLe dispositif déployé à l'occasion du 1er décembre 2012 se décline selon la ministre en deux axes : pour le grand public, l'incitation à l'utilisation du préservatif et au recours au dépistage, et pour les professionnels et les associations, le rappel de l'importance du dépistage. La campagne auprès du grand public sera diffusée du 30 novembre au 21 décembre 2012 à la télévision et du 5 décembre 2012 au 3 janvier 2013 dans les salles de cinéma.

Des traitements difficiles d'accès !

Reste a ne pas oublier non plus ceux qui ne reçoivent toujours pas de traitement, il sont ainsi plus de sept millions de personnes éligibles. Plus que jamais, tous les efforts doivent se déployer selon les trois piliers essentiels que sont la prévention, les traitements et la recherche. La lutte contre le VIH/sida ne requiert pas seulement un effort financier, mais également un engagement en faveur des valeurs d'équité, de justice sociale et de défense des libertés fondamentales

Préjugé et idée reçue toujours très présente

Pour cette 5e enquête sur les discriminations à l'encontre des personnes vivant avec le VIH dévoilé aujourd'hui réalisé par Sida Info Service. Cette nouvelle édition, qui c'est intéresser plus particulièrement à la question de la séropositivité à la famille et aux proches : le dire ou pas, à qui est pourquoi. Une réalisé à partir d'un questionnaire anonyme sur 301 participants, dont 75 % d'homme âgé d'environ 41 ans.

Une enquête qui montre tout de même que 47,2 % des personnes ont le sentiment d'avoir déjà été discriminées en raison de leur séropositivité. Une discrimination qui varie selon les domaines et peut vécut très fortement dans certains cas. Ainsi 72,4 % ont rapporté au moins une situation précise de discrimination. Les attitudes d'auto exclusion sont du même ordre : par crainte d'être discriminées, sept personnes sur dix ont déjà renoncé à quelque chose (travail, loisir, soin, emprunt, etc.) ou à une relation (familiale, amicale, sexuelle, etc.).

Un secret bien gardé, tel de l'intériorisation de la stigmatisation et des discriminations encourage à garder le secret. Parler de sa séropositivité à son entourage est une décision qui résulte de la balance entre les avantages et les inconvénients qui pourraient en découler.

Au final l'impact de la crainte d'être discriminé peut être aussi fort que les discriminations elles-mêmes : elle contribue à l'isolement et à la précarisation des PVVIH et constitue un frein à une bonne prise en charge tant physique que psychique. Cette crainte impose encore trop souvent de se taire ou de renoncer. La stigmatisation et les discriminations des PVVIH nuisent considérablement aux efforts de prévention. S'il n'y a plus aujourd'hui en France d'urgence sanitaire liée au VIH/sida, il reste une urgence sociale et sociétale.

Stéphane LAGOUTIERE

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